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L’Union européenne, largement distancée par l’Asie et l’Amérique, ne concentre que 6,7 % des investissements industriels mondiaux

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Lundi 11 décembre, le cabinet d’étude Trendeo a publié son Baromètre mondial des investissements industriels qui révèle l’ampleur du retard européen pris en la matière et la situation critique du Vieux Continent.

En juin 2023, les investissements mondiaux dans l’industrie ont atteint 1300 Mds$ en année glissante, c’est-à-dire 5 % de plus que pendant la même période un an plus tôt. L’Asie continue de faire la course en tête avec 54 % des sommes engagées, un chiffre stable comparé à celui de la période 2016-2023. Si l’Amérique peut se targuer d’être remontée à 28 % (372 Mds$ dont 309 aux États-Unis) contre 22 % en moyenne pendant la période 2016-2023, le chiffre est probablement artificiellement gonflé par l’afflux d’argent public de l’IRA (Inflation reduction act) voulu par Joe Biden et face auquel l’Union européenne n’a pas été capable de répondre efficacement.

L’Union justement, ne représente que 6,7 % (87 Mds$) du montant mondialement investi dans le secteur secondaire pendant la même période. Constat effrayant : la baisse atteint 38 % en douze mois au niveau de l’UE, 21 % en France et même 71 % en Allemagne. En fait, les entreprises industrielles européennes continuent d’investir, mais n’ont consacré que 35 % de leurs moyens à des projets sur leur propre sol.

Pire, les fameuses industries vertes comme l’hydrogène (90 %) ou l’éolien (80 %) sont celles qui ont majoritairement fait le choix d’effectuer leurs dépenses à l’étranger, suivies de la chimie (78 %) et de l’automobile (64 %).

Face à cette situation, la politique de subventions voulue par le Gouvernement, à l’aide du plan de relance notamment, n’a pas réussi à démontrer son efficacité, seul un choc de compétitivité plus global demeurant le chemin à suivre pour remonter la pente.

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1 commenter

VEDUN 16 décembre 2023 - 2:10

Tiens donc, les français réfractaires de 2005 auraient-ils été bien inspirés de ne pas miser un copec de plus sur cette usine à gaz prise au piège de ses propres règles !

Quand on considère que toute les nappes d’eau d’Occitanie sont durablement polluées aux PFAS et métabolites, qu’en serait-il si cette région avait été industrielle et que resterait-il du pays s’il n’avait pas été désindustrialisé ?

Bien à vous

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