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Réforme du RSA : les socialistes réclament encore plus d’assistanat !

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Dans une note de la fondation Jean-Jaurès, plusieurs membres du Parti socialiste, dont Simon Rumel-Sixdenier et le député Arthur Delaporte critiquent la réforme du RSA envisagée par le gouvernement. Ils soulignent qu’elle coûterait environ 10 milliards d’euros par an pour l’accompagnement des allocataires, un chiffre bien supérieur aux estimations officielles. De plus, ils notent que le montant du RSA ne représente plus que 39 % du SMIC, alors qu’il était de 49 % lors de la création du RMI en 1988. Les socialistes proposent une alternative : un « revenu minimum d’existence », basé sur l’inconditionnalité et l’automaticité, afin de « garantir une réinsertion sociale et professionnelle de qualité pour les allocataires », en somme, une sorte de revenu universel qui serait accordé à partir de 18 ans. Mais quel jeune (ou moins jeune) accepterait de travailler en sachant qu’il peut obtenir quasiment le même salaire qu’un employé payé au SMIC, en remplissant simplement des documents administratifs ?

Le RSA, en place depuis 2008, bénéficie à environ 2 millions de foyers avec un coût annuel de 15 milliards d’euros. Le montant du RSA, de 565€ par mois pour une personne seule, ne cible pas la lutte contre la pauvreté en général (seuil à 1063€ par mois) mais plutôt la très grande pauvreté, touchant 65% des allocataires en dessous du seuil de pauvreté monétaire. Les résultats en terme d’emploi sont décevants, avec seulement 34% des bénéficiaires retrouvant un emploi après sept ans. Les mesures d’accompagnement et de contrôle des obligations des allocataires sont limitées, avec seulement 20% disposant de contrats en cours de validité, souvent dépourvus de clauses liées à la recherche d’emploi. Cette situation soulève des préoccupations quant à l’encouragement de l’assistanat.

Nous avons montré que le RSA ne simplifiait pas le maquis des dizaines d’aides sociales qui caractérise la France, et nous recommandons de fusionner le RSA et l’aide au logement avec un taux d’aide plafonné à 80% du SMIC, le réduisant progressivement à 60% au bout de trois ans. Un « revenu minimum d’existence », comme le propose la fondation Jean-Jaurès, rendra les Français encore plus dépendants de l’aumône publique et les éloignera encore plus du marché du travail. La France sera définitivement un pays d’assistés. Elle l‘est déjà d’ailleurs à bien des égards.

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5 commentaires

claude 18 septembre 2023 - 8:45

J’ai une locataire qui gagnait davantage en restant chez elle avec toutes les aides qu’elle recevait que sa voisine comptable dans une entreprise. Il faut arrêter toute cette liste de subventions de la paresse et les baisser considérablement au terme de 3 mois d’arrêt de travail. Ma locataire recevait 2500€ de prestations diverses en restant chez elle ! Il faudrait mieux augmenter les retraites des pauvres paysans qui se situent pour beaucoup d’eux autour de 800€ alors qu’ils ont souvent travaillé 15 Heures par jours et 365 jours par an pour ceux qui avaient des animaux, ainsi que les prestations aux handicapés, augmenter les prix agricoles pour les paysans puissent vivre décemment, diminuer leurs charges, notamment cette listes de taxes et impôts sur chaque produit, et aussi augmenter les allocations des handicapés ainsi que les loyers qui devraient être indexés sur le coût de la construction

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PhB 18 septembre 2023 - 12:29

Tout à fait d’accord avec Claude
J’aurais aussi quelques exemples du même genre à citer.
Il n’y a même pas besoin de frauder, suffit juste de frapper aux bonnes portes.
C’est insensé que les « paysans » (dans le sens noble du terme) qui nous nourrissent ne puissent plus vivre du fruit de leur travail.
Avant, ils pouvaient espérer tirer les futurs revenus d’une retraite bien méritée en vendant leur exploitation.
A présent ce n’est plus le cas. Le petits se font « bouffer » par des plus gros qui exploitent la terre nourricière de manière insensée.
PhB

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Duhamel 18 septembre 2023 - 4:22

Les socialistes enlèveraient le mot TRAVAIL du dictionnaire s’ils le pouvaient .D’où leur grand nombre d’électeurs dans la fonction publique .
L’assistanat est leur let-motive sans se poser la question du qui gagne l’argent que l’on redistribue .!!!

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maxens 19 septembre 2023 - 11:59

fusionner le rsa et l’aide au logement, je vous trouve très minimaliste…..c’est tout le systeme d’assistanat qu’il faut revoir: le rsa, l’aide au logement, cmu, les tarifs sociaux chez différents opérateurs, les aides à la cantine, à la rentrée scolaire, les aides municipales……Pour qui sait naviguer dans ce maquis sans controle, il est aisé de gagner plus que celui qui bosse pour le smic, voir a temps partiel. Il faut supprimer toutes aides, remplacer par une aide unique, plafonnée en fonction de la composition du foyer, imposable au même titre que tous les revenus (pour que les citoyens aient le sentiment de participer aux efforts de la nation), et contrôler et distribuer par le trésor public. interdiction à toutes les collectivités et entreprises publiques de distribuer leur propre aides sans passer par le service centralisateur….mais on peut toujours rêver

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TEULADE 19 septembre 2023 - 12:22

Il faudrait que l’on m explique pourquoi certains métiers ne trouvent pas de salariés alors qu il y a des RSA et des chômeurs que l on paye à rien foutre et qui a la retraite touche plus que ceux qui ont travaillés toutes leurs vies ? C est la France et oui pays d assisté

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