Institut de Recherches Economiques et Fiscales

Faire un don

Nos ressources proviennent uniquement des dons privés !

anglais
Accueil » Oui au travail en contrepartie du RSA et autres aides sociales !

Oui au travail en contrepartie du RSA et autres aides sociales !

par
885 vues

Le RSA (revenu de solidarité active) concerne 2 millions de foyers, au sein desquels vivent 4 millions de personnes. Il coûte 15 milliards d’euros par an. Le gouvernement veut conditionner son attribution à 15 ou 20 heures d’activité par semaine, tout en offrant un meilleur accompagnement aux allocataires. Pour le moment, il ne s’agit pas vraiment de les contraindre à travailler mais plutôt de leur proposer une aide à l’insertion sociale et professionnelle afin de les habituer, ou les réhabituer, au monde de l’entreprise : formation, apprentissage, rédaction d’un CV, etc. C’est un premier pas mais il est insuffisant. Un rapport de la Cour des comptes publié en 2022 évaluait à plus de 40% le nombre d’allocataires d’une année N (année en cours) encore inactifs et touchant encore le RSA quatre ans plus tard, un chiffre qui ne descend qu’à 34 % à N+ 7 : il est évident que le système ne fonctionne pas bien. L’IREF a montré que la meilleure des incitations – pour l’heure pratiquement inexistantes – à trouver un emploi serait d’organiser une dégressivité rapide du montant des aides perçues, RSA et autres.

Un bon exemple en est la réforme américaine qu’avait lancée l’ancien président démocrate Bill Clinton en 1996, un programme d’aide sociale sous conditions de ressources intitulé le Temporary Aid to Needy Families. Ses points forts étaient le principe de contrepartie en matière d’emploi surtout, et une mise en œuvre décentralisée du dispositif. Il a transformé l’assistance aux pauvres en aide au revenu des travailleurs pauvres. Les résultats ont été rapides et impressionnants : le nombre d’allocataires des aides sociales a diminué de près de moitié. Le taux de pauvreté des femmes seules avec enfant(s) (premières concernées par les aides sociales) a chuté de 37,2 % en 1990 à 30,4 % en 1999 et leur taux d’emploi est passé de 58 à 71,5 % pendant la même période. Cette réforme a inspiré plusieurs pays européens dont le Royaume-Uni («Welfare Reform White Paper-Universal Credit»), les Pays-Bas (« Participation Act »), la Norvège, l’Allemagne (réformes Hartz)…

Il est urgent que la France fasse le tri dans la multitude d’aides sociales qui existent (environ 47), les fusionne en une allocation unique accordée en fonction des besoins, avec un contrôle régulier. En contrepartie (à moduler selon les  situations particulières), un travail devrait être fourni par le bénéficiaire. Le gouvernement pourrait commencer avec le RSA.

Abonnez-vous à la Lettre des libertés !

Vous pouvez aussi aimer

Laissez un commentaire

6 commentaires

Laurent46 21 avril 2023 - 4:27

Vous ne comprenez vraiment toujours rien la grande majorité des RSA sont des gens qui ne veulent pas travailler souvent de père en fils, plus encore de mère en fille. Comme m’a dit un jour l’un d’eux « je ne suis pas né pour travailler » ! mais tous nos abrutis donneurs de leçons et diplômés jusqu’aux ongles ne comprennent plus rien de la vie et de ce qui se passe. Il est aujourd’hui bien trop tard pour remettre tout ce monde là au boulot, encore faut-il qu’il y ait encore assez de boulot en cette République laïque gauchiste et fainéante.
Le problème c’est la République devenue une véritable Ripoublique dans laquelle l’exemple vient de haut. Le balades de Macron et des Ministre c’est loin du travail, les Parlementaires sont partout sauf dans les hémicycles et j’en passe, le public est toujours dans les rues avec une vingtaine d’heures de présence, etc Comment remettre avec tout cela la France au TRAVAIL quand on est dans une RIPOUBLIQUE de fainéants qui ne sait plus rien faire d’autre que des TAXES, CHARGES et CONTRAINTES FINANCIERES pour payer tous ces RENTIERS RIPOUBLICAINS qui sont aujourd’hui avec les retraités de ce monde plus d’1/3 de la population et qu’ils ont détruit toute l’industrie et appauvri tous ce qui relève de la petite entreprise et du commerce et qui continuent à festoyer et à dépenser à volo jusque dans les moindre communes et pire encore les grosses agglomérations et Régions ! C’est là le vrai problème des RETRAITES et de la DETTE l’autre mal de la Ripoublique.
Cela étant regardez un peu le cursus des politiques sur les listes électorales locales c’est à vomir et le national n’est pas mieux et si par hasard l’un ou l’autre venait à montrer son nez les médiaspourris se charge de le détruire et les Ripoublicains applaudissent. Je ne voudrais même pas parler des autre boulles puantes comme les LGBT, Ecolos et autres fainéants de la Ripoublique qui profitent de l’argent public et qui augmentent le nombre de Rentiers permanents de cette Ripoublique honteuse et destructrice.

Répondre
objectif 21 avril 2023 - 4:57

Monsieur, le seul exemple des US n’est pas une démonstration.Conclure en parlant d’autres de réduire d’autres aides est très lacunaire. Ne pas traiter au fond soit identifier le besoin et l’abus de RSA est bien sûr fautif, ce que ne fait pas (entièrement) le rapport que vous citez… Reste aussi l’impact macro socio économique du retrait RSA qui n’est pas exploré et pourrait être dévastateur. Bref… votre billet me semble devoir être pondéré à l’aune de la réalité.

Répondre
Nicolas Lecaussin 21 avril 2023 - 10:07

Je ne parle nulle part d’un retraite mais d’une allocation unique. Qui existe d’ailleurs dans d’autres pays…Le workfare a été appliqué dans de nombreuses démocraties aoccidentakes

Répondre
Roven 21 avril 2023 - 6:13

Un reportage auprès de personnes concernées faisait état des revenus nets réels d’une personne au chômage et d’une personne au SMIC : la personne qui travaillait recevait 35 euros de moins par mois que celle qui ne travaillait pas…
D’un côté des indemnisés, de l’autre des milliers d’emplois à pourvoir : il faut arrêter d’assister les personnes qui refusent le travail !

Répondre
Christine 21 avril 2023 - 11:51

Normalement, le RSA est subordonné à la recherche d’un travail.
Mais comme le personnel est insuffisant à vérifier cette recherche, il est attribué assez systématiquement, sauf dans quelques départements, comme la Vendée par exemple, qui jouent le jeu et essaient de gérer leurs finances aussi rigoureusement que possible

Répondre
maxens 23 avril 2023 - 1:55

Le dernier paragraphe est on ne peut plus censé, et devrait être la priorité. le gouvernement veut réduire les dépenses publiques, mais le social est le premier poste de dépense public. Toutes les collectivités y vont de leur aides, sans vérifier qui donne quoi, qui touche quoi. Il est grand temps d ‘imposer un guichet unique, ou qui collecterait les fonds des différents donateurs, et recenserait les bénéficiaires, en s’assurant qu’aucun ne puisse gagner plus que ne pourrait gagner en travaillant un travailleur dans la même situation familiale. et oui l’écart entre les deux revenus, devrait être incitatif à aller travailler….mais je ne crois pas une seule seconde qu’un homme politique soit assez courageux pour s’attaquer à ce système, et aux nombreux fonctionnaires qui justifie leur travail par la distribution d’aide sociales et dont l’inutilité, comme celle de beaucoup d’autres deviendrait flagrante. Pourtant cela dégagerait de vraies marge de manœuvre pour assurer la pérennité des secteurs régaliens: Education, santé, armée, police justice,.. ces secteurs qui bénéficient à tous, tous égalitaires devant la puissance publique, la où les aides sociales ne bénéficient qu’à quelques uns. Il est urgent de recentrer les moyens financiers sur le bien commun et les biens essentiels

Répondre