Accueil » Présidentielle : les jeunes s’abstiennent, et ce n’est pas plus mal

Présidentielle : les jeunes s’abstiennent, et ce n’est pas plus mal

par Adélaïde Motte

Le désintérêt des “jeunes”, c’est-à-dire des moins de 34 ans, pour la vie politique est un sujet d’inquiétude récurrent que la présidentielle n’aura pas mis sous le tapis : 40% des 18-34 ans se sont abstenus. Pour leur redonner le goût de la chose publique, Emmanuel Macron a pourtant mouillé le maillot en invitant des rappeurs ou des youtubeurs à l’Elysée. Apparemment sans succès, mais peut-être les jeunes sont-ils quelque peu vexés de voir qu’on ne leur parle qu’à travers des vidéos peu sérieuses. D’un autre côté, cette abstention a l’avantage d’avoir arrêté Jean-Luc Mélenchon aux portes du second tour. Plus du tiers des 18-34 ans a voté pour lui. On comprend mieux pourquoi la gauche émet régulièrement l’idée d’abaisser le droit de vote à seize ans.

On ne peut guère en vouloir aux moins de 25 ans d’avoir si peu de discernement quant au choix de leur futur gouvernant, le corps professoral étant gangrené par l’idéologie socialiste, voire communiste. Résultat, les jeunes prennent avec joie les promesses de transports, de soins, de nourriture et de logement gratuits ou aidés, et rejettent avec horreur ceux qui leur annoncent, souvent timidement, que le gratuit n’est jamais qu’un prêt, qu’il faut un jour ou l’autre rembourser. Habitués à tout payer moins cher, quand ils paient, les jeunes se révoltent quand on leur demande de payer ce qu’ils estiment ne pas devoir. Quant aux jeunes actifs, ils estiment que leur travail doit leur donner droit aux mêmes privilèges qu’à leurs aînés, et plus si affinités. Le libéralisme a dans ces conditions bien du chemin à parcourir avant de pouvoir pointer le bout de son nez sans risquer d’être lapidé. Reste à espérer qu’en découvrant la vie active, les impôts, les taxes et le salaire net, les jeunes comprendront que les aides ne sont jamais que des miettes qu’on leur accorde après leur avoir pris bien plus. Ainsi, les moins jeunes de demain voteront peut-être plus raisonnablement.

You may also like

10 commentaires

JR 12 avril 2022 - 9:11

Bonjour, si « les jeunes n’ont pas de discernement », ce n’est hélas pas de leur faute. Mais de la faute au système scolaire qui les met dans la même posture que les jeunesses hitlériennes en 1933. Notre enseignement pervertie par l’idéologie gauchiste et la perversion climatique, ont font des proies électorales prédestinées. Il est urgent de desècrolo-gauchiser les universités et notre enseignement. L’heure est grave. En premier lieu, il convient de leur réapprendre que le C02, gaz rare et indispensable présent à 0,04 %, n’est pas un polluant, que par définition le climat est chaotique, donc qu’il ne se dérègle pas, car tout simplement il ne se règle pas. Merci

Répondre
LORTAT-JACOB Antoine 16 avril 2022 - 8:12

je partage votre commentaire en particulier sur le Co2 et le climat; s’agissant de l’école l’influence de la gauche chez les enseignants est présente depuis des décennies; celle-ci était atténuée par la qualité des programmes et des enseignants eux-mêmes. La dérive a commencé après Mai 68 et n’a cessé depuis de s’accélérer dans le mauvais sens de la perversion des programmes et de la baisse d’exigence des résultats des élèves tant sur le plan des connaissances que du respect des maîtres de moins en moins soutenus par leur hiérarchie. Le redressement de l’Instruction nationale devient un enjeu primordial qui concerne également l’assimilation des populations d’origine immigrées…

Répondre
Dallot 13 avril 2022 - 5:11

La pensée magique et les vieux rêves bolcheviques ont encore de « beaux » restes. L’idéologie distillée par des enseignants militants, des médias, publicistes & artistes suiveurs idiots utiles & adorateurs de la culture Woke Made un usa ont œuvré pour façonner des jeunes têtes à qui ont dit que tout est dû le travail est une option et vous avez droit à rémunération sur le dos de La dette magique et de ceux qui ont acquit leur richesse sur le dos des « opprimés » le réveil sera très difficile quand il faudra rembourser & revenir à la réalité. Ca serait aux parents de protéger leurs enfants de cette gangrène idéologique destructrice en leur expliquant comment cela fonctionne dans la vraie vie et que ce n’est pas si terrible et plutôt enrichissant plutôt que d’attendre la becquée

Répondre
Banon 13 avril 2022 - 5:31

Incorrigible optimisme .L’assistanat, la gratuité et l’absence de risque sont devenus les vertus prisées par une jeunesse française endoctrinée par l’école et les discours démagogiques. Les lendemains s’annoncent calamiteux, le pli est pris depuis trop longtemps et l’idéologie marxiste repeinte aux couleurs de l’écologisme et de la démagogie égalitariste et envieuse a encore de beaux jours devant nous jusqu’à la faillite.Le libéralisme est un gros mot dans l’hexagone qui croit toujours avoir un bon modèle social qui nécessite simplement encore plus d’investissement et de redistribution.Personne n’imagine que ce »modèle « est la vrai cause du déclassement et de la misère qui grandit .Le remède à Macron serait Mélanchon.Pathétique.

Répondre
Arlet 13 avril 2022 - 7:04

En accord avec l’article , tout particulièrement la conclusion réaliste .

Répondre
Henri+de+Richecour 13 avril 2022 - 7:31

Je ne me dois de réagir. Je ne suis pas un fanatique du vote des jeunes ni de certains proposant d’abaisser l’âge du vote. Il n’empêche les jeunes votent pour ce qui va impacter leur vie à terme. Les décisions prises aujourd’hui (par exemple la stupide décision de fermeture de centrales nucléaires par M Hollande) ont des conséquences pour des dizaines d’année. Qui en paiera le prix? Les jeunes, pas les vieux. Vous mélangez donc 2 choses et c’est très grave. Oui, les jeunes doivent voter contrairement à ce que vous laissez entendre plus ou moins ironiquement. Et oui, sur ce point vous avez raison, les jeunes doivent être mieux formés à comprendre les enjeux à venir. Responsabilité de formation qui incombe à la génération des 50 – 70 ans… qui n’ont pas le fait le job. C’est rien de le dire.
Quant aux vieux, je suis président d’un bureau de vote, j’ai vu ceux qui votaient. Et franchement, vraiment, avec tout le respect nécessaire dû aux personnes d’un âge certain, on pourrait écrire votre même chronique en questionnant sérieusement leur capacité de vote et de discernement. Seule différence, ils votent – en moyenne – dans un sens qui vous plait davantage. Il me semblait comprendre que la démocratie consiste aussi à accepter la contradiction. Dans les débats certes mais pas seulement. Si j’étais vous, je me poserais davantage la question de savoir pourquoi profondément les jeunes ont voté Mélenchon. C’est un vote, je le précise, que je ne cautionne pas. Mais à mon avis, faire cet exercice honnêtement, remettrait en cause un certain nombre de vos certitudes que vous énoncez comme des mantras absolus.
Note… j’ai 58 ans donc je pense que je peux aussi me permettre quelques critiques sur les plus anciens !

Répondre
Emile 14 avril 2022 - 8:45

« Si j’étais vous, je me poserais davantage la question de savoir pourquoi profondément les jeunes ont voté Mélenchon« 
Pour une partie d entre eux , certains n ont pas d autre solution car ils attendent une vraie Candidature Confessionnelle !! Religieux , Patientez , et souriez pour la photo finish !

Répondre
Adélaïde Motte 25 avril 2022 - 8:58

Bonjour M. de Richecour,
Je vous remercie pour votre commentaire. Sachez que je ne suis pas particulièrement ravie du vote général des personnes d’un âge certain et que je sais accepter la contradiction. Je constate simplement que les jeunes sont manifestement mal instruits, donc mal préparés à la vie politique. Cela les intéresse à peu près comme un enfant qui s’intéresse à un livre parce qu’il peut dessiner sur les pages. Ils ne la comprennent pas et tentent d’y appliquer leurs règles. Ils n’ont pas tous les torts, mais à vingt-deux ans on devrait pouvoir réfléchir par soi-même… pour éviter les mantras.

Répondre
Faure Dominique 13 avril 2022 - 6:15

Je partage l’opinion de Melle Adélaïde…Revenu dans le système éducatif quelques années avant de cesser le travail d’enseignement, j’ai pu constater de quelles façons, dès le collège, l’entreprise de déresponsabilisation était menée…
Il paraît impossible de contrer cette doxa car elle est devenue partagée par une partie des plus instruits…..
Merci pour les informations données par votre site….

Répondre
Obeguyx 14 avril 2022 - 6:12

La majorité à 18 ans est arrivée alors que je n’avais que 25 ans. Dès le début j’ai dit que c’était une idiotie (une de plus). L’école obligatoire jusqu’à 16 ans, même chose. Encore une fois, merci à l’abruti des impôts, j’ai nommé un certain Giscard qu’on ne manquera de panthéoniser un de ces jours.

Répondre

Laissez un commentaire