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Les retraites par capitalisation : des cotisations inférieures de 30% et des pensions supérieures de 25%

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Si l’on en juge par les performances passées, les retraites par capitalisation pourraient offrir un formidable rendement. Selon une étude de l’Institut de l’épargne immobilière et foncière, IEIF, édition 2024 « 40 ans de performances comparées », le taux de rendement annualisé sur les quarante dernières années a été de 12,4% pour les actions, de 9% pour les sociétés foncières et de 8% pour les OPCI avec une inflation moyenne de 2%.

Pour le moins, en considérant qu’un capital ne serait placé en actions et immobilier qu’à 80% à un taux moyen de 8% et que le reste ne rapporterait que 2%, le taux de rendement moyen serait, dans la durée, de 6,8%. Après inflation de 2% et des frais de gestion de ­1,6% par an, un rendement net, après inflation, 3,2 % devrait pourvoir être obtenu.

Imaginons un salarié commençant à travailler à 21 ans avec un salaire de 2 500€/mois qui va augmenter linéairement jusqu’à 4 000€/mois lorsqu’il aura 65 ans et qu’il prendra sa retraite. S’il place 20% chaque année de son salaire sur un compte retraite capitalisé à 5% par an en moyenne, il disposera à 65 ans d’un capital (en euros constants) de 686 400€.

En 2023, l’espérance de vie à 65 ans des hommes était en France de 19,8 ans et celle des femmes de 23,6, soit une moyenne inférieure à 22 ans. Un capital des 686 400€ placé à 3,2% pendant 22 ans produit une annuité de 45 840 € soit une mensualité de 3 820€, donc une pension possible pour le retraité susvisé de 3 820€ correspondant à 95,5% de son dernier salaire après avoir cotisé 20% sur ses salaires au lieu des 28% qui sont prélevés en France sur les salaires bruts au titre d’une retraite par répartition qui ne délivre qu’une retraite égale au plus à 75% du dernier salaire.

L’exemple néerlandais, notamment, confirme la réalité de ces calculs.

Voilà comment réduire la charge des retraites tout en augmentant le niveau de vie des actifs (moins de cotisation) et des retraités (plus de pension). Alors pourquoi ne le fait-on pas ?

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8 commentaires

Laurent46 7 mai 2024 - 6:52

Encore quelque chose d’infecte qui se prépare pour le privé qui sera obligé de continuer à payer ce qui existe pour goinfrer les rentes des glandeurs du Public et capitaliser en plus pour avoir un peu de survie après de longues années de travail. Reste a savoir vers qui se tourner pour capitaliser et pour ne pas constater au fil des années ou lors de leurs retraite que toutes cette politique ordurière de nos jours ne leur aura pas pillé ce qu’ils ont capitalisé comme ils en ont l’habitude. En France le système social était envié par le monde entier il y a 50 ans aujourd’hui c’est morte plaine pillé par la politique et le public gargantuesque Républicain pour lequel l’employeur, l’Etat n’a pas cotisé. Un peu comme les assurance payés par ceux du privé qui vont avoir à payer la casse des voyous que la République fait entrer en masse en France espérant encore qu’ils vont travailler pour cette grosse publique, politique et associative. Rêvez Républicains votre tour viendra.

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Oncpicsou 7 mai 2024 - 9:11

A cela n’oubliez pas d’ajouter qu’au décès de la personne le capital peut être transmis aux heritiers, ce qui fait un différence énorme avec la repartition ou tout est perdu.
De plus ce capital peut profiter à des entreprises françaises et les protéger contre des prédateurs…!
Et le prétexte à l’immigration de massa n’existe plus!
Alors, qu’attend on?

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nanard 7 mai 2024 - 10:10

bjr, hum… oui en théorie mais pas forcement en France. Pour avoir voulu constituer une retraite par capitalisation en sus des régimes obligatoires, le résultat final est décevant. Sans entrer dans les détails, il semble qu’il existe une forme de fiscalité disons « occulte » en amont dans les placements où l’état prend une part minorant les effets de la capitalisation… alors tant que l’état glouton ne changera pas les règles de prélèvement sur les capitaux, qui sont à l’origine des placements (sommes déjà soumises à l’impôt), on ne s’en sortira pas. Oui je sais c’est mal d’épargner… d’après certains, mais c’est une des bases de l’économie… En fait l’inflation « arrange » la mauvaise gestion étatique du budget en faisant supporter sur les épargnants les conséquences de cette défaillance !

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Nemouk 7 mai 2024 - 11:52

Le problème vient en partie des assureurs qui nous alertent sur les pertes possibles en capital, lesquelles peuvent mettre à mal cette démonstration et rappellent certaines crises économiques passées. Or ces pertes constituent un risque. La plupart des risques sont assurables. Pourquoi les assureurs ne le proposent pas ?

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Marsaudon 7 mai 2024 - 10:00

pour les enrichir un peu plus ?

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GALINIER 7 mai 2024 - 7:09

Vous partez d’un salaire de 2500€, ok mais j’aimerai connaître ce que représente aujourd’hui en net ces 2500€ déduit des parts patronales, des parts salariales, de la csg, crds ect …etc….? merci de m’éclaircir cela fait plus de 10 ans que je ne suis plus dans le travail!!

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Marsaudon 7 mai 2024 - 9:58

le seul “hic” : avec 2500 en début de carrière ( ce qui est déjà très au dessus de la moyenn) s’il se prive de 500€
par mois , il ne vit plus…tout ça pour espérer vivre un peu mieux en retraite: …va falloir bien lui expliquer….

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Yves Montenay 23 mai 2024 - 12:23

Je suis désolé d’avoir ma réaction habituelle : les retraites par capitalisation sont assises sur la prospérité d’entreprise. Si cette prospérité bonne actuellement, comme en témoigne la bourse, cela donne des rendements élevés. Mais ça ne préjuge pas de ce qui se passera dans plusieurs décennies quand ces entreprises monteront à la fois de main-d’œuvre et de clients. D’où ma conclusion éternelle : c’est la démographie qui commande.

Les hommes étant adaptables, ils feront ce qui est bien commencés au Japon : on travaillera jusqu’à 80 ans. Cela, qu’il y ait capitalisation ou répartition.

Est-il possible d’avoir une conversation privée avec l’auteur pour mieux comprendre ses idées ?

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