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Le parlement européen sabote l’avenir énergétique de l’Europe : 45 % de renouvelables d’ici 2030 !

par Aymeric Belaud

Malgré la crise énergétique actuelle, les élus européens de tous bords continuent la marche forcée vers l’écologisme. Mercredi 14 septembre, le Parlement de Bruxelles a voté, par 418 voix contre 109 et 111 abstentions, en faveur d’un objectif de 45% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique de l’Union européenne d’ici à 2030. Dans huit ans ! Votée par la gauche comme par le centre et la droite, c’est une nouvelle révision de la directive sur les énergies renouvelables intégrée au paquet climat « Fit for 55 » qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030 au sein de l’UE. Markus Pieper, député du Parti populaire européen (PPE, centre-droit européen) et rapporteur du texte, se félicite de ce vote : « C’est une bonne journée pour le changement énergétique en Europe ».

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les Européens. Déjà affectée par la crise énergétique actuelle qui voit augmenter à la fois le prix de l’électricité, les  risques de futures coupures de courant comme de pénuries de gaz, l’Europe souhaite aller encore plus loin dans le développement des énergies intermittentes comme l’éolien ou le solaire, comme si ce que nous vivons en ce moment ne lui servait en rien de leçon. L’idéologie passe avant tout.

Si cet objectif doit encore être confirmé par les 27 Etats membres lors de négociations tripartites prévues avant la fin de l’année, ils se sont déjà mis d’accord en juin dernier sur un objectif de 40%.

En 2030, de nombreux pays auront encore besoin du charbon et gaz pour se chauffer, travailler, se développer, vivre. Il serait d’ailleurs opportun, alors que l’on nous vend la souveraineté européenne pour tout et n’importe quoi, comme le numérique, que les pays européens songent à favoriser les recherches pour une exploitation responsable du gaz de schiste, dont les sous-sols de la Pologne et de la France regorgent. Nous pourrions ainsi nous libérer d’une dépendance qui pèse aujourd’hui sur le pouvoir d’achat des ménages et des entreprises. Nos représentants devraient aussi comprendre que si l’on veut en Europe une énergie fiable, peu émettrice en carbone, et bon marché, il faut miser sur le nucléaire.  La décision est, comme beaucoup, déconnectée de la réalité.

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11 commentaires

Almaviva 21 septembre 2022 - 4:52

Lamentable ! ces représentants du peuple votent contre lui, c’est une honte ! Malheureusement, les idéologues ont encore de beaux jours de eux !

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Christian 21 septembre 2022 - 6:06

Le luxe des éoliennes à l’arrêt les trois quarts du temps et des panneaux solaires ne produisant pas d’électricité 88 % du temps peut-il perdurer longtemps sans les subventions toujours plus conséquentes des contribuables ?
L’énergie est un produit de première nécessité. Aujourd’hui, c’est le produit de consommation le plus taxé. À plus de 50 % pour satisfaire les lubies de quelques idéologues. Il ne va pas falloir attendre longtemps avant que la révolte gronde

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Astérix 21 septembre 2022 - 6:57

Je ne reconnais pas le parlement de Bruxelles composé d’abrutis incompétents non élus ! Mais enfin, quand va t’on quitter cette europe imbécile et l’euro afin de redevenir indépendant ?? Il restera à virer nos énarques et nommer des personnes compétentes, et de bon sens !

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nanard 21 septembre 2022 - 7:10

Quand les dirigeants auront compris que « l’énergie renouvelable » n’est qu’un concept écolo malthusien, on pourra avancer

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Jean-Pierre Bardinet 21 septembre 2022 - 8:14

Sur l’énergie, Bruxelles (une fois, hein !), l’Allemagne et notre gouvernement appliquent avec constance cette devise Shadock revue et corrigée : « Il vaut mieux pomper même si cela se passe fort mal que de risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas ».
Plus cela merdoie, plus on continue.

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Obeguyx 21 septembre 2022 - 9:56

Il est établi qu’à partir de 2035, le vent baissera de 80 % et le soleil (qui ne brille que 50 % du temps, soit 50 fois plus que nos « élites ») ne brillera plus qu’à 25 % du temps. Donc en 2030, il faudra encore doubler le parc éolien (avec 1500 tonnes de béton par pylône + la ferraille) et augmenter le photovoltaïque. Bougres de cons aurait dit mon grand-père.

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Dudufe 21 septembre 2022 - 10:25

« j’admire » les écolos qui ont réussi en quelques années à convaincre l’UE et certains dirigeants européens (dont notre cher Président) de faire des lois complètement débiles .
Il est vrai que l’UE n’en est pas à une c… près comme de vouloir faire rentrer la Turquie dans cette UE. Pour ce faire elle a généreusement donné à ce pays 6 milliards d’euros comme « aide de pré adhésion » .Ben voyons ! En général quand on veut adhérer à quoi que ce soit c’est le demandeur qui paye pour rentrer ! Là c’est le contraire !

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montesquieu 21 septembre 2022 - 10:41

Les élus et la commission sont suicidaires.

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AlainD 21 septembre 2022 - 1:57

Les gouvernants sont prêts à toutes les compromissions pour garder leur pouvoir et ils n’y voient pas plus loin que le bout de leur nez. Pour faire plaisir à une « secte » écolo ils ont accepté la délirante idée que pour sauver la planète il faudra sacrifier le genre humain.

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PAL 21 septembre 2022 - 3:00

Ceci est dans la continuité du suicide de l’Europe occidentale entamé en 1870. L’incroyable révolution russe de 1990 qui a donné accès au grenier et aux mines russes aurait pu inverser cette chute. Hélas, nos si bons amis américains en ont décidé autrement. L’Europe doit disparaître, ainsi d’ailleurs que la Russie, le Continent eurasiatique devenant alors une colonie américaine.

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Obeguyx 22 septembre 2022 - 12:37

Je suis assez d’accord avec le commentaire de PAL. Mais heureusement ou malheureusement la CHINE veille …

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