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Le doux mythe de la CFDT réformatrice

par Benoît Chrétien
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Unique candidat à sa réélection, Laurent Berger a obtenu 96,68% des voix lors du 50e Congrès confédéral qui s’est tenu à Lyon du 13 au 17 juin. Ce score qui peut étonner par la belle unanimité qu’il traduit, détonne pourtant avec le revers essuyé par la direction du syndicat, au moment de faire adopter leur feuille de route, sur le sujet de la réforme des retraites.

« Un Congrès de la CFDT sans la réforme des retraites, c’est un congrès où on s’emmerde ! », constatait avec sagacité le secrétaire général du syndicat à la veille de sa réélection. Il semblerait que Berger ait vu juste. Mais ses adhérents n’envisagent pas la réforme des retraites de la même manière que lui.

La résolution générale est le nom donné en interne à cette feuille de route dont les propositions devaient être approuvées et adoptées. Une partie de ce texte concernait donc la réforme des retraites, et plus précisément le fait que « l’allongement de l’espérance de vie pouvait justifier une augmentation de l’âge moyen de liquidation ». Cette phrase a bien évidemment relancé crises d’ulcères et apparition de boutons chez certains adhérents, et 67,5% d’entre eux ont approuvé un amendement pour corriger la bévue.

Laurent Berger a tenté de rassurer en expliquant que la CFDT est cohérente en maintenant à la fois son ferme rejet de toute réforme visant à augmenter l’âge de départ à la retraite, et en même temps son accord avec le fait que l’allongement de l’espérance de vie soit corrélé avec la durée de cotisation.

Que les adhérents de la CFDT n’aient pas d’inquiétudes, ils peuvent continuer la lutte aux côtés de leurs camarades révolutionnaires !

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