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Le centre droit espagnol montre la voie au reste de l’Europe

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Ce 23 juillet 2023, les Espagnols sont appelés aux urnes pour élire leurs députés et ainsi désigner leur prochain gouvernement central. Selon les sondages, le Premier ministre socialiste actuel Pedro Sanchez devrait perdre cette élection, au profit du parti de centre droit.

Le Wall Street Journal y voit plusieurs raisons. Premièrement, les politiques de restrictions et de confinements lors de la crise Covid ont été parmi les plus strictes d’Europe, et se sont révélées impopulaires. La reprise économique de l’Espagne après la pandémie a été lente, et si l’inflation n’est que de 1,6 % maintenant, le niveau des prix reste bien supérieur à ce qu’il était au début de 2020 et les salaires n’ont pas rattrapé leur retard. Qui plus est, le chômage est de 12,7 %. Deuxièmement, M. Sanchez a franchi plusieurs lignes rouges dans la politique espagnole. Il a noué des alliances au Parlement avec des partis séparatistes régionaux et les communistes de Podemos, tout en déterrant des polémiques liées à la dictature franquiste.

En bonne voie pour emporter cette élection, le Parti populaire a fait campagne sur une réforme fiscale et une déréglementation de l’économie promouvant l’investissement et permettant aux particuliers et aux entreprises de conserver une plus grande partie de ce qu’ils gagnent. Si nous ne sommes pas au niveau des politiques de Ronald Reagan ou Margaret Thatcher, cette politique n’est pas une énième version de droite d’une politique redistributive et va dans le bon sens.

Le Parti populaire (PP) met l’accent sur l’unité nationale contrant le séparatisme régional et souhaite revenir sur certaines politiques radicales de M. Sanchez, notamment sur les questions transgenres.

Pour le WSJ, c’est une leçon pour les conservateurs européens. M. Feijoo, le leader du PP, ne dérive pas vers la gauche sur les questions économiques ou culturelles comme l’ont fait les conservateurs britanniques ou les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel en Allemagne. Il ne va pas non plus trop loin sur sa droite sur les questions culturelles afin de ne pas s’aliéner les électeurs centristes. Le succès du PP réside dans l’alliance entre les centristes, les libéraux et les conservateurs. Mais une fois au pouvoir, le PP devra probablement s’allier au parti national-conservateur Vox qui pourrait ainsi obtenir plusieurs ministères. Un virage à droite en Espagne qui pourrait suivre celui de la Suède, en espérant que d’importantes réformes libérales pourront néanmoins être  faites par une nouvelle majorité pour le bien d’un pays trop longtemps malmené par le socialisme.

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