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La tragédie du Koursk, symptôme d’une autocratie et d’un autocrate, Poutine, qui se moque de la vie de ses soldats

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Août 2000. Le sous-marin K-141 Koursk sombre en mer de Barents, au nord de la Russie, avec ses 118 hommes d’équipage à cause d’une torpille d’exercice qui, en cours de lancement, explose accidentellement à bord (au total, deux explosions se produiront). Le Koursk participe à des exercices, dans le cadre de grandes manœuvres visant à montrer au peuple russe que la flotte est de nouveau opérationnelle, comme l’avait promis Vladimir Poutine lors de son élection. Malgré la proximité de la terre  et la présence de très nombreux navires de guerre, les commandants mettent plusieurs heures à se rendre compte et à reconnaître qu’il s’agit d’un accident. Immédiatement, la machine de propagande se met en marche. Les premiers communiqués officiels ne font état que de quelques soucis techniques, rien de grave. Poutine apparaît dans les médias 24 h après en bras de chemise à l’occasion d’un barbecue avec des amis dans sa villa de la mer Noire.

Ensuite, on admet l’accident mais on raconte que le contact avec l’équipage a été établi et que tout le monde est sain et sauf. Pourtant, de nombreux bâtiments de guerre occidentaux ainsi que des stations radars norvégiennes ont détecté les explosions et compris qu’il s’est produit quelque chose de très grave. De nombreux pays, dont la France, proposent leur aide à la Russie afin de sauver l’équipage. Moscou continue à nier l’ampleur de la catastrophe et affirme que leurs secours peuvent s’en occuper. Plus le temps passe, plus les chances de retrouver des survivants diminuent. La propagande russe change de tactique : oui, l’accident est assez grave et le coupable est l’OTAN dont un des sous-marins a heurté le Koursk. Accusation classique, typique de l’époque soviétique.

Les familles comprennent qu’on leur cache la vérité. Une terrible scène – filmée – se déroule lors d’une conférence de presse avec les autorités lorsque la mère de l’un des marins accuse Moscou : quelqu’un la pique avec une seringue et on la sort manu militari de la salle.  Toutes les tentatives de sauvetage organisées par les Russes échouent. C’est seulement au bout de quatre jours que la Russie accepte les aides britannique et norvégienne. C’est trop tard. Tous les membres de l’équipage sont retrouvés morts. Une intervention rapide aurait pu en sauver plus d’une vingtaine, qui s’étaient réfugiés dans un compartiment de secours. Fidèle à l’idéologie soviétique, Poutine a préféré les laisser mourir.

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8 commentaires

Nicolas Lecaussin 29 août 2022 - 7:49

Tout à fait, coquille corrigée !

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Philippe 29 août 2022 - 8:22

Cher Monsieur Lecaussin,
Fidèle à votre russophobie viscérale , et , sans doute , génétique , vous gratifiez vos lecteurs du rappel de cette tragédie vieille de 22 ans dont on ne voit pas l’intérêt dans le bulletin de l’IREF , sinon de vous permettre d’ouvrir une tribune pour exprimer votre haine de la Russie , des russes , et de leur chef.
Vos lecteurs sont fondés à redouter que vous poursuiviez , dans de futurs billets d’humeur , avec le massacre de Katyn , la famine en Ukraine , le massacre de la famille impériale, et d’autres épisodes tragiques.
si tel est le cas , vous n’oublierez pas les massacres allemands , turcs , américains ( aux 19ième et 20ième siècles…).
Pour la seconde fois , je vous écris cela , en ajoutant que j’apprécie beaucoup , par ailleurs ,la pertinence de vos analyses sur des faits qui , eux , sont , à mon avis , dans ce que je crois être la ligne éditoriale de l’IREF.
Merci , dans tous les cas , pour votre travail.
Bien à vous.

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Nicolas Lecaussin 29 août 2022 - 9:06

Cher Monsieur (?) Mage,
dénoncer les crimes de Poutine ou ceux de l’URSS ne veut nullement dire qu’on est russophobe. C’est d’ailleurs Poutine le russophobe en faisant tuer ses soldats et et en détruisant l’économie de son pays…
Cordialement

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Roch 29 août 2022 - 9:43

Aout 2000 et non 2020 pour la date.
Sinon, bel article qui illustre cette idéologie très différente.

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Nicolas Lecaussin 29 août 2022 - 9:47

Coquille corrigée ! Merci à vous

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L François 29 août 2022 - 10:50

C’est une parfaite synthèse : tout est exact.
Et cela en dit long sur la façon dont les dirigeants russes et/ou soviétiques traitent leur peuple et bernent l’opinion en transformant l’information à leur avantage. Même si la vérité est connue de tous…

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Duhamel 29 août 2022 - 11:15

MR Lecussin , on parle d’événement récent .Si vous voulez remonter dans le passé ,on peut ajouter La famine en Ukraine causé parStaline , le massacre de 20000 soldats polonais fuyant les nazis et qui croyaient se réfugier chez des amis !!! Parlons aussi des russes assassinés à l’étranger par des tueurs à gage à l’aide de seringues et des milliers de deportés dans les goulags en Sibérie ….j’oubliais l’attaque de la Géorgie et de l’occupation d’une partie de la Moldavie ….Si il y a des anti Poutine ,qui est un nazi car employant les mêmes excuses , il n’y a pas d’anti peuple russe qu’il faut plaindre .

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Nicolas Lecaussin 29 août 2022 - 11:56

Le Koursk c’est un événement « récent », le président étant… Poutine…
Cordialement,
NL

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