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Bonne nouvelle : M. Guerini prône la rémunération au mérite des fonctionnaires 

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La fonction publique n’attire plus les jeunes, le nombre de candidats a diminué d’environ 70 % en une vingtaine d’années : de 642 000 pour 38 800 postes en 1997 à 177 000 pour 41 000 postes en 2021. Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, a annoncé un projet de réforme en février dernier qu’il vient de remettre à l’ordre du jour. Selon lui, la fonction publique gagnerait en attractivité si l’accent était mis sur la rémunération au mérite, la mobilité et les compétences dans les parcours. Fidèles à leurs idées marxistes et à leur posture parasitaire, les syndicats sont vent debout contre ce nouveau système méritocratique. Pour Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT : « Il est hors de question qu’on accepte un système indemnitaire ou de primes décidé au bon vouloir de l’Etat, et qui n’assoie en rien une meilleure rémunération ».

Par rapport aux pays étrangers, la France fait, encore une fois, figure d’exception culturelle : deux tiers des pays de l’OCDE utilisent un système de rémunération de leurs fonctionnaires basé sur la performance individuelle. Le Royaume-Uni a mis en place des programmes de primes à la performance. Les Etats-Unis ont instauré une rémunération variable au sein des départements de la Sécurité nationale et de la Défense. En France, les rares études qui existent à ce sujet soulignent un manque d’efficacité. Dans les organismes de sécurité sociale par exemple, le bilan est mitigé : manque de transparence concernant l’attribution des points au mérite, budget trop restreint, objectifs trop facilement atteignables, manque d’expertise des superviseurs, lourdeur du système, etc. Il n’y a pourtant aucune raison pour que les agents publics ne puissent pas bénéficier de mécanismes incitant à la productivité et à la performance au travail. Surtout lorsqu’on prend conscience du surcoût de la fonction publique français pour les contribuables par rapport aux autres pays développés.

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3 commentaires

MDA 5 septembre 2023 - 6:24

C’est une très mauvaise chose puisque c’est le politique qui juge de l’efficacité des fonctionnaires.

Cela reviendrait simplement à officialiser la corruption !!!!

Vous croyez qu’un fonctionnaire mal payé serait enclin à fournir un travail de premier ordre ?

Vous croyez que des salaires bas dans la fonction publique attirerait des travailleurs intègres et performants ?

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Mathieu Réau 5 septembre 2023 - 2:26

Ou la politique du chiffre, ce qui n’est pas forcément plus brillant.

Ce dont l’État aurait plus besoin, selon moi, c’est de simplifier et d’informatiser ses procédures afin de permettre de réduire le nombre de fonctionnaires dévolus à l’administration. Moins de décentralisation, également, afin d’empêcher que les Collectivités Territoriales continuent d’être des usines à embaucher pour tout et n’importe quoi.

Une fois le fonctionnement de nos administrations publiques assaini, on se retrouvera avec de l’argent économisé que l’on pourra redistribuer en meilleurs salaires pour les fonctionnaires restants ou en embauches là où il y en a vraiment besoin (sur le terrain plutôt que dans les bureaux).

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AlainD 8 septembre 2023 - 2:16

Ce qui est remarquable au premier coup d’oeil c’est que le nombre de postes a augmenté entre 1997 (38800) et 2021 (41000). Macron avait pris l’engagement de réduire le nombre de fonctionnaires mais nous avons vu l’inverse, malgré le développement de la technologie et l’appel considérable aux cabinets de conseil !
Ensuite on voit très bien que les nôtres ne veulent pas être rémunérés au mérite, ils craignent trop de voir leurs revenus diminuer du fait d’une trop faible productivité. Comme de juste, la mère Verzeletti (CGT) freine des 4 fers devant une telle hérésie…

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