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Fin de la sécurité de l’emploi : les fonctionnaires sont pour

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Selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, 72% des Français se disent favorables à ce que le licenciement des fonctionnaires pour insuffisance professionnelle soit facilité, et à ce que les agents publics soient rémunérés au mérite. Les deux mesures-phares de la réforme de la fonction publique annoncée par Stanislas Guerini sont donc approuvées par plus des deux tiers des Français.

Nos compatriotes se prononcent aussi largement en faveur d’autres réformes comme l’alignement des régimes de retraite des fonctionnaires sur ceux du privé (75%), la fin de la sécurité de l’emploi des fonctionnaires (64%), l’augmentation du temps de travail des fonctionnaires (57%), et la limitation du droit de grève dans la fonction publique (56%). Il n’y a que la réduction du nombre de fonctionnaires qui ne recueille pas l’assentiment de la majorité des sondés.

Le plus extraordinaire dans cette enquête est que les fonctionnaires eux-mêmes sont sur la même longueur d’onde : 71% se disent favorables au développement de la rémunération au mérite dans la fonction publique, 65% à la facilitation du licenciement pour insuffisance professionnelle, 61% à la fin de la sécurité de l’emploi.

Ce sondage révèle le décalage entre les agents publics et les syndicats censés les représenter. Ceux-ci sont vent debout contre la réforme annoncée et prévoient d’ores et déjà des grèves pour faire pression sur le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques.

Il est clair que les syndicats ne représentent plus qu’eux-mêmes, y compris dans la fonction publique où le nombre de syndiqués reste élevé comparativement au secteur privé. D’ailleurs, la dernière grève (celle du 19 mars 2024) n’a été suivie que par un peu plus de 6% des agents dans la fonction publique d’État et 2 % dans la territoriale.

Stanislas Guerini bénéficie donc d’un formidable alignement des planètes. Qu’il en profite pour faire une réforme ambitieuse, qu’il abandonne les mesurettes de peur de froisser les représentants syndicaux, qu’il s’attaque une bonne fois pour toute à la fin du statut.

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AlainD 26 avril 2024 - 11:12

Un programme prometteur pour autant que les syndicats ne le torpillent pas. Nous venons de vérifier une fois de plus de quoi sont capables les contrôleurs aériens et les cheminots. Dans les 2 cas, les directions ont cédé devant les menaces de chantage de ces 2 catégories de fonctionnaires et assimilés ce qui constitue un véritable scandale, que ne privatise t on pas ces foyers de grévistes en puissance ? Surtout quand on sait ce qu’il se passe dans les pays voisins qui ont le même type d’activité. Nous sommes la risée de l’Europe et peut être davantage. La grève n’est plus seulement un droit c’est devenu un privilège de plus…

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