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Baisse d’impôts : Paul Krugman persiste dans l’erreur

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Le prix Nobel d’économie Paul Krugman est probablement le meilleur ami de la France. Pour lui, l’augmentation de la fiscalité est la meilleure réponse, et la seule, à la crise économique. Il l’a dit et écrit de nombreuses fois. Début 2017, après l’annonce par Trump du programme de déréglementations et de baisses d’impôts, il annonçait un écroulement « inévitable » de l’économie américaine. Il a eu tout faux ! Jusqu’à la pandémie, au printemps 2020, l’économie américaine non seulement ne s’est pas écroulée, mais a connu l’une des plus belles périodes de croissance du nouveau siècle, avec des résultats impressionnants : le taux de pauvreté a chuté et le revenu médian américain a atteint son plus haut niveau depuis 50 ans. Krugman n’abandonne pas. Il vient de ressortir sa théorie à propos de Liz Truss, la Première ministre britannique, dans un édito du New York Times repris par le magazine Challenges. Intitulé « L’idée zombie des baisses d’impôts pour les riches fait trembler le Royaume-Uni », l’édito prétend que les réformes fiscales des années Thatcher et Reagan, dont s’inspirent Truss, auraient été des « âneries démenties par les données ». Et Krugman de soutenir que les réformes libérales de cette époque n’auraient eu aucun effet sur les économies britannique et américaine, au contraire, car les deux pays ne se portaient pas mieux à la fin des « règnes » de Reagan et de Thatcher. Krugman insiste beaucoup sur le « saint Ronald Reagan » qui a « considérablement allégé les impôts sur les gros revenus en 1981 ».

Il se focalise sur les impôts payés par les riches, mais les réformes de Thatcher et Reagan sont beaucoup plus complexes qu’il ne le laisse entendre. Elles comprennent des baisses du taux d’imposition pour les classes moyennes ainsi que des déréglementations et des ouvertures à la concurrence. Sous Reagan, le taux d’impôt marginal a baissé de 70 à 28 % et celui sur les sociétés, de 48 à 34 %. Avec les résultats que l’on connaît : du 1er janvier 1983 – date à laquelle les réductions d’impôts sont entrées en vigueur – au 30 juin 1984, le produit intérieur brut réel des États-Unis a augmenté à un taux annuel moyen de 8%. Et l’inflation s’est effondrée, passant de 13,5% en 1980 à 4,32% en 1984. Le taux de chômage a baissé, de 7,0 % en 1980 à 5,4 % en 1988. Dans le premier budget après sa victoire électorale en 1979, Thatcher a réduit le taux supérieur de l’impôt de 83 % à 60 % et le taux de base de 33 % à 30 %. S’ensuivit une période de croissance moyenne de 2 % pour le Royaume-Uni, le taux de chômage baissant de 12 % en 1982 à 7 % en 1990. M. Krugman sait sûrement que Thatcher a été élue trois fois de suite et que ce ne sont pas seulement les riches qui votent. A chaque fois, elle a obtenu plus du tiers du vote ouvrier. Dans les élections qui ont lieu entre 1979 et 1992, les conservateurs ont obtenu entre 43 et 45 % des voix au niveau national, le pourcentage ayant culminé, dans les classes moyennes et supérieures, à 59 % en 1979. Une progression moindre que dans les autres couches de la société mais leurs scores au sein de la classe ouvrière qualifiée durant cette période n’en ont pas moins augmenté de 13 points, pour atteindre environ 40%. Ils avaient d’ailleurs aussi progressé significativement, depuis les années 1970, au sein de la classe ouvrière non qualifiée, se situant entre 30 et 34% des voix. Reagan a été réélu dans 49 Etats sur 50 et c’est son vice-président qui lui a succédé.

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2 commentaires

Laurent46 10 octobre 2022 - 4:48

Taxer et partager restera toujours l’idéal de tous les gauchos fainéants qu’ils soient intellos ou pas. En plus de cela ils sont particulièrement mafieux et ce quel que soit le pays ou ils ont le pouvoir. Sauf en République Française ou toutes les limites de l’idiotie sont largement dépassés et que l’indifférence y règne en maître sauf s’il s’agit de partager les fruits de ceux qui travaillent encore ce qui est différent des fruits récoltés par la mafia fainéante qui elle a le droit de profiter grassement des fonds publics.

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Obeguyx 10 octobre 2022 - 1:58

Décidément les prix Nobel doivent être attribués à la « louche » … Pourtant il y a du monde sur cette planète et du choix. Mais les gens de qualité sont maintenant trop souvent au « placard ». Ils ne sortiront de ce « placard » qu’en cas de conflit majeur. Dommage …

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