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L’administration américaine ridiculisée par la publication de la conversation sur la messagerie Signal

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Il apparaissait, mercredi après-midi, que les principaux responsables des questions sécuritaires et diplomatiques du cabinet de Donald Trump ont menti devant des sénateurs lors d’une audition consacrée notamment au scandale de l’inscription par erreur d’un journaliste de la revue The Atlantic à une boucle de conversation sur la messagerie cryptée Signal consacrée à la préparation et au suivi des raids américains sur les rebelles Houthis au Yémen. En effet, après que la Maison-Blanche a accusé ce journaliste d’avoir menti en prétendant avoir vu des plans de guerre et estimé que la revue avait « survendu » des informations finalement anodines, The Atlantic a publié l’intégralité des captures d’écran de la conversation, sauf le nom d’agents secrets impliqués, qui montre clairement le caractère secret et sensible des informations échangées.

Si la Maison-Blanche continue de prétendre qu’il s’agit d’une tempête dans un verre d’eau et insulte The Atlantic et ses journalistes, tout indique, comme le montrent des éditoriaux de médias pourtant non animés d’un anti-Trumpisme primaire, comme le Wall Street Journal, qu’il s’agit là d’un scandale politique majeur. Il semble évident désormais que, en prétendant que ces échanges ne comportaient pas d’informations sensibles, ces responsables ont menti à des sénateurs et pourraient s’exposer à une procédure de destitution, ou du moins à de nouvelles enquêtes et auditions. Sont particulièrement visés Tulsi Gabbart, patronne de tous les services de renseignements, Mike Waltz, conseiller à la sécurité, John Ratcliffe, patron de la CIA. Le ministre de la Défense, Pete Hegseth, et le vice-président, JD Vance sont aussi pris dans la tourmente.

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