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En Italie, le plus dur commence pour Giorgia Meloni

L'IREF dans Le Point

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La coalition des droites a remporté une franche victoire aux législatives italiennes. Malgré ce succès, Giorgia Meloni n’aura pas la tâche facile.

Les élections italiennes ont donné des résultats très clairs. La droite a remporté le match et peut compter sur une majorité solide à la Chambre (environ 235 sièges sur 400) et au Sénat (113 sur 200). Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni, domine la coalition. Son poids a monté de 4 % en 2018 à 26 %, tandis que Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Lega de Matteo Salvini sont tombées à 9 % et 8 %.

Le parti de gauche le plus important, le Partito Democratico conduit par Enrico Letta, a atteint 19% et la gauche dans l’ensemble n’a réuni que 26% des votes. Les « 5 Stelle » ont eu un meilleur résultat que ce que l’on attendait (15%) et le « troisième pôle » de Renzi et Calenda n’a pas dépassé 8%.  Le nouveau parti de Luigi di Maio (l’ancien chef des 5 Etoiles) a été écrasé (0.6%). Plus d’un tiers des Italiens n’a pas voté : un record dans l’histoire de la république.

On peut tirer des leçons de cette élection et essayer de proposer des scénarios pour le futur immédiat et à moyen terme.

Le premier constat est que les Italiens ne font pas confiance à la politique. Ils se sont beaucoup abstenus, non parce qu’ils ont préféré passer la journée sur la plage au soleil, mais parce qu’ils sont déçus par le manque de croissance économique, la dette publique qui ne cesse pas de monter, une bureaucratie et une fiscalité écrasantes, un système judiciaire inefficace, des problèmes de sécurité importants et des programmes électoraux confus. Mme Meloni doit sa victoire surtout au fait que Fratelli d’Italia a été le seul parti qui s’est opposé sans hésitation aux gouvernements précédents, y compris celui de Mario Draghi. Ceux qui appréciaient le travail de Draghi n’ont pas pardonné à la Ligue et à Forza d’Italia de l’avoir abandonné, tandis qu’un bon nombre de modérés de gauche ont été déçus par la stratégie électorale de Letta, qui n’a consisté qu’à contrecarrer l’hypothétique menace fasciste et totalitaire de la droite — une menace que la très grande majorité des Italiens juge infiniment moins importante que la perte du pouvoir d’achat. Enfin, ceux qui reprochaient à M. Draghi de n’avoir même pas essayé de résoudre les problèmes structurels de l’économie italienne sont restés à la maison.

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1 commenter

Obeguyx 30 septembre 2022 - 4:17

Il faut être bien naïf pour penser que la reprise d’un Etat en décomposition serait chose facile. Si, il faut être journaliste de gauche …

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