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Non, la France n’a pas "le meilleur système de santé au monde"
Etude comparative

Pendant longtemps, avant la crise actuelle, nos politiques, les syndicats ont affirmé que nous devrions être fiers de notre système de santé, qu’il serait le meilleur du monde et que le monde entier nous l’envierait. Avec l’aide de données de l’OCDE, nous avons dressé un panorama de la situation du secteur de la santé dans différents pays et des résultats obtenus dans les classements internationaux. La conclusion est sans appel : la France n’a pas du tout le meilleur système de santé du monde et la crise du coronavirus n’a fait qu’accentuer ses failles. Il est temps qu’elle le réforme, et qu’elle s’inspire des systèmes qui fonctionnent, à savoir la Corée du Sud et la Suisse, qui s’appuient essentiellement sur le privé, avec l’obligation de souscrire à une assurance maladie, mais avec un libre-choix total de l’assurance. La liberté et le marché ne détériorent pas la santé, au contraire.

Etude comparative du système de santé entre pays développés

Les classements des systèmes de santé sont assez nombreux. Il s’en établit chaque année mais ils ne prennent pas tous en compte les mêmes indicateurs. En voici un échantillon.

I-Top 10 des pays qui offrent les meilleurs soins de santé en Europe

Source : Euro Health Consumer Index/Health Consumer Powerhouse (HCP)

1. Suisse
2. Pays-Bas
3. Norvège
4. Danemark
5. Belgique
6. Finlande
7. Luxembourg
8. Suède
9. Autriche
10. Islande

II- Comparaison des systèmes de santé publics (Countries with the Most Well-Developed Public Health Care Systems)

Source : US News, 2019.

1. Canada
2. Danemark
3. Suède
4. Norvège
5. Allemagne
6. Royaume-Uni
7. Japon
8. Australie
9. Pays-Bas
10. Suisse

III – Performances des systèmes de santé de 11 pays au travers de 5 catégories d’indicateurs

Source : Commonwealth Fund.

Il s’agit d’une étude intitulée “Mirror, Mirror on the Wall - How the Performance of the U.S. Health Care System Compares Internationally” dont le but est d’évaluer le système américain en le comparant à d’autres systèmes de soins. La France apparaît pour la première fois dans un classement de ce type.

1. Royaume-Uni
2. Suisse
3. Suède
4. Australie
5. Allemagne
6. Pays-Bas
7. Nouvelle-Zélande
8. Norvège
9. France
10. Canada
11. U.S.A

IV – Système de santé le plus efficace

Source : Bloomberg Most Efficient Health Care (2014), classement annuel passant 51 pays au crible. La France en est absente...

1. Hong Kong
2. Singapour
3. Espagne
4. Italie
5. Corée du Sud
6. Israël
7. Japon
8. Australie
9. Taiwan
10. Emirat Arabes Unis

V – Pays les plus prospères, section santé.

Ce classement a été établi en prenant en compte un certain nombre de critères, nous ne donnons ci-dessous que les résultats spécifiques à la santé.

Source : THE LEGATUM PROSPERITY INDEX™ 2019. Là non plus, la France ne figure pas parmi les meilleurs.

1 Singapour
2 Japon
3 Suisse
4 Corée du Sud
5 Norvège
6 Hong-Kong
7 Islande
8 Danemark
9 Pays-Bas
10 Autriche
12 Allemagne
13 Espagne
15 Suède
16 France
17 Italie
18 Australie
22 Nouvelle-Zélande
23 Royaume-Uni
25 Canada
59 Etats-Unis

Et si nous tentions de faire notre propre classement ?

Essayons de comparer les données médicales et financières de quelques pays, à niveau de développement équivalent, avec celles de la France. Cela afin d’évaluer l’efficience des systèmes de santé par rapport aux dépenses des Etats. Les pays qui dépensent le plus ont-ils les meilleurs résultats ?

Notre choix s’est porté sur 12 pays de l’OCDE : France, Allemagne, Corée du Sud, Espagne, Italie, Suisse, Pays-Bas, Japon, Royaume-Uni, Canada, Suède, et Australie. Pourquoi ces douze ? Car ce sont des pays de même développement, avec de bons systèmes de santé, représentant des aires géographiques différentes, et avec des systèmes différents. Il aurait été peu intéressant de comparer tous les pays scandinaves, étant donné qu’ils possèdent quasiment le même modèle.

Code couleur :

- vert pour les dépenses les plus basses, les résultats médicaux les plus hauts (le plus de lits pour 1000 habitants ou le taux de mortalité infantile le plus bas), les meilleurs soins de santé, et l’Indice de Développement Humain le plus haut.
- rouge pour l’inverse, c’est-à-dire les dépenses les plus élevées et les résultats médicaux les plus médiocres.
- blanc pour les résultats entre deux.
- bleu pour la France.

Afin de comparer le niveau des dépenses, nous avons incorporé deux indicateurs : les dépenses publiques en % du PIB, et le total des dépenses de santé en % du PIB. A cela nous avons ajouté une donnée médicale, le nombre de lits en hôpital pour 1000 habitants, ainsi que le dernier classement en date, The Legatum Prosperity Index de 2019. Cela nous permettra ainsi de comparer des données médicales permettant de juger du bon fonctionnement d’un modèle de santé avec des chiffres budgétaires ce qui offrira un indicateur de son efficience.

Comparatif entre le nombre de lits en hôpital et les dépenses publiques et de santé

Comparatif entre le nombre de lits en hôpital et les dépenses publiques et de santé

Sources : OCDE, 2018. The Legatum Prosperity Index, 2019.

Mais ce tableau ne rend pas assez compte de la situation réelle. Incorporons donc un autre indicateur, l’Indice de développement humain, ou IDH. Remplaçons également le nombre de lits pour 1000 habitants (qui n’est pas le seul critère de l’efficience d’un système de santé) par l’espérance de vie et la mortalité infantile, indicateurs plus fiables d’une bonne santé d’une Nation.

Comparatif entre l’espérance de vie, la mortalité infantile, l’IDH, et les dépenses publiques et de santé

Comparatif entre l'espérance de vie, la mortalité infantile, l'IDH, et les dépenses publiques et de santé

Sources : OCDE, 2018. Populationdata.net, 2018.

Terminons en remplaçant l’espérance de vie et la mortalité infantile par les années potentielles de vie perdues, pour 100 000 habitants de 0-69 ans. Et rajoutons la part des dépenses de santé du système public et/ou obligatoire en % du PIB, en lieu place du total des dépenses de santé en % du PIB afin d’obtenir un panorama assez complet.

Comparatif entre les années potentielles de vie perdues, les dépenses publiques et de santé obligatoires, et l’IDH

Comparatif entre les années potentielles de vie perdues, les dépenses publiques et de santé obligatoires, et l'IDH

Sources : OCDE, 2018. Populationdata.net, 2018.

Rassemblons maintenant toutes ces données dans un seul tableau, et établissons un classement. Pour plus de commodité, nous allons attribuer des points au système de couleurs :

>  1 vert = 2 points

>  1 blanc = 1 point

>  1 rouge = 0 point

Synthèse globale de comparaison entre les résultats médicaux et le niveau de dépenses publiques et de santé

Synthèse globale de comparaison entre les résultats médicaux et le niveau de dépenses publiques et de santé

Sources : OCDE, 2018. Poupulationdata.net, 2018.

Notre classement de l’efficience des systèmes de santé, par rapport au % du PIB dépensé et des indicateurs de santé, du développement, et d’un classement international, s’établit dans l’ordre suivant :

1. Corée du Sud
2. Japon
3. Suisse
4. Espagne
5. Australie
6. Italie
7. Suède
8. Pays-Bas
9. Allemagne
10. Canada
11. Royaume-Uni
12. France

La France se retrouve dernière. C’est elle qui dépense le plus d’argent public, notamment dans la santé, et les résultats médicaux ne sont pas là. Son système de santé n’est pas en soi mauvais, il est moyen (voire moyen-haut si l’on étend la palette de pays), mais certes pas à la hauteur de l’argent public qu’il engloutit. La Suède, elle, dépense un petit peu moins, mais a plus de résultats, tout comme l’Allemagne. La Corée du Sud dépense beaucoup moins, pour des résultats supérieurs (sans être les meilleurs) à ceux de la France. Le Japon dépense beaucoup pour la santé, mais peu d’argent public, et les résultats sont au rendez-vous. Le pays du soleil levant, second en efficacité, prend la première place pour les résultats médicaux obtenus.

De plus, il est tout de même bon de rappeler que la Suisse a un système d’assurance santé quais-totalement privé, tout comme la Corée du Sud et dans une moindre mesure l’Allemagne, ce qui peut les placer encore au-dessus des autres pays. En enlevant la dépense qui ressort en réalité du secteur privé de l’assurance, la Suisse serait même première du classement.

Ces données et ces classements ne concernent qu’un choix restreint de pays. Mais une constatation s’en dégage clairement : la France n’a pas le meilleur système de santé du monde. Il est temps qu’elle le réforme, et qu’elle s’inspire des systèmes qui fonctionnent, à savoir la Corée du Sud et la Suisse, qui s’appuient essentiellement sur le privé, avec l’obligation de souscrire à une assurance maladie, mais avec un libre-choix total de l’assurance. La liberté et le marché ne détériorent pas la santé, au contraire.

Annexes : Récapitulatif de toutes les données sur la santé, dans 22 pays de l’OCDE

Voici maintenant des tableaux comparatifs incluant davantage de pays et de données. De manière un peu disparate : certaines données figurent ici et pas là, et ce ne sont pas toujours les mêmes années qui sont prises en considération. Mais l’ensemble apporte néanmoins d’intéressants compléments d’information.

Les dépenses de santé :

Les dépenses de santé sont définies comme la totalité des dépenses de biens et services de santé. Elles comprennent les dépenses d’origine publique et privée (y compris celles des ménages) consacrées aux soins curatifs, de réadaptation et de longue durée, ainsi qu’aux biens médicaux tels que les produits pharmaceutiques. Elles incluent aussi les dépenses afférentes aux programmes de santé publique et de prévention, et à l’administration. Cet indicateur est présenté sous la forme d’un chiffre global et par source de financement (Public/obligatoire, Facultatif et à la charge des patients), et est exprimé en pourcentage du PIB, en pourcentage de l’ensemble des dépenses de santé et en USD par habitant (PPA). En Rouge, ce qui est à la charge des patients, n’est pas comptabilisé dans le total des dépenses de santé.

Dépenses de santé en 2018 en % du PIB

Dépenses de santé en 2018 en % du PIB

Source : OCDE, données dépenses de santé, 2018.

Dépenses de santé en 2018, en US Dollars / habitant

Dépenses de santé en 2018, en US Dollars / habitant

Source : OCDE, données dépenses de santé, 2018.

Explications de certains systèmes de santé étrangers :

L’assurance maladie obligatoire n’est pas forcément publique. En Suisse par exemple, elle est privée et l’assuré est libre de s’affilier et de résilier à la caisse maladie de son choix.
En Corée du Sud, le secteur privé représente 91% des lits et 89 % du personnel hospitalier.
En Nouvelle Zélande, la santé est affaire purement privée et marchande. Seuls 5 % du financement sont fournis par le budget de l’Etat, pour venir en aide à des personnes sans ressource ou sans assurance valide.
En Allemagne, le choix est possible entre assurance privée et publique pour les personnes qui ont un certain niveau de revenu (et qui peuvent donc assumer une dépense importante sur leurs propres deniers).

Aux Etats-Unis, il y avait un système d’assurance maladie libre (ce qui n’excluait pas les mutuelles ou les assurances souscrites par les entreprises ni une couverture publique pour les personnes âgées ou sans ressources). La réforme de de 2009 voulue par Barack Obama contraint tous les Américains à souscrire une assurance sous peine d’amende. Elle interdit aux assurances de refuser de couvrir leurs assurés en raison de leurs antécédents médicaux. Elle octroie une aide financière aux familles qui ont des revenus inférieurs à 88 000 dollars par an. La réforme devrait coûter 940 milliards de dollars (695 milliards d’euros) sur dix ans et son financement devrait être assuré par des taxes sur les revenus élevés et la baisse des dépenses de soins.

On peut distinguer deux systèmes d’assurance publiques aux Etats-Unis :
- MEDICARE : programme financé par le gouvernement fédéral prenant en charge les personnes âgées.

> MEDICAID : destiné aux personnes dont les ressources sont inférieures au seuil de pauvreté, pris en charge par les états.

Depuis 2006, les Pays-Bas ont réorganisé leur système de santé. Désormais, les assurés sont obligés de s’assurer, mais libres de choisir leur assurance. Chacun paie sa prime. En revanche, les assurances sont obligées d’assurer tout le monde. Par ailleurs, un pourcentage de la prime va à un fonds qui permet d’offrir un système d’assistance aux plus démunis. Le financement de l’ensemble provient à concurrence de 50% d’une taxe prélevée et proportionnelle au revenu, et pour l’autre partie d’une prime nominale (1 100 € annuels en 2010). En réintroduisant de la concurrence, les Pays-Bas ont développé une économie de la santé qui repose sur des prix non déterminés par l’État.

En Australie, il existe un système de base, fédéral et étatique, Medicare, qui prend en charge les soins de bases. Mais 30% des australiens ont recours à une assurance privée en plus de Medicare.

Dépenses de santé par type de financement, 2017 (ou année la plus proche)

Dépenses de santé par type de financement, 2017 (ou année la plus proche)

Source : OCDE, panorama de la santé 2019.

Toutes les dépenses des compagnies d’assurance maladie privées aux États-Unis relèvent de l’assurance maladie obligatoire.
En Chine et en Turquie, les régimes de paiement ne pouvant pas être décomposés en « Assurance maladie volontaire », ISBLSM et entreprises relèvent de la catégorie « Autre ».
En Afrique du Sud, les régimes de paiement volontaire ne pouvant pas être décomposés relèvent de la catégorie « assurance maladie volontaire ».

Données médicales :

Equipement des hôpitaux et des établissements de santé

Equipement des hôpitaux et des établissements de santé

Source : OCDE, données lits d’hôpitaux, 2017. *2012 +2004 - OCDE, données IRM, 2017-2018 **2014 ***2011 - OCDE, données appareils de radiothérapie, 2017-2018.

Durée de séjour à l’hôpital et taux de sortie d’hôpital

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Source : OCDE, Durée de séjour à l’hôpital, Soins curatifs, Jours, 2017. *2016 2005+. Taux de sortie d’hôpital, pour 100 000 habitants, 2017.

La durée moyenne de séjour à l’hôpital (DMS) est fréquemment utilisée comme indicateur de l’efficience. Toutes choses égales par ailleurs, un séjour plus court diminue le coût par sortie et déplace les soins aux patients hospitalisés vers le cadre moins onéreux des soins postaigus. La DMS est le nombre moyen de jours que les patients passent à l’hôpital. Elle est généralement calculée en divisant le nombre total de journées passées par tous les patients au cours d’une année par le nombre des admissions ou des sorties. Les soins dispensés en régime ambulatoire ne sont pas pris en compte. L’indicateur est présenté pour tous les soins curatifs et les accouchements sans complications.

Les taux de sortie d’hôpital mesurent le nombre de patients qui quittent un hôpital après y avoir reçu des soins et y avoir passé au moins une nuit. Cela inclut les décès survenus à l’hôpital. Les sorties le jour même de l’admission sont généralement exclues. Cet indicateur est mesuré par 100 000 habitants.

Indicateurs médicaux permettant de déduire la bonne santé d’une population et de bons soins de santé

Indicateurs médicaux permettant de déduire la bonne santé d'une population et de bons soins de santé

Source : OCDE : Espérance de vie à la naissance, 2017. Taux de mortalité infantile Total, Morts/1 000 naissances vivantes, 2017. Années potentielles de vie perdues Total, Pour 100 000 habitants de 0-69 ans, 2017 ou dernières données disponibles *2014

L’IDH se calcule grâce à la moyenne de trois indices : le PNB par habitant (exprimé en dollars, converti en parité pouvoir d’achat pour tenir compte des différences de prix), l’espérance de vie à la naissance (en années) et le niveau d’études, lui-même composé de la durée de scolarisation des adultes âgés de 25 ans et de la durée de scolarisation espérée pour les enfants d’âge scolaire (en années). L’IDH établit un minimum et un maximum pour chacune des variables, appelés balises. La situation de chaque pays est indiquée par rapport à ces dernières, avec un résultat compris entre 0 et 1. Plus l’indice est élevé, plus la population du pays jouit d’un bien-être important.

Indice de Développement Humain en 2018

Indice de Développement Humain en 2018

Source : https://www.populationdata.net/palmares/idh/

Dépenses publiques et recettes fiscales, en % du PIB

Dépenses publiques et recettes fiscales, en % du PIB

Sources : OCDE, recettes fiscales, 2018. General Government Spendings, 2018. *2017 ** countryeconomy.com, 2018. ***2017 ****2016

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Assur ... ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Assur ...
https://fr.comparis.ch/krankenkasse ...
https://www.ch.ch/fr/assurance-mala ...
https://www.contribuables.org/2017/ ...
https://data.oecd.org/fr/healthres/ ...
https://stats.oecd.org/Index... ...
https://www.oecd.org/fr/els/systeme ...
https://www.insee.fr/fr/statistique ...
https://slideplayer.fr/slide/176065 ...
https://data.oecd.org/fr/healtheqt/ ...
https://data.oecd.org/fr/tax/recett ...
https://countryeconomy.com/governme ...
https://data.oecd.org/gga/general-g ...
https://countryeconomy.com/taxes/ta ...
https://data.oecd.org/fr/healtheqt/ ...
https://data.oecd.org/fr/healthcare ...
https://data.oecd.org/fr/healthstat ...
https://fr.statista.com/statistique ...
http://perspective.usherbrooke.ca/b ...
https://fr.april-international.com/ ...
https://www.businessinsider.fr/meil ...
https://www.usnews.com/news/best... ...
https://www.courrierinternational.c ...
https://fr.myeurop.info/2019/02/27/ ...
https://www.prosperity.com/rankings ...
https://www.populationdata.net/palm ...

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Messages (5)

Quels remèdes pour redevenir efficace ?

le 28 mai, 01:19 par Maellys93

Quels remèdes pour redevenir efficace et les meilleurs ?
1) Alléger les entassements administratifs
2) desserrer la contrainte inintelligible des lois et décrets et des règlements.
En langage clair cela veut dire : MOINS de COMPLEXITE !
Pourquoi autant de technostructures ?
Agences Régionales Santé, Direction Générale Santé, Haute Autorité Santé, Agence Nationale Santé Publique, Institut national santé et de la recherche médicale, Agence Nationale du médicament, …
A quand un Haut Commissariat de lutte contre les Épidémies (comme pour les retraites☺☺☺), à quand un Haut Conseil de Veille Sanitaire, à quand une agence Nationale de Sécurité de Logistique Médicale...
La multiplicité des technostructures avec leur cohorte de « directeurs » est la raison principale de la COMPLEXITE d'une organisation, quelle qu'elle soit.
Le toilettage, par le haut, des organismes de santé publique devient la priorité.
Car ils sont tous en sureffectif de hauts fonctionnaires.
Tous directeurs il va de soi !
Allez au boulot, les « élites » !
Il va falloir virer tout ces hauts fonctionnaires qui officient dans les strates et les technostructures inutiles.

28 mai, 05:02 - Laurent46

Les technostructures ... Il faut bien caser toute cette masse de L'ENA et de SciencesPo qui sortent de ces écoles chaque année. Cela s'appelle aussi La République des inutiles. Ensuite le partage et l'égalité vaut davantage pour les étrangers que pour ceux qui payent. Ceux qui font la richesse du pays font peur aux inutiles alors il faut s'occuper de tous ceux qui seraient susceptibles de faire en sorte de conserver leurs privilèges.Enfin, leur grand nombre nous place dans une situation irréversible.

- Répondre -

2ème impôt sur le revenu

le 28 mai, 04:42 par chris

Nos politico-mafieux ne veulent pas d'un systême privé car depuis des décennies le fisc détourne depuis des décennies les charges sociales via l'acoss pour son propre compte.
Créant par la même un 2ème impôt sur le revenu car les charges sociales n'ont que le nom de sociales mais réellement fiscales !
Alors lacher cette manne fiscale, les sbires fiscaux ne la lacheront jamais...puis comment financer les soins dont moultes parasites profitent de notre systême de santé pour avoir les soins gratuits...
Parasites + tyrannosaure fiscal= travailleurs rackettés !

- Répondre -

comparaison systèmes de santé

le 28 mai, 19:06 par essentielliste

Je dois avouer que je ne comprends pas la consistance des chiffres que vous présentez qui me semble problématique car on ne reconnait pas la France et son hyper administration des services de santé .
oui les chiffres proviennent de l'OCDE mais qui fournit les chiffres à l'OCDE ?
Permettez moi de penser que votre présentation pour une fois est touffue et difficilement exploitable. on a du mal à comprendre et à analyser.
Les réalités sont très complexes en la matière et les outils d'analyse me semblent beaucoup trop macro globalisés pour comprendre les phénomènes . En outre est-on sur de comparer des agrégats internationaux avec les mêmes définitions d'un pays à l'autre ? J'en doute fortement
Ensuite se méfier des périmètres et des signifiants des termes employés par des fonctionnaires de l'OCDE qui eux non plus n'ont guère intégré les outils conceptuels développés en science des organisations depuis l'après guerre.
Enfin attention aux facteurs de coûts qui parfois se compensent en les agrégeant, par exemple en France ou le coût des médecins chirurgiens et personnel médical payés à l'heure moins qu'un plombier alors qu'il ya pléthore de personnel administratif et gratte papier qui appliquent ce que nos "hauts fonctionnaires" ont définis selon leur conception de l'organisation et du management des équipes qui façonne la gestion publique depuis près de Soixante dix ans comme des dogmes inaltérables imposés par cette nouvelle noblesse d'Etat : l'ENA
Même la grammaire comptable : la "comptabilité publique" base des activités économiques demeure ancrée dans le passé en ce qu'elle ne
reprend généralement pas les concepts de "partie double"inventés par les banquiers italiens lors des siècles passés !!
Bref il serait temps que notre Etat s'adapte aux exigences de la modernité et de l'efficacité, un gros mot pour la "puissance publique"
Pour illustrer mon propos, en espérant qu'il ne soit pas censuré une nouvelle fois, savez-vous si la contribution de l'Etat au service des pensions des fonctionnaires de la santé est bien intégré aux couts de cette même sphère "santé" figurant dans les chiffres de l'OCDE ?
Ce n'est pas anodin puisque cette contribution pour l'ensemble de la fonction publique équivaut à la quasi totalité de l'impôt sur le revenu de tous les résidents français
Merci de votre attention
Essentielliste

4 juin, 10:09 - zelectron

Cette étude est un modèle et devrait servir au chevet de nos politichiens multinévrosés pour commencer leur traitement qui prendra un temps dépassant celui de leurs mandats respectifs.
Pêle-mêle : incompétents, inaptes, ineptes, impropres, impuissants, incapables, inexpérimentés, infoutus, insanes . . .

- Répondre -

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