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La société du commerce, de Cathleen Johnson, Robert Lusch et David Schmidtz

Traduit par Emmanuel Martin, Editions FREE, 2021.

vendredi 3 septembre 2021, par Aymeric Belaud

Emmanuel Martin, ancien chargé d’études à l’IREF, vient de traduire un livre qui devrait devenir indispensable à tout étudiant en philosophie, en science politique, en droit, ou bien sûr en économie. En effet, La société du commerce (Commercial Society pour la version originale) se veut un manuel d’éthique et d’économie destiné aux étudiants afin de leur permettre d’affronter les défis de la vie réelle.

Ce livre, écrit par trois américains (Cathleen Johnson, spécialiste d’économie expérimentale et directrice adjointe du département d’économie de l’Université de Virginie occidentale ; Robert Lusch (1949-2017), professeur de marketing à l’Université de l’Arizona ; David Schmidtz, philosophe canado-américain, qui occupe deux chaires à l’Université de l’Arizona et également rédacteur en chef de la revue Social Philosophy and Policy), veut être une référence dans la transmission de la pensée économique. Il aborde de nombreux aspects de l’économie et de l’éthique comme la politique monétaire, le progrès, la corruption, la propriété, l’entrepreneuriat ou encore l’assurance.

Divisé en soixante-dix chapitres, répartis en sept grandes parties, ce livre propose à la fin de chaque chapitre des questions et des exercices pour les étudiants sur l’inflation ou la comptabilité d’une entreprise par exemple.

Ce manuel d’économie contient de nombreux exemples, des récits ainsi que les incontournables graphiques et autres tableaux, mais sans que cela soit rébarbatif. Dans le chapitre 34, « La propriété en commun », les auteurs illustrent leurs propos par l’expérience Biosphère 2 en 1991 qui a consisté à enfermer huit personnes pendant deux ans afin de préparer une potentielle communauté autonome envoyée sur Mars. L’expérience permet de démontrer les limites, et l’échec, d’une économie égalitaire fermée et d’un marché du travail non divisé.

Également destiné aux professeurs, cet ouvrage n’a pas pour but de délivrer une théorie économique et philosophique comme l’avaient les livres de Friedrich Hayek, Milton Friedman ou Ludwig von Mises, mais de vulgariser et de rendre accessible les concepts économiques et l’éthique de la liberté, tout en se basant sur les grands auteurs. Adam Smith est d’ailleurs le penseur référent des trois professeurs américains. Au chapitre 14 intitulé « Ce qui semble être du progrès », les auteurs se basent sur… Frédéric Bastiat et son célèbre « ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ». L’étude des écrits de Bastiat, en particulier de ses Sophismes économiques, serait plus que bénéfique pour la culture économique de notre jeunesse. Elle permettrait de faire connaître l’un des plus grands penseurs libéraux du XIXème siècle, malheureusement ignoré dans son propre pays.

Les professeurs de sciences économiques et sociales de lycée devraient recommander cet ouvrage et s’en servir comme support de cours, plutôt que de faire la promotion de la revue crypto-marxiste Alternatives économiques et suivre des manuels qui condamnent le profit et l’entreprenariat. Si la France veut s’en sortir, le libéralisme doit être défendu par les nouvelles générations. Certes, les grands auteurs sont incontournables, mais ce livre destiné aux néophytes de la pensée économique démontre parfaitement les vertus éthiques de la liberté.

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