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L’entrepreneur et l’indigné

Un petit livre d’entretiens très instructif qui nous rappelle que deux mondes totalement différents s’affrontent dans notre société : ceux qui croient en la réussite individuelle et ceux qui attendent tout de l’Etat.

D’un côté, Philippe Hayat, entrepreneur et fondateur de l’association « 100 000 entrepreneurs ». De l’autre, Gilles Vanderpooten, jeune salarié du milieu associatif, militant et co-auteur avec Stéphane Hessel du manifeste « Engagez-vous ! ». Le modérateur est une journaliste de la revue Challenges, Jeanne Dussueil.

L’entrepreneur se méfie de l’ « indignation » des jeunes aujourd’hui. S’indigner ne veut pas dire grand-chose ne serait-ce que désigner des coupables faciles : les patrons, les banques, les marchés financiers, etc… A force de s’indigner ils oublient leurs propres responsabilités. Lorsqu’ils s’indignent contre la réforme des retraites de 2010, les lycéens font preuve d’une naïveté déconcertante et d’un manque de jugement évident. A l’heure où l’on se prépare à réussir dans la vie, certains ont choisi de « lutter pour préserver les retraites ». Mais c’est exactement l’inverse qu’ils devraient faire : sachant qu’une fois salariés ils vont payer de plus en plus pour une retraite par répartition en faillite, ils devraient justement demander une vraie réforme des retraites. « Pour un jeune, cette démarche est suicidaire », dit justement Philippe Hayat. « Il faudrait, au contraire, l’aider à prendre sa vie en mains, malgré l’imperfection du monde »….

Son interlocuteur, le jeune indigné Gilles Vanderpooten, veut changer le monde « d’une manière plus ou moins radicale ». Mais pour en faire quoi ? Il ne le dit pas mais il rejette la croissance et croit en l’utopie et en l’avènement d’une nouvelle société. Celle de l’ « homme nouveau » qui a déjà fait des dizaines de millions de morts ? Il ne croit pas à « la moralisation du capitalisme » et c’est pourquoi il faut tout changer. Ses paroles s’enchaînent comme le crépitement d’un fusil…

Philippe Hayat a les pieds sur terre. C’est l’entrepreneuriat qui peut encore sauver notre économie. Et c’est ce qu’il faudrait dire aux jeunes : Entreprenez ! Ce n’est pas l’indignation qui doit pénétrer dans les salles de classe mais l’esprit d’initiative et l’entrepreneuriat.

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