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Présidence Trump : bilan et enseignements

Plusieurs (très) bonnes réformes et de nombreux tweets dévastateurs

mardi 19 janvier 2021, par Nicolas Lecaussin

Au moment du changement d’administration à Washington, il est temps de faire un rapide bilan de la présidence Trump. Beaucoup a été dit et écrit, très rarement avec justesse. Dans leur très grande majorité, les journalistes, correspondants aux Etats-Unis ou experts se sont comportés plus comme des militants anti-Trump que comme des analystes neutres et lucides. Aucune présidence n’a déclenché autant les passions et les haines - même pas celles de Reagan ou de Bush fils. Nous l’avons déjà écrit, Trump lui-même a souvent fourni des verges pour se faire battre (surtout en fin de parcours) mais on ne peut pas lui imputer tous les mensonges et scénarios grotesques dont il a été accusé.

Pendant quatre ans, son élection a été contestée par les Démocrates et la plupart médias

Il est bon de rappeler qu’il y a quatre ans, en 2016, Donald Trump, un homme d’affaires et non un politicien de carrière, a été élu contre toute attente, contre toutes les prévisions des instituts de sondage. Il a d’abord gagné la primaire républicaine face à douze autres candidats, dont des poids lourds du Parti, et ensuite face à Hillary Clinton que tout le monde donnait largement gagnante. Sa victoire intervient au moment où, selon les instituts de sondage, le pays était encore plus divisé (pour 65 % des Américains) qu’avant la présidence d’Obama qui a mené une politique idéologiquement correcte de victimisation des minorités et de culpabilisation des blancs dont les conséquences se sont fait sentir par la suite.

La victoire en novembre 2016 a été suivie d’un déferlement de critiques et de haine de la part des grands médias américains – The New York Times, Washington Post, CNN – qui ont d’abord annoncé l’instauration de la dictature fasciste en Amérique et, par la suite, n’ont eu de cesse de rendre Trump coupable de tout ce qui était négatif dans le pays. De leur côté, les Démocrates ont inventé l‘affaire de la collusion russe en soutenant que sa victoire était due à une intervention étrangère, en l’occurrence, russe. On l’a oublié aujourd’hui, mais les Démocrates ont toujours contesté son élection et, on le sait maintenant, cette affaire a été inventée lors d’une réunion dans le bureau ovale en présence d’Obama, de Biden, de Hillary Clinton et de certains responsables du FBI qui ont été dupés. La justice enquête, il faut espérer que les coupables soient démasqués. Les mêmes Démocrates n’ont pas hésité à lancer une procédure d’impeachment contre lui avec des arguments basés sur un témoignage anonyme et un coup de fil au président ukrainien qui ne tenaient pas debout, comme l’avait écrit dès le début le Wall Street Journal. Ironie de l’Histoire, les éléments fournis par le portable du fils Biden pourraient constituer des preuves beaucoup plus solides contre le président Joe Biden…

Les plus importantes déréglementations et réformes fiscales depuis l’époque Reagan

L’Amérique sous Trump, non seulement n’est pas devenue une dictature fasciste, mais a eu droit aux plus importantes réformes économiques et fiscales depuis Reagan qui avait mis trois ans pour réformer la fiscalité. Trump l’a fait en quelques semaines. Son programme « Jobs Act et Tax Cut » de 2017 prévoit, entre autres, la baisse de l’IS de 35 à 21 %, l’institution d’une taxe de 15% sur les profits réalisés à l’étranger, la réduction des niches fiscales et la suppression de la moitié des pages du Code des réglementations. Nous n’allons pas revenir en détail sur ces mesures, nous l’avons déjà fait plusieurs fois dans nos articles disponibles sur le site de l’IREF. Les déréglementations faites durant ces années ont été historiques et ont permis l’assouplissement de la finance américaine, l’envol énergétique du pays avec le pétrole et le gaz de schiste, l’essor des génériques et la baisse des prix des médicaments, et ont donné encore plus de libertés aux entrepreneurs américains. L’économie américaine ne s’est donc pas écroulée, comme l’avait très mal prévu le prix Nobel Paul Krugman. Elle a fait un véritable bon en avant à partir de 2018 et jusqu’au début de la pandémie en mars 2020. Bien sûr, les détracteurs de Trump ont affirmé qu’il ne s’agissait que d’une continuité après la période « faste » d’Obama. Sauf que l’économie avait ralenti en 2014 et 2015 et que Trump a cassé les mesures prises par Obama, surtout en ce qui concerne la fiscalité et les réglementations environnementales.

La taux de pauvreté chute et le revenu médian américain atteint son plus haut niveau depuis 50 ans

La vérité est que les résultats économiques sous Trump sont impressionnants et étonnent même ses adversaires. En septembre 2020, deux mois seulement avant les élections, le Census Bureau a publié des chiffres jamais vus mais, malheureusement, occultés par la crise du Covid et la mauvaise foi des médias qui ont fait tout ce qui leur était possible pour les cacher à l’approche des élections. Début 2020, juste avant la Covid, le revenu médian des ménages américains avait atteint 68 700 dollars (cf. graphique), en hausse de 6,8 % par rapport à l’année 2018. Après inflation, ces revenus ont atteint leur plus haut niveau depuis 1967. Cette augmentation du revenu médian est presque 50 % plus élevée que celle de la présidence d’Obama et elle a profité surtout aux minorités. Grâce à la politique économique de Trump, plus de 4 millions de personnes sont sorties de la pauvreté qui a chuté à son niveau de 1959, principalement pour les Noirs dont le taux de pauvreté n’a jamais été aussi bas.

Revenu médian réel des ménages aux Etats-Unis

La pauvreté infantile, elle, a baissé deux fois plus que sous Obama. En trois ans, sous Trump, le salaire médian des Noirs a augmenté plus qu’en huit ans sous Obama. Fin 2019, avant la crise du Covid, le taux de chômage des Noirs était à
5,4 %, un score jamais atteint depuis les années 1970. Sous Obama, il n’est jamais arrivé en-dessous de 7,5 %. Durant les trois premières années de la présidence Trump, le salaire hebdomadaire médian de la minorité noire a augmenté de 19 % contre seulement 11 % durant les deux mandats d’Obama, huit ans ! Cela s’est vu dans les résultats des élections : Trump a gagné 4 points (de 8 à 12 %) auprès des Noirs par rapport à 2016 et sa performance parmi les Latinos est passée de 28 à
32 %. En Floride, le soutien latino-américain global à Trump a augmenté de 12 points, à 47%, et parmi les Portoricains, qui sont généralement beaucoup plus démocrates que les Cubains, il a remporté 30 % des voix.

Les charter schools et les vouchers (bons scolaires) ont connu un développement sans précédent sous sa présidence et ont profité aux minorités. La secrétaire d’Etat Bets de Vos n’a eu de cesse d’encourager et de soutenir ces écoles qui ont bénéficié de plus d’autonomie et de fonds privés. Elle a aussi mis fin aux excès des condamnations à l’emporte-pièce dans les universités américaines et à plusieurs mesures prises par Obama, comme elle a également abrogé les règles de l’époque Obama qui coupaient l’aide fédérale aux étudiants dans les programmes de formation professionnelle - presque tous dans les collèges à but lucratif.

Un discours antisocialiste et anti-progressiste

La crise de la pandémie a aussi occulté les records de la Bourse et les résultats sans précédent de Trump en politique internationale (grâce aussi à un excellent Mike Pompeo), en particulier au Moyen Orient où, malgré ou grâce au déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem ainsi qu’à sa volonté, les progrès vers la paix ont été remarquables avec les accords conclus entre Israël et plusieurs pays arabes. Chose inimaginable ces 50 dernières années. Il a aussi eu raison de se retirer des Accords de Paris et du Traité avec l’Iran. Il a nommé trois juges (certaines victimes d’attaques ignobles de la part des Démocrates et des médias) à la Cour suprême et 54 juges d’appel. Trump a prononcé d’importants discours contre le socialisme et le progressisme. Il a eu le courage de s’opposer à la Chine et de soutenir les défenseurs de la liberté de Hong Kong.

Voilà quelques exemples qui incitent à nous poser la question : quels auraient été les résultats des élections de novembre sans la crise du Covid (à propos, le nombre de morts est pratiquement le même en France qu’aux Etats-Unis par rapport à la population) ? Elle est d’autant plus légitime qu’il a obtenu 74 millions de voix, (presque 12 millions de voix de plus qu’en 2016 !), que dans trois Etats clef, il a perdu avec une différence de moins de 43 000 voix, et qu’il a remporté haut la main l’Ohio et la Floride.

Un bilan gâché par les tweets et la fin de la présidence

Tous ces résultats ont été ternis par le fait que Trump s’est entêté à contester jusqu’au bout à la validité de l’élection, a crié à la triche sans pouvoir fournir de vraies preuves. Avant l’élection il a eu aussi la très mauvaise idée de dire à ses électeurs de ne pas voter par correspondance. Il aussi été imprudent et a très mal réagi, lors des événements au Capitole, ce qui lui impute la responsabilité des défaites des sénateurs républicains en Géorgie et de la perte de la majorité au Sénat (contrairement à ce qu’on entend, les Démocrates n’ont pas gagné le Sénat, c’est du 50-50 et à la Chambre, ils bénéficient de la plus courte majorité depuis 1919). Peut-être qu’une campagne axée plus sur ses résultats économiques et sur les dangers – bien réels - d’une victoire démocrate aurait été plus fructueuse.

Difficile de savoir ce qu’il restera du trumpisme, ce mélange de populisme et de libéralisme, dans le contexte d’une politique démocrate qui s’annonce interventionniste, très dépensière et « progressiste ». Quels seront les suites des affaires – très graves – russes et des mails du fils Biden dans laquelle le père (et l’oncle ?) semble bel et bien impliqué ? Ce qui est sûr c’est qu’il ne faut pas compter sur les médias (excepté le Wall Street Journal) et les « spécialistes » des Etats-Unis pour mener l’enquête et en parler. D’ailleurs, qui sera leur bouc émissaire quand Trump ne sera plus à la Maison Blanche ? De même, il est évident que chaque parole et chaque acte de Biden seront forcément une bénédiction pour l’Amérique et le monde entier !

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Presidence-Trump-bilan-et-enseignements

Messages

  • Son bilan est meilleur que celui des autres présidents (Reagan excepté, peut-être). C'est cela qui est vraiment inacceptable pour les démocrates, les républicains non trumpistes et les politiciens Français.

    C'est une chance, pour ces étatistes, que le personnage Trump soit ridicule et même un peu haïssable, cela leur donne un angle d'attaque plus confortable. On ne peut quand même pas critiquer sa bonne gestion, même si, au fond, c'est réellement ce que l'on a envie de faire.

    Quel contraste avec le si convenable et si sympathique Obama et son usine à gaz, l'obamacare. Plus facile à marketter celui-là.

    • Vous faites gentiment l'impasse sur sa partialité à l'égard des noirs dont il n'a pas pris la défense quand ils étaient attaqués par des suprémacistes blancs : "Il y a des bons gars des deux côtés" (sic). Vous portez aux nues un homme d'une fatuité sans égale et quant à "l'usine à gaz Obamacare" qu'il s'est empressé de supprimer par quoi l'a t il remplacée ? Combien d'américains se sont retrouvés sans couverture sociale ?
      Vous encensez un homme qui vient - dans la précipitation - de faire exécuter un nombre impressionnants de condamnés (certes coupables) ce qui ne donne pas de lui l'impression d'un grand humaniste, dans le même temps il a abusé grossièrement de son droit de grâce envers ses obligés. Quel bel exemple de président : vantard et prétentieux, accusé de viol par plusieurs femmes, n'est ce pas lui qui avait déclaré : "il suffit de les attraper par la ch..." Vous pouvez à loisir continuer de lui cirer les pompes, très peu pour moi.

    • @AlainD

      un peu haïssable ne vous suffisait pas ?

    • Vous vous méprenez sur le sens des termes : je ne le hais pas, il ne mérite pas ma haine, toutefois je le trouve méprisable en tant qu'homme et je maintiens vantard et prétentieux, quant aux accusations de viol ce n'est pas moi qui les ai proférées. Vous avez toute latitude pour penser ce que vous voulez et moi aussi !
      Demandez vous quand même pourquoi tant de personnes qui l'ont servi pendant son mandat se détournent de lui, voyez Mitch Mc Connell, président républicain du Sénat qui déclare qu'il pourrait voter pour sa destitution...

  • Et ce grâce aux réformes de la règlementation bancaire faite par la président D Trump.
    Excellent article qui rend à Trump ce que l'Amérique , et le monde , lui doit !
    En espérant que Biden soit à la hauteur...

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