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Macron et les retraités : la guerre est déclarée !

Voici quelques mois, nous n’étions pas beaucoup à l’annoncer et encore cette alerte ne provoquait-elle chez plusieurs que ricanements et incrédulité. Eh bien maintenant, nous y sommes ! Cette fois-ci l’euthanasie financière des retraités est bien en marche. En plus, elle avance vite, elle est massive et brutale comme vient de le révéler le Premier Ministre dans sa déclaration du 26 août dernier au Journal du Dimanche, en faisant d’un coup voler en éclats la solidarité intergénérationnelle sur laquelle depuis la Libération repose l’essentiel de notre démocratie sociale.

I – DES CHIFFRES QUI ACCUSENT

Après avoir prélevé sans aucune compensation 1,85% (taux moyen effectif sur le net perçu– cf. notre article du 19 janvier 2018 sur la majoration de la CSG expliquée aux retraités) de CSG supplémentaire sur les pensions de retraite, le Gouvernement jette maintenant le bouchon nettement plus loin en annonçant pour 2019 et 2020 une revalorisation annuelle plafonnée à 0,30% des pensions du régime de base (Sécurité sociale, dont principalement les CNAV), alors que l’inflation a repris son élan. Cette revalorisation dérisoire est la dernière astuce que le pouvoir a trouvée pour échapper formellement au reproche du gel des pensions ou pire encore de leur réduction. Et ce n’est pas la modulation en plus ou en moins en fonction de l’importance de la pension, que suggèrent prudemment certains parlementaires, qui changera grand chose au dispositif. En face, l’INSEE constate à fin juillet 2018 un taux annuel d’inflation de 2,30% sur les 12 derniers mois et émet fin juin une prévision annuelle limitée à 1,80% pour l’année civile 2018. Or, si malgré l’accélération très vive de l’inflation sur les derniers mois, on reconduit en prévision 2019 et 2020 ce même taux de 1,80% qui relève plutôt d’une fourchette basse, on obtient déjà une dévalorisation nominale sensible de :
1,80 - 0,30 = 1,50%
pour chacune des années 2019 et 2020 à venir.

Cela commence en 2013 par la création de la CASA à 0,30%, dont le montant a été largement détourné de son objet par des politiques sans foi, ni loi. Cela continue en 2018 par une ponction supplémentaire de 1,85% de csg (taux effectif moyen sur le net comme indiqué plus haut). Cela se poursuit ensuite – 2018 étant présentement neutralisée au titre de l’inflation et nous passerons par commodité les années antérieures à faible inflation - par une nouvelle ponction de 1,50% estimée à inflation constante pour chacune des années 2019 et 2020. Soit la formule de calcul originale qui suit, présentée en jours de pension perdus et qui concerne donc également tous les retraités d’un régime général de base, ce qui évite de multiplier à l’infini les exemples de pertes en euros tirés de niveaux de pensions choisis de manière parfaitement arbitraire ou aléatoire :

(1,0000 – 0,0030 de Casa 2013 = 0,9970) x (1,0000 - 0,0185 de Csg supplémentaire 2018 = 0,9815 )
x (1,0000 - 0,0150 de différentiel d’inflation 2019 = 0,9850) x (1,0000 - 0,0150 de différentiel d’inflation 2020 = 0,9850)
= 0,9494

Ce qui veut dire qu’en se calant sur la référence 2012, au terme de la seule année 2020 et en euros constants, les retraités auront perdu pas moins de :

1,0000 – 0,9494 = 5,06 % du montant de leurs pensions du régime de base

Ce qui correspond sur une période de 8 ans à la privation arbitraire sur une année civile de

365 x 5,06% = 18,47 jours calendaires desdites pensions

Quoi qu’il en soit, il s’agit évidemment de sommes tout à fait considérables -nettement plus de deux semaines et demie de pension de base supprimées chaque année- et qui montrent sans ambigüité que, depuis le moment où il a accédé au pouvoir (que ce soit en 2012 dans l’ombre de son prédécesseur ou depuis 2017 à compte propre), le Président Macron poursuit une lutte sans merci pour asphyxier les retraites. En effet, par leur importance, elles gênent fortement son insatiable appétit d’autres dépenses et elle bride aussi ses rêves de redistribution. C’est d’ailleurs très certainement pour cette raison que les pensions du régime de base ont été successivement taxées à la Casa, re-taxées à la CSG avant par la seule volonté du prince d’être largement dévalorisées et – bouquet final – brutalement désindexées du coût de la vie, sans qu’on sache du tout pour l’avenir si et comment elles seront revalorisées.

Or, cette présentation mathématique en jours calendaires révèle - sans autre contestation possible que l’aléa non maîtrisé de l’inflation - que sur les huit dernières années et sur moins de deux mandats présidentiels (car le dernier n’est pas fini !) aucune autre catégorie socio-professionnelle n’a été autant "punie", pressurée et ponctionnée que les retraités, qui ont été et continuent à être également mis à contribution sur leurs retraites complémentaires. Comme si leur absence de représentation ou leur représentation dérisoire dans les instances de retraites (COR en tête, Caisses de retraite aussi, mais pas seulement) et l’impossibilité de se syndiquer (les retraités n’exercent plus aucune profession) justifiaient par avance tous les abus et toutes les vexations. En outre comment ne pas se demander si, à l’instar de l’Inspection des Finances dont il est issu et de France-Stratégie dont l’ancien dirigeant compte parmi les plus proches de ses conseils, le Président ne développe pas une sorte d’hostilité compulsive à l’égard des retraités auxquels il reproche implicitement -ce qui est quand même un comble– de ne plus travailler ?

II – UNE SOLIDARITE INTERGÉNÉRATIONNELLE QUI VOLE EN ÈCLATS

Nous ne craignons pas d’écrire que, venant après trop d’autres, ces nouvelles charges de l’Exécutif contre le pouvoir d’achat des retraités constituent une véritable déclaration de guerre et que, si elle est effectivement mise en œuvre, elle aura sans nul doute de très funestes et de très durables conséquences non seulement pour notre démocratie sociale, mais pour la Nation toute entière. La première sanction inévitable sera la paupérisation accélérée de nombre de retraités et la chute immédiate et brutale de leur consommation et de leurs libéralités aux générations suivantes pour renforcer -chaque fois que possible- une épargne de précaution destinée à faire face aux prochains coups fourrés d’un pouvoir qui, jusqu’à présent, a préféré avancer masqué. Mais cette restriction ne fera qu’entamer une longue série de suites néfastes provoquée par une onde de choc dont ses auteurs n’ont sans doute pas perçu tous les risques et tous les inconvénients, notamment en préparant l’expansion, voire même l’explosion, d’un populisme qui se nourrit avidement de tous les mécontentements et encore plus lorsqu’ils sont justifiés. Il est vrai que rarement

> tant de cynisme par le mépris affiché et presque revendiqué envers des seniors, auxquels, nonobstant leurs efforts passés, on reproche implicitement leur grand âge, en même temps que l’inactivité qui en résulte ;

> et tant de lâcheté opérationnelle par incapacité de conduire au fond les véritables changement profonds dont le pays a besoin, en se contentant de pallier par la communication Des réformes qu’on se contente simplement d’effleurer ;

n’auront été conjointement à l’œuvre dans le domaine social. Certes, comme à son habitude et en campant obstinément dans son attitude de déni, le Défenseur des droits ne voudra pas entendre parler de discrimination, mais ce n’est pas parce que les gens sont âgés et qu’ils ne peuvent plus se défendre que n’existe pas la discrimination fiscale et sociale, toute aussi infamante que les autres et patente ici à raison de l’âge et de l’inactivité.
En effet, pour le pouvoir, les pensions des retraités cristallisent la condamnation intrinsèque de la rente, sans se soucier le moins du monde des cotisations avancées antérieurement, puisque notre si génial système de répartition les efface au fur et à mesure qu’elles sont perçues, transformant du jour au lendemain les cotisants d’aujourd’hui en assistés de demain. Le pouvoir ne réalise visiblement pas que, s’il considère comme un chiffon de papier la garantie de pouvoir d’achat des retraités, c’en est fini de la solidarité entre les générations tant vantée par tous les politiques comme le ciment de la Nation. L’étape suivante est bien entendu qu’en ayant du même coup définitivement ruiné la confiance des actifs dans leurs prochaines retraites, le Gouvernement se prive durablement du moteur de la consommation, qui est l’une des composantes essentielles des équilibres nationaux. C’est en réalité le début d’un farouche "struggle for life" (chacun pour soi) dévastateur, dont on n’a pas fini de payer le prix. Le Gouvernement oublie manifestement que les seniors ne sont généralement pas égoïstes et qu’à chaque fois qu’ils le peuvent et par-delà toute obligation légale, ils redistribuent en faveur de leurs descendants des héritages, des donations, de simples dons manuels, des secours ou encore de multiples aides en nature qui totalisent une part fort appréciable de leurs revenus et patrimoines. Selon le rapport du COR publié en novembre 2015 sur "Les structures familiales" (cf. notamment page 2 du "dossier en bref"), "les héritages, donations et aides financières informelles représentent plus de 10 % du PIB en 2006 et leur importance s’accroît". Pourtant, s’il compte continuer à sacrifier sans état d’âme les ressources des retraités à l’amélioration du pouvoir d’achat des actifs, le pouvoir peut s’attendre à ce que cette manne importante disparaisse ou s’étiole et qu’elle soit remplacée par des tensions et de violents conflits de générations, dont la Nation n’aura pas fini de porter les stigmates. Et il se pourrait bien qu’un jour, saturés d’un triple matraquage fiscal, social et écologique, parvenus au paroxysme d’un ras-le-bol qui gronde déjà, ceux qui payent tout pour tous s’avisent de s’élever violemment contre l’ingratitude dont on les gratifie en retour de leurs contributions devenues exorbitantes. Il ne faudra pas alors s’étonner des débordements d’une population que l’on aura cyniquement provoquée, en la poussant à bout vers des zones agitées d’où la solidarité aura été définitivement bannie.

III – CONCLUSION : QUE RESTERA-T-IL DES RETRAITES FUTURES ?

Un dernier rappel : aux yeux de l’Histoire, la valeur d’une civilisation s’est toujours mesurée à l’attention qu’elle porte aux plus faibles de ses membres : les enfants et les vieillards. Avec le sort qu’elle réserve présentement aux prestations familiales et aux retraites, on voit clairement sur quels sommets vole la nouvelle "Macronie", après cinq ans de "Hollandie" de sinistre mémoire. Malheureusement, sans doute pris dans le tourbillon des exigences immédiates de leurs occupations professionnelles et des sujétions de leurs vies de familles, les actifs d’aujourd’hui n’ont pas encore compris qu’ils seront bientôt et pendant longtemps les retraités de demain. Car s’ils prennent enfin le temps de réfléchir posément, ils peuvent redouter légitimement qu’au vu de leur exemple, leurs propres enfants n’éprouvent aucune gêne à développer demain à leur égard la même ingratitude que celle qu’ils s’apprêtent à manifester aujourd’hui à leurs aînés.

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Messages (14)

Gouvernement d'irresponsables

le 4 septembre, 05:39 par Laurent46

Macron à bien dit "Les Français n'ont pas de culture", "les Français sont des fainéants" "les Gaulois sont réfractaires" ! et toujours lors de discours officiels sur terre étrangère ! Macron détruit tout sur son passage y compris la vente de nos usines et terres agricoles aux étrangers, seules exceptions, le faire plaisir aux fainéants, assistés et migrants auxquels il augmente grassement le RSA pour en fin de carrière êtres au revenu de retraite minimum, supérieur à beaucoup de retraités qui ont travaillés et payés taxes et charges toute leur vie et aux services publics au sens large, à tous ceux qui ont des avantages considérables dans le calcul de leur retraite pour intégrer tout cela dans une même caisse tout en gardant leurs avantages. Une fois de plus ce seront ceux du privé qui triment sans relâche ceux qui font la vraie richesse du pays qui vont trinquer. Macron est un escroc financier qui n'a aucune estime envers la population qu'il veut à sa botte avec des contraintes de plus en plus importantes, des taxes nouvelles qui arrivent tous les mois au mieux une augmentation des taxes existantes et les "Gaulois" au lieu d'êtres réfractaires subissent et ferment leur claque. Cela n'étant pas assez, les Seigneurs locaux jusqu'au dernier Elus venu sont pris par la même folie pour piller au mieux toute la société sans oublier les contraintes successives ne serait-ce que les accès routiers qui deviennent de plus en plus misérables et petits alors que ces mêmes personnes en ont besoin pour gagner leur vie et faire de la richesse. Mais faire de la richesse dans un pays communiste sous dictature administrative est un crime, il n'y a que les services publics au sens large qui font la richesse d'un pays ! en tout cas c'est leur immense prétention. Aucun Président ne s'est permis de pareils comportements sans une réaction vive de la population et des médias. Les médias qui sont aujourd'hui vendus sinon collaborent (collabos !) à ce régime dictatorial administratif dans leurs seuls intérêts financiers. Au sens large de cette dictature administrative on peut aussi y trouver toutes ces associations et fondations d'extrémistes qui polluent notre vie quotidienne avec l'aide des médias sans oublier les syndicats qui n'ont d'ambition que de finir comme fonctionnaire s'ils ne le sont pas déjà. Ce sont de telles conditions réunies qui ont portées un certain Hitler au pouvoir et c't sans oublier que la situation de l'époque était entretenue sous la pression du régime déjà exécrable de la France. Aujourd'hui ce cancer ronge le pays par l'intérieur sans aucune réaction réfractaire des Gaulois qui par la mixité, la féminisation ou pire l'infantilisation sont devenus des loques à la merci de tous les extrêmes. Des loques auxquels ont demande toujours plus de solidarité pour le bonheur de quelques brailleuses qui ne sont jamais satisfaites de leur sort et dont profite Macron et sa misérable bande d'escrocs qui ont tous de belles casseroles aux fesses. Mais peu importe, de nouvelles élections approchent, ils vont (tous les politiques et leurs fous) serrer des mains sur les fêtes, foires et marchés ce qui suffit aux Gaulois de base pour une fois de plus glisser le bon bulletin dans la fente et pour à leur tour se faire mettre une fois de plus au même endroit.C’est cela la solidarité !

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Les bouleversements des régimes de retraite

le 4 septembre, 06:03 par DEDOU15

> Que prépare le Président de la République et le gouvernement pour les retraité(e)s d'aujourd'hui et de demain. Un grand dossier national à suivre de près .......

6 septembre, 23:06 - Thierry BENNE

@ DEDOUIS

Soyez tranquille, on va le suivre et plutôt de près.

Cordialement : Th.B

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Peuple des retraités, lève-toi et Marche !

le 4 septembre, 07:59 par Ainera

Messieurs Delsol et Benne

Je vous suis totalement et vos productions cristallines se suffisent. En tout cas, elles éclairent ma lanterne et, sur le fond, je suis comblé.
Par 3 ou 4 contributions sur l’affaire du patrimoine du candidat Macron, j’avais « participé » au débat car l’enjeu pour la démocratie qui est la nôtre me semblait fondamental...pour moi, ces 18 mois de « règne du gamin » ne sont pas décevants puisqu’ils apportent, dans tous les domaines sans exception, la confirmation du pronostic originel quant à ses aptitudes à conduire notre peuple vers des lendemains lourds d’orages !

Il me semble d’actualite Et urgent que désormais ceux qui demeurent lucides, et dont les circonvolutions pariétales ne sont pas encore trop amidonnées, puissent se lever et faire entendre, au besoin par la colère- à défaut de la violence - leur voix de raison et d’espoir !
Si en démocratie l’élection demeure la clef appropriée. l’urgence ( au regard des délais et de la bataille féroce du monde actuel) commande de se saisir des moyens d’action et de réaction
Vos analyses sont lues, commentées et partagées : leur pertinence doit trouver l’audience !
Proposez une méthode pour Agir...
Michel Martinie

6 septembre, 23:17 - ThierryBENNE

NE VOUS ABSTENEZ PLUS : VOTEZ

Il est sans doute dans l'immédiat difficile de proposer une méthode pour agir. En revanche, il n'est pas interdit de réfléchir et il est certain que lors des prochaines consultations électorales, les retraités qui voudront franchement manifester leur opposition ne pourront pas se réfugier dans l'abstention. Même s'ils représentent nettement plus du tiers du corps électoral, les retraités ne sont certes pas majoritaires, mais leur renoncement à l'abstention pour tout vote exprimant un choix serait sans doute de nature à faire déjà bouger un certain nombre de choses notamment en obligeant probablement le pouvoir à reconsidérer la position offensivement conflictuelle qui est la sienne.

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Le Pire est à venir pour les retraités !

le 4 septembre, 11:24 par Maellys93

Le Pire est à venir pour les retraités !
En 2022 la génération des baby-boomers sera une force électorale MINORITAIRE !
En DEMOCRATIE le minoritaire est toujours "lessivé" pour financer les promesses faites à une majorité.
Or le courant majoritaire en France aspire au "bien vivre" TOUT DE SUITE et il se compose d'"accros" aux aides en tout genre ! (revenu minimum garanti etc ...)
... et les "baby-boomers" concentrent la quasi totalité du patrimoine.
Un politique (enarque de surcroît, donc rationnel) sait qu'il faut aller chercher l'argent chez les "baby-boomers" retraités devenus minoritaires pour financer le programme qui lui permettra de se faire réélire !

6 septembre, 23:22 - Thierry BENNE

@ Maellys 93

Votre analyse pessimiste est malheureusement pleine de bon sens. Jetez quand même un coup d'oeil à la réponse précédente sous le post Ainera.

- Répondre -

Le remède !

le 4 septembre, 11:42 par Astérix

Et la potion magique ; les Gaulois pourraient bien aller "foutre des baffes" à nos crétins de gouvernants et à M. Macron dont l'incommensurable incompétence va conduire la France dans le mur.

- Répondre -

De la même manière qu'on leur a fait croire que Fillon était un voleur, on leur a fait croire que les retraites ne seraient pas touchées...

le 4 septembre, 15:48 par Francois047

N'oublions pas qu'une très forte majorité de retraités à voté Macron (+ de 70%) ... Non seulement il leur avait promis une République sans tache... Mais aussi qu'il ne toucherait pas au retraites...
Ils y ont cru..., et ce n'est pas fini !

voir sur : https://youtu.be/8jeJfrl2jpA ...

6 septembre, 23:29 - Thierry BENNE

@François047

AVIS À NOS LECTEURS : IL FAUT VOUS PRÉCIPITER SUR LE LIEN :
https://youtu.be/8jeJfrl2jpA ...

Merci et bravo pour le lien que vous signalez. Il est proprement édifiant et mériterait d'être rappelé en exergue de tout article traitant des déboires actuels de nos retraites et peut-être aussi, à toutes fins utiles, d'être envoyé à Monsieur Delevoye...en vue de la prochaine réforme des retraites.

- Répondre -

Euthanasie

le 4 septembre, 17:13 par theano

A quand l'euthanasie tout court, comme dans Soleil Vert ? On va commencer par le sinistre Attali, et continuer par la mère Macron. Qu'ils montrent l'exemple !

4 septembre, 18:24 - Kup Kupidon

et tous ceux de ce gouvernement et les politicars qui les soutiennent

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Retraités et syndicats

le 5 septembre, 17:10 par PhB

Bonjour d'un futur retraité (en juillet 2019) cadre âgé de plus de 63 ans, toujours très motivé par son environnement professionnel mais, faut savoir passer la main aussi.
Développement très intéressant
Dans votre phrase :
"Comme si leur absence de représentation ou leur représentation dérisoire dans les instances de retraites (COR en tête, Caisses de retraite aussi, mais pas seulement) et l’impossibilité de se syndiquer (les retraités n’exercent plus aucune profession) " l'impossibilité de se syndiquer est erronnée.
Je suis un représentant du personnel "actif" et syndiqué depuis de nombreuses années (ai défendu les cadres dans notre entreprise lors de la mise en place des "35h" en 1998-99...). Je compte continuer mes activités syndicales une fois retraité, ce ne sera plus en entreprise mais, fait différemment car notre représentation encore active n'est pas négligeable (à la CFDT). Ceci permet d'avoir du poids le jour où il faudra se mobiliser fortement et mener peut-être des actions plus musclées.
A une prochaine
PhB

6 septembre, 23:03 - Thierry BENNE

@PhB : UN SYNDICAT NÉCESSITE UN INTÉRÊT PROFESSIONNEL

Je vous souhaite d'abord une dernière année d'activité pleine et gratifiante avant une excellente retraite. Je vous remercie également de l'intérêt que vous avez bien voulu porter à mon article.

Pour ce qui concerne votre réserve quant à l'impossibilité de se syndiquer pour les retraités, je tiens à vous apporter les deux précisions qui suivent.

La première sur le plan juridique. L'article vise implicitement les syndicats professionnels tels que définis par le code du Travail. Les sites consultés indiquent tous de concert qu"un syndicat est une association de personnes destinée à la défense de leurs intérêts professionnels communs". Or n'exerçant normalement plus aucune profession, le retraité ne peut prétendre en tant que tel à la défense d'intérêts spécifiquement professionnels et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle les retraités des professions libérales notamment se regroupent en associations et en confédérations et pas en syndicats. Quant aux"syndicats de retraités" que vous évoquez, ce sont plutôt vraisemblablement des sections qu'abritent certains des grands syndicats professionnels soucieux de garder un lien avec leurs anciens adhérents, sinon la conformité d'une structure autonome de plein exercice réunissant uniquement des retraités avec les exigences du Code du travail pose question, pour ne pas dire plus.

Au-delà du droit, la seconde précision relève directement de la logique et du bon sens. Aujourd'hui, on voit suffisamment que la volonté du pouvoir est d'opposer les actifs qu'il entend privilégier aux retraités qu'il veut ponctionner. De tout temps dans le cadre des retraites, les intérêts des actifs sont au moins à court et à moyen terme opposés à ceux des retraités. En effet pour maintenir le niveau des pensions, les variables d'ajustement usuelles sont l'augmentation de la durée d'activité requise et/ou l'augmentation des cotisations, alors que les actifs sont naturellement portés à préférer la stagnation, voire comme à présent, la réduction relative des pensions, qui leur permet un temps au moins d'échapper aux efforts précités ou de les alléger. Donc quelle que soit en définitive la structure juridique choisie, un syndicat d'actifs qui prétend représenter légitimement les intérêts le plus souvent contraires des retraités se trouve de lui-même en plein conflit d'intérêts, puisqu'une même personne ne peut légitimement représenter simultanément des intérêts parfaitement contradictoires. Alors, je sais bien que cette notion de conflit d'intérêts en est restée en France à l'âge de pierre, mais rien n'interdit d'oeuvrer pour que peu à peu ce concept important et reconnu partout ailleurs devienne une sorte de réflexe, ce qui changerait d'ailleurs beaucoup de choses dans ce pays.

Espérant ainsi avoir répondu à votre post.

Bien à vous : Th.B

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Ou nous emmene macron ???????????????????

le 6 septembre, 13:44 par fg.mehl@dbmail.com

Mon épouse et moi même ne connaissons pas les 35 h !!!!!!! Elle ancienne sage femme et moi ancien
Sous-Officier de cavalerie. Aujourd'hui c'est tous les jours Dimanche. Qu'a t-il a nous prendre ???????

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Treve de deploraison sterile

le 6 septembre, 21:37 par Andreas

Non, les chomeurs et autres ayants droit a la solidarite ne sont pas responsables. Ils sont victimes. Que les moins pauvres qu'eux n'en fassent pas leurs ennemis mais leurs allies. La clef est le passage dans les consciences de la retention au partage. Pour ce faire, la seule façon d'agir c'est l'urne. Favorisons le comptage des blancs dans les votes exprimes, la sortie de l'europe et le droit des femmes a disposer d'elles memes. Ce dernier point est findamental car il cree "l'autre" a l'echelle des cultures (...), ou s'abstenur et le monde changera.

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Que de mensonges !!!

le 7 septembre, 14:01 par DJ

Sur la hausse de la CSG + l'augmentation à 0.3 % sur les années 2019 - 2020 = c'est scandaleux !! Mais d'autres personnes sont également oubliées : les pensionnées en invalidité .. même sort avec la prime "CASA" alors qu'elles n'ont pas l'âge de la retraite....

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lrem

le 10 octobre, 12:23 par Nono

LREM en clair. "" Le Régime Emanuel Macron """ qui dit mieux. Je suis retraité et mon instint me disait pendant cette campagne électorale que ce morveux conduirait la FRANCE. dans la MERDE. Il massacre les retraités et aide les voyous qui viennent
ENVAHIR notre beaux Pays en commettant des crimes tout en profitants de tous les privilèges soustraits aux bons et loyaux FRANÇAIS DE FRANCE. Je suis FIER de ne pas avoir voté pour ce morveux qui se fait ridiculiser par deux gangsters Antillés en se collant au buste de l'un d'entre eux comme une pute en manque de b...s.

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