Pour la liberté économique et la concurrence fiscale

Faire un don

Menu


Pour la liberté économique et la concurrence fiscale


fr.irefeurope.org

Accueil > Publications > Articles > Les supercheries de la transition énergétique

Les supercheries de la transition énergétique

jeudi 18 mars 2021, par Gabriel Collardey

En décembre dernier, invité de l’émission 28 minutes sur Arte, le président de Greenpeace France détaillait une stratégie de transition énergétique composée à 100% d’énergie renouvelable pour 2050. Dans l’esprit des écologistes, ce doux fantasme repose sur du vent, car ni la technologie actuelle de stockage d’électricité ni l’efficience des énergies renouvelables, solaire, éolien, géothermique, ne sont en mesure de répondre aux besoins énergétiques d’un pays comme la France.
D’une part, la doxa très répandue que les énergies renouvelables sont l’avenir de l’humanité, en vue d’une production électrique sans émission à effet de serre ni pollution, est un mythe.
D’autre part, une transition énergétique efficace passe en l’état par le nucléaire, que cela prenne la forme de réacteur à fission ou à fusion nucléaire.

Quand les écologistes prônent la décroissance pour répondre à l’urgence climatique, les libéraux prônent l’investissement technologique, l’innovation et la responsabilité individuelle.

Le discours écologique des politiques cache une réalité bien sombre

Les ONG, les écologistes, les gouvernements font l’apologie des énergies renouvelables ou de la voiture électrique contre le diesel. Cependant, Arte, le 24 novembre dernier, diffusait un reportage intitulé « la face cachée des énergies renouvelables », qui montrait les pollutions faramineuses induites par l’extraction des terres rares, notamment en Mongolie intérieure.

L’extraction des terres rares, matières premières existant en faible quantité, est une opération très complexe car elles sont situées très profondément dans le sous-sol. Il faut imaginer qu’il est nécessaire de broyer plus de 1000 tonnes de roche pour extraire un kilogramme de germanium, un matériau servant notamment à la production de cellules photovoltaïques. De plus, le processus de purification et de raffinement est extrêmement nocif. Guillaume Pitron a montré que 90% des habitants d’un village dans le nord-ouest de la Chine ont dû partir, à cause de la pollution des sols et de l’eau par les solvants chimiques utilisés.

Pour se donner bonne conscience, les hommes politiques vantent les mérites de ces énergies en passant sous silence le fait que la pollution induite est supérieure à celle de la production d’électricité par une centrale nucléaire. Guillaume Pitron dénonce cette hypocrisie ainsi que celle des ONG, qui promeuvent une transition énergétique à base d’énergies renouvelables mais se battent pour faire fermer les mines qui produisent les ressources nécessaires à leur fonctionnement.

L’exemple frappant de la voiture électrique

Présentée comme une alternative écologique et propre aux voitures diesel, la voiture électrique n’est pas aussi irréprochable qu’il y paraît. C’est ce qui ressort de l’ « Analyse du cycle de vie » (ACV), un indicateur qui fait consensus. Il permet de calculer le degré de pollution de l’extraction des matériaux pour préparer le véhicule à son recyclage et montre que le processus industriel de production de la voiture électrique est plus énergivore et polluant (de l’ordre de 3 à 4 fois plus) que pour une voiture thermique. Il ne faut pas oublier non plus qu’une voiture électrique utilise l’électricité produite par des centrales thermiques (charbon, gaz) et rejette donc des gaz à effet de serre. La revue Nature Energie a démontré qu’une voiture rechargée avec de l’électricité produite par des centrales thermiques est plus polluante qu’une voiture thermique. Autre élément, des voitures électriques en plus grand nombre nécessiteraient un déploiement plus important de bornes de recharge, donc une augmentation de la demande en énergie électrique, à laquelle les énergies renouvelables ne pourront pas répondre… Il faudra, dans pas mal de pays, compenser avec des centrales thermiques. L’Allemagne en fournit un exemple : la nuit, leurs éoliennes sont à moins de 5% de leur capacité et les panneaux photovoltaïques ne peuvent fonctionner, obligeant à recourir massivement aux centrales à charbon.

Il est aisé de préparer des plans marketing d’investissement public dans la transition énergétique quand cette révolution ne pollue que des espaces lointains et que les forages sont interdits dans notre propre sol. Ce qui se joue aussi à moyen-long terme, c’est une ultra dépendance en terres rares, donc envers la Chine. Elle produit 55% du vanadium, 77% de l’antimoine, 84% du tungstène. Matériaux utilisés dans la fabrication de voitures électriques, d’éolienne, de panneaux solaires.

Concrètement, la Chine dispose d’un levier géopolitique important car c’est l’un des seuls pays ayant assumé le coût environnemental de l’extraction de ces terres rares. La France dispose de quelques ressources, notamment du tungstène, de l’antimoine ou de la barytine mais se garde bien d’en autoriser l’extraction à grande échelle. Guillaume Pitron défend la réouverture des mines afin de réduire notre dépendance à la Chine et d’assurer une souveraineté minérale à la France, notamment grâce à la Guyane et la Nouvelle-Calédonie.

Les attaques envers le nucléaire sont inconscientes et inconsidérées

L’énergie nucléaire produit en France près de 75% de notre électricité. D’après l’Analyse du cycle de vie, une centrale nucléaire émet moins de 10 gr CO2/ Kwh contre 14 pour l’éolien et 60 pour le photovoltaïque. La plupart des critiques portent sur les déchets ou la sécurité. Il convient de rappeler que les incidents sont très rares (949 de niveau 0 en 2017, selon ASN) et que les réacteurs EPR de nouvelle génération consomment 7 à 15% de moins que les réacteurs classiques. Ils peuvent en outre utiliser du combustible recyclé, ce qui réduit la quantité de déchets.

Les retards et les surcoûts liés à la construction de l’EPR de Flamanville relèvent bien plus de l’incompétence de l’administration publique que de problèmes technologiques. Car la Chine a construit un EPR en moins de 10 ans, qui fonctionne - les travaux de l’EPR de Flamanville, eux, ont commencé en 2007 ! Surtout, comme l’explique la Société française de l’énergie atomique, la France, ayant délaissé l’énergie atomique pendant près de 15ans, a perdu de nombreux savoir-faire.

Encore un mot sur la fusion nucléaire. Un site d’essai est en construction dans le sud de la France à Cadarache, les premiers essais devraient débuter en 2025. La fusion, si elle est maîtrisée, sera un véritable atout de transition énergétique puisqu’elle permet une production d’électricité supérieure aux réacteurs actuels tout en produisant très peu de déchet.

Enfin, faut-il rappeler que les Français sont majoritairement en faveur de l’énergie nucléaire ?
En effet, 59% se déclarent en faveur de cette énergie selon un sondage d’Odoxa commandé par Aviva.

Sources :
Wattez, EricGadault Thierry, EPR : pourquoi les Chinois y arrivent et pas nous ? Capital, 5 février 2020
London Ernest, Les métaux rares, le visage sale des technologies « vertes », Reporterre, 10 février 2018
Société Française de l’Energie Atomique, NOTE SFEN, Urgence climatique : peut-on se passer de l’énergie nucléaire ? Octobre 2018
Safe Drinking Water Foundation, Exploitation minière et la pollution de l’eau, 2019
Pitron Guillaume, La face cachée de la révolution verte, Les Echos Planète, 11 janvier 2021
Pitron Guillaume, La guerre des métaux rares, Edition LLL, 2018
Pérez Jean-Louis et Pitron Guillaume, reportage la face cachée des énergies vertes, Arte, 24 novembre 2020
EEA report, Electric vehicles from life cycle and circular economy perspectives, 2018
ADEME, élaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaza effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques, VP de segment b (citadine polyvalente) et VULa l’horizon 2012 et 2020, 2021

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Les-supercheries-de-la-transition-energetique

Vos commentaires

  • Le 19 mars à 04:55, par catier En réponse à : Signalement Erreur. supercheries de la transition énergétique

    L’énergie atomique fourni 75 % de l’électricité en France alors qu’il est écrit qu’elle en fournit 15 %…

  • Le 19 mars à 05:02, par Laurent46 En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    Il serait grand temps d’enfermer définitivement tous ces colons extrémistes, socialement assistés et visiblement incultes et irresponsables qui polluent la vie de toute la population et en premier chef les écolos qui par l’écoute des politiques de tous poils pour seulement créer de nouvelles taxes et contraintes et par les médias majoritairement faits du même bois d’idiotie. Mais peut-être que cette culture de l’idiotie primaire à atteint un tel niveau que le point de non-retour semble déjà largement atteint. Le niveau d’immaturité sociétale en est au point de réclamer le beurre et l’argent du beurre tout en attendant que le temps passe à travers loisirs et vacances perpétuelles.
    Dans tous les cas cela est devenu un art de vie dans le monde public auquel on n’impose pas les mêmes règles qu’à ceux qui triment jour et nuit pour apporter un peu de richesse, de moins en moins nombreux aspirant majoritairement à entrer dans le monde public Français. Mais bien plus grave encore que ce monde public qu’il soit local ou national se prend à la fois pour le nombril et le poumon de la France parfois même du monde et que là aussi le point de non-retour est largement atteint, c’est aussi mathématique.
    Tout cela n’est pas bon présage pour l’avenir d’un pays largement dépendant de l’assistanat, chose qui a ses limites qui sont atteintes déjà sans que tout e monde public en soit trop prétentieux et dépendant pour s’en rendre compte.

  • Le 19 mars à 05:55, par Petit Gaël En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    Merci pour cette contribution très intéressante. En revanche, je ne crois pas que le nucléaire ne produise que 15% de notre électricité. On n’est pas plutôt à 50% ?

  • Le 19 mars à 06:07, par ROBINEAU En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    Il me semble voir une coquille grave dans cet article : ce n’est pas "L’énergie nucléaire produit en France près de 15% de notre électricité" mais n’est-ce pas plutôt 75% ?

  • Le 19 mars à 06:16, par Nicolas Lecaussin En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    Tout à fait, coquille, ce n’est pas un 1 mais un 7 : 75 %. Merci pour votre vigilance.
    Cordialement,
    NL

  • Le 19 mars à 06:17, par Nicolas Lecaussin En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    Tout à fait, coquille, ce n’est pas un 1 mais un 7 : 75 %. Merci pour votre vigilance.
    Cordialement,
    NL

  • Le 19 mars à 06:18, par Nicolas Lecaussin En réponse à : Signalement Erreur. supercheries de la transition énergétique

    Tout à fait, coquille, ce n’est pas un 1 mais un 7 : 75 %. Merci pour votre vigilance.
    Cordialement,
    NL

  • Le 19 mars à 06:54, par GERMAIN Thierry En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    Vous devez également évoquer l’EMPRUNTE FONCIERE (densité énergétique). Quelle surface au sol pour produire 1 kw installé ? Le rapport en faveur du nucléaire est écrasant.

    Les baveux écolos devraient être astreints à suivre le cours de MINES PARIS TECH pour acquérir les concepts de base. Idem pour les journalistes, fussent-ils de "France inculte". Idem pour Madame Ségolène Royal, dont l’emprunte "éolienne" et dans les comptes financiers de la région Poitou Charentes est mémorable. (Merci pour Bordeaux, merci pour Siemens).

  • Le 19 mars à 07:08, par GERMAIN Thierry En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    Vous devez évoquer aussi L’EMPRUNTE FONCIÈRE, favorable au nucléaire dans une proportion ECRASANTE.

    Ces écologistes, avant que leurs dires soient diffusés, devraient être astreints à répondre à un questionnaire niveau Brevet des Collèges et/ou à suivre le cours d’énergétique de MINES PARIS disponible sur vidéos. L’astreinte devrait être étendue aux journalistes conformément à la Charte de Münich.

  • Le 19 mars à 11:04, par Michel Fournier En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    Bonjour,

    On parle toujours des éléments nécessaires pour la construction des éoliennes et panneaux solaires ( terres rares entre-autres )

    Mais on oublie toujours les travaux de génie civil nécessaires pour qu’une éolienne puisse être érigée : un trou énorme - je crois de l’ordre de 30 m3 - que l’on va remplir de béton ferraillé ce qui implique de créer des routes dans des endroits sauvages, des convois de bétonnières, en gros une vingtaine car le béton doit être coulé en une seule fois.
    En fin de vie, quid du traitement des pales et autres composants que l’on ne sait pas traiter. Et la zone où a été érigée l’éolienne devient une zone morte....

  • Le 19 mars à 11:34, par NOEL En réponse à : Production éoliennes

    Mentionner la production électrique d’ une installation en la rapportant à la consommation par foyer ou par habitant et non en termes d’ énergie (Kwh) comme on peut le constater dans de nombreux projets de parcs d’ EnR , panneaux solaires ou éoliennes, est trompeur et malhonnête. Cette méthode ( prévisions de production non chiffrées), permet de faire miroiter au futur utilisateur des possibilités bien au dessus de la réalité sans risquer des poursuites ultérieures pour annonce mensongère
    D’ après les statistiques d’ EDF, la conso annuelle d’ électricité d’ une famille en France, , incluant cuisine, eau chaude sanitaire et chauffage se situe entre 13 et 18 Mwh., sans le chauffage entre 6 et 8 Mwh
    A titre d’exemple d’ annonce fallacieuse, le parc éolien de CRECY S/SERRE : ce projet prévoit une production annuelle de 56 000 MWH permettant d’ alimenter 12 000 foyer, chauffage inclus
    Ce genre d’ annonce est une énorme tromperie
    Pour répondre aux besoins réels de 12 000 foyers, 30 % avec chauffage, , la production du parc de CRECY S/SERRE devrait se situer vers 150 000 MWH
    Si ces 12 000 foyers sont tout électrique, la production devra être au moins de 180 000 Mwh et non 56 000 !!!!
    Une famille n’ est pas une unité de mesure. L’ énergie électrique est généralement quantifiée en Kwh ou ses multiples. Les compteurs électriques du monde entier ne procèdent pas autrement

    Nos élus responsables devraient se montrer plus circonspects vis a vis de déclarations de promoteurs qui leur font miroiter des revenus complémentaires pour leur commune ou leur région. Un tel comportement face à un promoteur immobilier
    entrainerait le risque de retrouver ces élus devant un tribunal

  • Le 19 mars à 19:31, par janin En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    même l’ADEME le dit : oui on peut se passer TOTALEMENT du nucléaire :

    https://www.revolution-energetique.com/100-de-renouvelables-en-france-cest-possible-le-rapport-qui-fache-edf-le-lobby-et-le-president/

    Pour ce qui est de la fusion nucléaire, gabriel n’a pas l’air de savoir que ca ne marche pas, et c’est pas faute d’avoir investi un "pognon de dingue" depuis plusieurs septennats, puis quinquennats : quand ca veut pas, ca veut pas !!

    enfin, puisque gabriel semble n’avoir vu qu’un reportage de arte dans sa life sur la pollution liée à l’extraction des terres rares, il faudrait qu’il regarde tous les autres qui parlent de l’enfouissement "réversible" de déchets nucléaires dont on ne connait pas exactement la composition, la dépollution des anciens sites miniers français, la "gestion" du stock d’uranium appauvri qui est devenu un déchet depuis qu’on a totalement arrêté le recherche sur les réacteurs à neutrons rapides (Superphenix puis Astrid).

    Qu’il jette un œil aussi aux reportages qui traitent des vedettes de Creusot Forge, qui savent si bien fabriquer des générateurs de vapeurs, puis cacher leurs boulettes, et finalement faire valider les défauts

    Les pièces de nos centrales qui sont en "exclusion de ruptures" sont fabriquées en n’imaginant même pas ce qu’il se passerait si ça pétait quand même (pas de plan B) : ces pièces contiennent des teneurs en carbone 2x trop importantes à certains endroits, ce qui réduit leurs contraintes de rupture...

    La cerise sur le gâteau, c’est les taux de radioactivité "acceptables" qui remontent en cas d’accident nucléaire : "restez chez vous, c’est OK", et de toute manière on n’a pas les assurances pour reloger tout le monde.

    C’est ca l’industrie nucléaire en vrai : l’État crache au bassinet et ferme les yeux sur pas mal de déficits, pollutions, manipulation des chiffres...

    Non, la "pollution induite" des énergies renouvelables ne sera jamais "supérieure à celle de la production d’électricité par une centrale nucléaire", c’est mentir à ses lecteurs de l’écrire.
    Les couts du kW.h nucleaire et renouvellable se sont croisés il y a quelques années : le graphique est une croix parfaite : l’atome qui monte toujours, le vent et le soleil qui baissent encore

    Se donner bonne conscience en disant qu’on utilise du "combustible recyclé" est un gros pipeau de plus : la part de MOX dans le rechargement des centrales est infime, et génère des déchets encore plus hautement toxiques : la fausse bonne idée !

    Pour gabriel, les retards et surcouts de l’EPR ne seraient pas lié à des "problèmes technologiques" !! C’est une blague peut etre ?

    Enfin, le lien vers le sondage ODOXA pointe vers une page qui dit l’inverse : les français sont à 53% contre l’énergie nucléaire

  • Le 20 mars à 10:44, par GEGE42 En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    Merci pour cet article bien documenté, la réalité de l’énergie électrique nucléaire est bien éloignée des discours catastrophistes perpétuellement déversés dans les médias par les dogmatiques antinucléaires que "janin" démontre parfaitement s’il le fallait dans le post ci-dessus.
    Je ne le commenterais pas car je pense que les lecteurs sont suffisamment informés à ce jour pour relever toutes les inexactitudes et les approximations mensongères.

  • Le 20 mars à 20:46, par dressou En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    Bonsoir

    Je suis toujours en questionnement par rapport au postulat que l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère est responsable du réchauffement climatique : cette augmentation a été calculée par à l’aide de modèles et d’’ajustement des données brutes modèle très simplifiés par rapport aux variables de la réalité observable.

    Comment peut on croire à la fiabilité de la moyenne globale de température de la terre et des océans .
    Plus pragmatiquement est-ce que ce concept mathématique a un sens ?)

    Mon professeur de physique au lycée, pour parler de l’aspect particulier des mesures des températures et de leur manipulation mathématique nous racontait une anecdote amusante mais qui pose néanmoins quelques questions : si vous voulez trouver la température moyenne idéale pour votre corps, vous placez votre tête dans le frigo -10° et vos pieds dans le four moyennement chauffé + 70° ... la moyenne est donc de 80 / 2 = 40 donc la température de 30° ( - 10 + 40 ou bien 70 -40 ) est idéale... sous les tropiques.

    Sur longue période on calcule des variations de quelques fractions de degré alors que les stations terrestres subissent des changements importants ( plusieurs degrés) du fait de l’urbanisation et de la concentration de certaines industries dans certains pays ou régions et que les observations par satellites n’existent que depuis quelques dizaines d’années ce qui est extrêmement court pour faire des analyses d’évolution du climat.

    Il me semble important de réfléchir à la validité de ce concept et de ce postulat avant de plonger directement sur les conséquences potentielles de l’influence de l’élévation du CO2 dans la montée des températures ... et donc de la responsabilité de l’humanité dans cette évolution.

    De nombreuses observations montrent que les changements au cours des cycles climatiques de glaciation et d’inter-glaciation sont d’un ordre de grandeurs sans commune mesure avec ce qui est observé depuis un ou deux siècle et nous propose de sauver la planète qui en a connu de bien pire... de même que l’Homme depuis quelques centaines de milliers voir quelques millions d’années...

    Je précise que je suis passionné par les périodes préhistoriques et la capacité d’adaptation de l’humanité aux vrais changements climatiques ( les glaciations, le niveau des océans qui a baissé de plus de 100 mètres , etc... )

    Ayons parfois un peu de bon sens et surtout ayons à coeur de vivre sans avoir peur des risques liés à toute vie animale, végétale, humaine. J’ai toujours été frappé par une expression concernant le sommeil qu’un explorateur a découvert en Amazonie . Ce repos nocturne était nommé "la petite mort de chaque nuit" est-ce si effrayant ?

  • Le 21 mars à 09:17, par CHEVALIER Michel En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    Luter contre le CO2, pour quoi faire ?
    J’attends toujours la preuve scientifique ou par l’expérience que le CO2 est un gaz à effet de serre !

    Que de nombreux scientifiques (mais pas tous) l’affirment n’est pas une preuve. Plein de bon sens COLUCHE avait dit que "ce n’est pas parce que tout le monde répète la même c.....ie que ça
    devient une vérité"

    Au XVe siècle tout le monde croyait que la Terre était plate, aujourd’hui certains le croient encore.
    Les réchauffistes ont de beaux jours devant eux !!

  • Le 31 mars à 08:48, par Jean-PIerre Bardinet En réponse à : Facteurs de charge vs puissance nominale

    Le facteur de charge de l’éolien est de 21% environ. Celui du solaire 14%. Ce sont des performances minables, et, de plus, la production de ces EnR est aléatoire, non correlée aux variations de la demande. Pire, EDF est obligé d’acheter les productions des EnR, même quand il n’en a pas besoin et il la revend souvent à perte.

    Le cauchemar d’un producteur d’électricité, c’est la couverture de l’heure de pointe du soir, notamment en hiver. Or, l’expérience montre que les EnR sont en général aux abonnés absents en HP hivernale du soir, par temps froid anticyclonique. Ce sont donc des sources d’électricité fatales, qui peuvent faire s’effondrer le réseau européen. Quand donc nos politiques comprendront-ils que les EnR, sont inutiles et néfastes, du fait de leur intermittence, de leur prix élevé du kWh, de leur mauvais bilan carbone (15g CO2/kWh pour l’éolien et 55 g CO2/kWh contre -g CO2/kWh pour le nucléaire) et de leurs atteintes à l’environnement ?

  • Le 8 août à 10:56, par PICOT En réponse à : Les supercheries de la transition énergétique

    Excellent article, bravo. On peut aussi raisonner de façon plus simple : le pouvoir, actuellement et depuis longtemps, n’oeuvre pas vraiment pour améliorer notre bien être. Donc, s’il nous pousse vers la voiture électrique et autres fariboles, comme les éoliennes, ce n’est sûrement pas pour notre bien. Méfiance, méfiance !

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Lettre Libertés

Suivez les publications de l'IREF, inscrivez-vous gratuitement à notre lettre journalière