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Les risques du virus pour nos libertés et comment y échapper

lundi 17 mai 2021, par Jean-Philippe Delsol

Après la chute du mur de Berlin, le monde a eu tendance à se libéraliser. Pour le moins les échanges mondiaux ont connu un développement spectaculaire pendant que les droits de douane et les entraves règlementaires au commerce baissaient. Durant cette période et du fait de cette libération des échanges, la grande pauvreté a reculé de manière considérable, passant de 40% de la population mondiale à moins de 10%.

Après les crises du 9 septembre2001, puis celle des subprimes et de Lehman Brother en 2008, et tandis que les Etats agitaient déjà les peurs climatiques et terroristes, la crise de la Covid a été le détonateur sanitaire qui a permis aux Etats de justifier une emprise plus complète encore sur la collectivité.

Quels domaines de liberté nous reste-t-il ?

Avec la pandémie, l’Etat a multiplié les mesures pour s’immiscer dans la vie des familles, dans l’organisation des entreprises, pour contrôler la liberté d’aller et venir et le travail des salariés, pour limiter le commerce, décider de nos soins, entraver l’exercice des cultes ….

La liberté devient l’exception. Un pays libre est celui dans lequel tout ce qui n’est pas interdit est permis. Un état totalitaire est celui dans lequel tout ce qui n’est pas autorisé est interdit, fut-ce au nom d’un virus.

L’exceptionnel devient l’ordinaire. Les dépenses publiques françaises atteignent le niveau des pays collectivistes et ne baisseront pas de sitôt. Les Etats s’endettent en espérant qu’ils ne rembourseront pas. Mais ne pas payer ses dettes coute toujours plus cher, en inflation ou en perte de confiance des préteurs, que de les payer. Ils espèrent que la croissance suffira alors à les payer, mais il faut craindre que ce soit l’impôt.

L’Europe centralise

Les Etats européens organisent des plans de sauvetage au niveau européen. C’est une couche technocratique supplémentaire qui vient nuire au caractère opérationnel des décisions et dilue les responsabilités. Le financement européen apparaît surtout comme un moyen pour la Commission d’intervenir dans la politique des Etats nationaux en soumettant l’octroi des aides européennes à des conditions diverses et variées qui représentent autant d’ingérence dans la politique des Etats à l’encontre des règles de subsidiarité qui devaient présider à la construction européenne.

Les Etats eux-mêmes font du chantage. A leur tour, ils distribuent des aides aux entreprises sous condition que celles-ci respectent des règles écologiques, sociales, financières… L’Etat prête ou garantit des prêts aux entreprises et quand celles-ci ne pourront pas rembourser, l’Etat se saisira de leur capital. Le pilotage des entreprises est transféré à la technocratie de manière insidieuse. C’est une collectivisation sans nationalisation.

Le secteur public enfle et les réglementations aussi car les fonctionnaires n’ont jamais rien de plus pressé que de produire du règlement pour se montrer utiles. Et plus il y a et de fonctionnaires, plus ils veulent dépenser, plus le coût de l’Etat augmente, plus le fardeau à la charge des contribuables est pesant et plus la société est découragée d’entreprendre, plus le pays s’appauvrit ou moins il s’enrichit. Un cercle vicieux qui n’a de fin que dans la rupture ou l’effondrement.

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