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La Constitution, ennemie des réformes

A l’occasion des 60 ans de la Constitution de 1958, on a beaucoup écrit et commenté dans les médias. La plupart des analystes semblent se réjouir de ce texte qui avait mis fin à l’instabilité politique de la IVe République. En effet, mais c’est une Constitution construite essentiellement autour du pouvoir présidentiel, pas sur la défense des libertés et des droits individuels.

Il faudrait se rappeler l’ouvrage de Jean-François Revel intitulé L’Absolutisme inefficace ou contre le présidentialisme à la française (1992). Toujours d’actualité, il résume parfaitement les défauts du texte de 1958. Réquisitoire implacable contre le système politique de la Vème République, cet ouvrage mince (moins de 200 pages) mais, ô combien, concis, riche et complet, dénonçait le paradoxe de l’omnipotence du pouvoir exécutif français devenu avec le temps d’une saisissante inefficacité. Nous vivons dans une « démocrature », tenait à préciser Revel. Il s’agit d’un régime autoritaire dans lequel l’Elysée décide à la place de tout le monde et dans tous les domaines, sans consulter personne (surtout pas l’Assemblée) et qui ne peut déboucher que sur des décisions arbitraires.

Toutes les tares de notre régime présidentiel sont analysées par Revel : la « fiction » du Premier ministre se trouvant à la merci de l’Elysée et lui servant de fusible en cas de retournement de conjoncture ; une Assemblée inexistante et incapable de s’opposer à l’exécutif ; une présidence paradoxale car omnipotente et incapacitante à la fois : et enfin, un absolutisme présidentiel se situant au-dessus des lois et s’appuyant sur l’illusion de la communication et les excès de la dépense publique. De plus, le président peut très bien dissoudre un Parlement qui ne serait pas à ses ordres. Le système de nominations de la présidence de la République n’est pas tellement différent de celui de la monarchie absolue.

Le roi s’entourait de fidèles qu’il nommait à des postes de conseillers. Quelque chose a changé aujourd’hui ?

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