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Après le virus, laissez-nous faire !

lundi 20 avril 2020, par Nicolas Lecaussin

Dans un article publié le 15 avril dernier dans le Wall Street Journal, le célèbre éditorialiste Daniel Henninger, inquiet par les conséquences économiques dramatiques du confinement, propose, ni plus ni moins, que les pouvoirs publics soient confinés et que les individus comme les entreprises se prennent en main pour redresser la barre.

Ses propos concernent l’Amérique mais on pourrait très bien les appliquer à la France. On le sait maintenant. L’Etat obèse et les dépenses publiques les plus élevées au monde n’ont pas réussi à préserver la France du virus. Pire, notre pays fait partie des plus touchés, avec un nombre de décès qui pourra même le classer parmi le trio mondial de tête. Ce ne sont ni les moyens, ni le nombre de fonctionnaires qui ont manqué. Ni l’interventionnisme politique, nos décideurs étant les plus actifs et n’hésitant pas à nous dire, chaque jour, ce qu’il faudrait faire. L’échec est évident. Il est temps de changer de curseur en donnant la possibilité aux Français de redresser le pays.

Moins d’impôts, moins de réglementations et plus de libertés devraient guider la France de l’après-coronavirus. Il faudra aplanir tous les obstacles à la création d’entreprises et d’emplois. En supprimant les 35 heures (à l’hôpital aussi après avoir dû admettre, enfin, les dégâts). En améliorant le marché de l’emploi : plus grande liberté de licencier au moins pour les entreprises de moins de 50 salariés, SMIC flexible avec des montants différents en fonction des régions et de l’ancienneté des employés. La distanciation sociale et le télétravail, qui perdureront après la fin du confinement, devraient même faciliter les nouvelles libertés dans le monde de l’emploi. Moins de normes et de réglementations, cela signifie aussi moins de temps perdu pour les entrepreneurs qui retrouveront le temps de mieux et plus s’occuper de leur entreprise.

C’est le libre échange qui a enrichi nos sociétés. Il faut le rendre encore plus libre tout en gardant un minimum de normes à respecter. Nos chefs d’entreprise auront besoin des marchés mondiaux pour se développer et ceux qui prônent aujourd’hui la fin de la mondialisation ne réalisent pas que cela représenterait la fin de milliers et de milliers de sociétés qui font leur chiffre d’affaire à l’exportation. Sans compter celles, nombreuses, dont les produits utilisent de très nombreuses pièces étrangères. Dans une interview accordée au journal Le Parisien (17 avril), l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement soutient (non, ce n’est pas une blague) que « la crise actuelle a périmé l’idée du tout-marché ». Là où l’Etat et les services publics ont failli malgré d’énormes moyens, Chevènement voit l’échec du marché ! C’est justement le marché et le privé qui devront prendre le relais. C’est le laissez-faire qui redressera la France, pas la planification étatiste.

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Apres-le-virus-laissez-nous-faire

Vos commentaires

  • Le 21 avril 2020 à 09:49, par MERMET En réponse à : d'accord sur le principe

    vous critiquez l'état et les fonctionnaires, et je suis complètement d'accord avec vous. Mais pour faire changer quelque chose, il faut supprimer les subventions de l'état et du patronat aux syndicats. N'importe quelles réformes a été saboté par les syndicats, et je ne comprend pas que vous ayez peur de faire le bilan des pertes économiques que les syndicats nous ont fait perdre sur les 10 dernières années. Ils ont crée une mentalité négative vis à vis du travail et du fait de gagner de l'argent.Que c'est devenu traumatisant pour tout personne qui demande, face à la situation d'aujourd'hui de travailler plus, en mettant de côtés certaines règles d'horaire pour que l'on puisse survivre.On a vu récemment la réaction de la CGT. Bon courage

  • Le 21 avril 2020 à 12:33, par Ainera En réponse à : Un ange passe...

    Cessons de rêver avec des y’àqua et faukon ...
    l’histoire de notre pays depuis plus de 2 siècles et le « confinement intellectuel » depuis la Libération, entretenu par une classe politique qui a abdiqué toute responsabilité et confié les manettes à une caste technocratique depuis 1968/1969, devraient pourtant nous ouvrir les yeux !
    Tant que nous n’aurons pas faim- au sens physiologique- rien ne sera possible et surtout pas un commencement de perspective de redressement de notre peuple qui préfère, majoritairement, vivre couché !
    Entre le capitalisme de connivence et les rentes- incompatibles avec le seul libéralisme ( Liberté Responsabilité Propriété et Sûreté )-, et le communisme soft qui imbibe toutes les strates de notre société, chaque individu se débat pour survivre mais n’a plus aucune ambition

  • Le 22 avril 2020 à 18:35, par Marcus Vinicius

    Si c'était suffisant ça se saurait.
    Les Vénézuéliens ont faim, et pour autant le socialisme et la dictature s'y maintiennent.
    Je ne suis pas du tout certains, par ailleurs, que les français perçoivent les causes de leurs malheurs. Même au fond du gouffre ils se plaindront des excès du capitalisme. Vous verrez, même lorsqu'à la fin de l'année nous serons à 125 % de dettes, 65 ou 70 % de dépenses publiques dans le PIB, ils se plaindront des méfaits du libéralisme.

  • Le 25 avril 2020 à 14:02, par Sonja

    D'accord avec Mermet. Toutes subventions de l'Etat, aux syndicats, associations frauduleuses, aux grandes entreprises, CICE, Conseil économique et social, toutes les commissions "missi dominici" qui n'ont aucun ressortissant de terrain, etc... Et tout se remettra en route. Stop aux 35H qui ont plombé le pays, rétablir l'Education Nationale dans son projet initial et non tronquée depuis 40 années de nivellement devenue une "machine à décérébrer" les jeunes à qui on donne un diplôme, indigne d'un pays comme la France. spoïl système comme aux USA au lieu de conserver les mêmes gauchos dans les ministères. Stop aux gaspillages par milliards accordés pour la CMU, AME, APA, et autres trouvailles pour aspirer des populations qui n'ont rien à faire ici. L'argent donné à l'Afrique depuis des décennies ne tarit pas les flots qui encombrent les cités.
    C'est pourtant tellement bon d'apprendre de connaître...

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