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Programme Macron :
Les retraités ont du souci à se faire !

Après une longue attente, le programme Macron vient à peine d’être publié qu’il pose déjà de graves questions à une catégorie électorale qui réunit pas moins de 17 millions d’électeurs : les retraités. En effet à la lecture attentive du document, ceux-ci peuvent dés à présent légitimement nourrir plusieurs sujets d’inquiétudes quant au maintien de leur pouvoir d’achat.

1 – Le premier a trait à l’augmentation générale de 1,70 point du taux de la CSG. On sait que, comme tous les autres revenus de remplacement, les retraites bénéficient d’un taux spécifique à 6,60%. Certes le candidat précise qu’échapperont à l’augmentation les retraités bénéficiant de taux réduits, mais sans précisément indiquer lesquels, si bien qu’on ne sait pas si le taux spécifique de 6, 60% inférieur au taux de droit commun de 7, 50% fait ou non partie desdits taux réduits. Pire encore, rien n’indique dans le programme si c’est ce taux qui sera augmenté de 1,70% auquel cas la CSG retraite passerait à 8,30% (soit une augmentation quand même de plus de 25%) ou si tout simplement les retraités rejoindront d’abord le taux général de 7,50 % avant l’application de la majoration de 1,70 point, soit alors un prélèvement total de 9,20% auquel cas l’augmentation de 2,60 points passerait à près de 40% ! Or on sait que dans un programme, l’ambiguïté profite toujours au candidat, jamais à ses électeurs !

2 – Même incertitude, même ambiguïté, à propos du sort des deux cotisations maladie (1,00%) et dépendance (0,30%) qui pèsent sur les retraites. Si on sait bien que les cotisations maladies et chômage disparaitront des retenues salariales en procurant donc aux salariés une économie de 3,10% sur leur salaire, rien de semblable n’est annoncé quant à l’éventuelle suppression de la cotisation maladie des retraités, ni de celle de leur contribution dépendance.

3 – Si donc pour les salariés le calcul de l’incidence nette de la réforme est simple et aboutit à une économie de 3,10 – 1,70 = 1,40% (par souci de simplification, tous nos calculs négligeront la réduction de base de 1,75%) de leur salaire augmentant conséquemment leur pouvoir d’achat, il en va tout autrement pour les retraités laissés piteusement dans l’incertitude. En effet, sauf -hypothèse peu probable- à ce que le taux de 6,60% soit considéré comme un taux effectivement réduit, ils peuvent espérer au mieux que leur pouvoir d’achat ne sera amputé que de 1,70 – 1,30 = 0,40%, si la déduction des cotisations maladie et dépendance est admise, alors que dans le cas contraire, il pourra l’être au pire de 2,60% (= 9,20 - 6,60). De toute manière face à l’impôt, il est clair que le plan Macron opère une discrimination au détriment des retraités, puisque ces derniers seraient pour l’instant les seuls à laisser des plumes dans la réforme, qui profite au contraire à l’ensemble des salariés et plus largement encore aux autres actifs. L’écart est significatif puisqu’en période de quasi-blocage des pensions, les actifs gagneraient :

- 1,40% là où les retraités perdraient au moins 0,40% (écart résultant avec les salariés = 1,80%, soit 1,40 + 0,40),
- plus probablement 1,70% pour une CSG à 8,30% (écart comparatif résultant porté alors à 3,10%, soit 1,40 +1,70)
- et peut-être même 2,60% pour une CSG à 9,20% (écart comparatif résultant = 4,00%, soit 1,40 + 2,60).

Il s’agit de toute manière d’un sérieux coup de canif à l’équilibre entre les générations, comme si, avec ce déclassement des retraités, s’enclenchait sournoisement cette euthanasie financière qu’appellent de leurs vœux plusieurs économistes. Ces derniers visent en effet à réduire drastiquement le poids des retraites au profit d’autres acteurs, mais en oubliant tout simplement qu’avant de percevoir leurs pensions, la plupart des retraités ont acquitté durant quatre décennies au moins de lourdes cotisations qui devraient leur avoir acquis quelques droits. Quoi qu’il en soit, cet arbitrage entre actifs et retraités, ouvertement défavorable aux derniers, qui plus est, réduits au pain sec ces dernières années, mérite au moins quelques sérieuses explications. Or pour l’instant, on est obligé de constater qu’elles font cruellement défaut et que le candidat est particulièrement discret sur ce point important de son programme.

4 – Par ailleurs, le candidat veut s’en prendre à l’emploi des provisions des régimes de retraites qu’il souhaite rediriger à hauteur de quelque 15 à 20 milliards d’euros en direction de l’investissement en entreprise, via notamment des fonds de pension. Sans nécessairement critiquer cette orientation destinée à redynamiser notre économie, on ne peut reprocher aux retraités de nourrir quelque appréhension vis-à-vis d’une réforme qui n’est pas exempte de risques, si on ne l’assortit pas de sérieux garde-fous. Or on peut douter sérieusement de la compétence et de la pertinence des autorités publiques pour définir ces garde-fous, alors que malgré leurs innombrables corps de contrôle et d’inspection, tous plus prestigieux les uns que les autres, elles n’ont pas su éviter toute une série des désastres financiers comme la faillite du Crédit Lyonnais, la recapitalisation forcée d’Air France, la descente aux enfers d’Aréva, le lent dévissage d’EDF ou la claudication persistante de la SNCF, tout le monde s’accordant en sus pour dénoncer la piètre qualité d’actionnaire de l’État. Bien entendu de ces garanties, de ces précautions indispensables pour que les fonds de pension à la française soient rigoureusement sélectionnés, prudemment gérés et sérieusement contrôlés par des autorités de préférence privées et strictement indépendantes, pas un mot comme si le plus important était que le monde financier puisse fondre sur une nouvelle épargne dont il s’empresserait d’extraire d’intéressantes commissions, sans avoir à garantir raisonnablement la sécurité, ni la pérennité de ses choix.

5 – Toujours à propos d’épargne, on sait qu’en moyenne chaque Français épargne environ 16% de ses revenus annuels. Or compte tenu des incertitudes et des réformes incessantes qui affectent leurs retraites, nombre de Français ont pris la précaution de se constituer une assurance-vie pour leurs vieux jours. Jusqu’alors, celle-ci – dés que souscrite au moins depuis 8 ans - n’acquittait en cas de retrait que des prélèvements sociaux de 15,50% sur les revenus capitalisés dans la limite d’un plafond annuel de € 4 600 pour un contribuable isolé, € 9 200 pour un couple. L’imposition à l’impôt sur le revenu au taux réduit de 7,50% ne commence en effet qu’au-delà de ces plafonds. Manifestement tel qu’en l’état, le plan Macron n’a cure de ces subtilités et porte immédiatement à 30% le prélèvement sur les produits de l’assurance-vie, soit une augmentation d’impôt de 94% (30,00/15,50) sur la partie sous plafond et d’un peu plus de 30% au delà (soit 30,00/23,00) lorsque les retraits intègrent un revenu excédant les plafonds précités ! Certes, devant la levée de boucliers de tous les professionnels de l’assurance-vie, le candidat a concédé ne plus vouloir appliquer sa réforme qu’aux nouveaux versements, ce qui compliquera un peu plus une fiscalité où les assureurs ne font rien pour faciliter le suivi dans le temps des revenus acquis. Belle augmentation quand même pour quelqu’un qui prétend sans rire vouloir restituer du pouvoir d’achat aux Français, promouvoir la capitalisation et réduire la dépense publique.

6 - En outre, le candidat s’est fait fort d’exonérer de cet impôt 80% des redevables actuels de la taxe d’habitation, l’État venant se substituer à ces "affranchis" pour régler l’impôt communal. On glissera sur l’évident racolage électoral qui met en péril l’autonomie des collectivités territoriales, comme sur la croix qui est ainsi faite sur une véritable révision de valeurs cadastrales devenues folles. Mais le vrai problème, c’est que de mémoire de fiscaliste, de publiciste ou de contribuable, on n’a jamais vu l’Etat tenir ni complétement, ni durablement ses engagements. Les exemples abondent en effet où, prétextant toujours une circonstance imprévue ou quelque nouvelle condition, il rabote rapidement ses versements. Or, dans le plan Macron, on voit déjà poindre des exigences de bonne gestion des collectivités territoriales qui fourniront sans peine le prétexte nécessaire pour permettre à l’État de se désengager progressivement dans les années qui suivent. Et ce n’est pas aux retraités que l’on apprendra ce qui se passera alors, les collectivités territoriales ayant toujours eu une très fâcheuse tendance à transformer en impôt local les sommes que l’État ne leur verse plus. Par ailleurs, cette exonération parfaitement démagogique venant s’ajouter à celles déjà existantes incitera inévitablement l’immense majorité des locataires à demander toujours plus à leurs élus, puisqu’en définitive ils seront exonérés de toute participation aux charges locales. Or les retraités savent bien que c’est dans leurs propres rangs que se trouveront une bonne partie des contribuables qui, exclus de toute exonération, vont devoir au fil des ans faire face à de fortes augmentations d’impôts pour combler les déficits dus tant au cumul des moins-values à venir sur les concours que l’État va tailler en biseau qu’au coût des exigences croissantes de la démagogie ambiante.

7 – D’autre part, les retraités propriétaires d’un logement ont tout à craindre du flou qui entoure actuellement le sort de la taxe foncière, elle aussi un temps promise à la disparition, avant que la question ne quitte brutalement l’actualité pour être récemment recyclée dans le nouvel ISF. Précisément pour cet ISF, que le candidat avait d’abord début 2016 envisagé de supprimer, mais qu’en définitive il conserverait, tout en le recentrant sur la "rente foncière" (terme exquis avec son discret relent de lutte des classes !), le doute demeure à la fois quant au sort fiscal des actifs mobiliers (dont précisément les assurances-vie) autres que les valeurs d’entreprises exonérées et quant aux taux définitivement retenus et aux barèmes utilisés. En effet si comme annoncé, ces derniers demeureraient prétendument inchangés alors que chuteraient les bases d’imposition cantonnées aux seuls biens fonciers, il y a fort à parier que le produit du nouvel ISF se réduirait rapidement à une peau de chagrin mettant en cause sa subsistance. On le voit, il règne plus qu’un certain flou sur les intentions du candidat. Cela fait pourtant partie des choses qu’un électeur a le droit de savoir avant de se déterminer. Enfin la poursuite ou l’abandon de la réforme actuellement en cours de la généralisation de la retenue à la source ne sont pas davantage évoqués, alors que les retraités actuellement assujettis à l’impôt sur le revenu peuvent légitimement craindre, la Gauche ne s’en est pas cachée, que ladite retenue ne serve de cheval de Troie à un prochain renforcement de la progressivité, via un nouvel impôt unique sur le revenu incorporant la CSG.

En résumé, il demeure beaucoup encore – et disons-le tout net – beaucoup trop de zones d’incertitudes pour un programme qui aurait dû tirer de sa publication tardive un degré supérieur de finition et d’information. Or ce dernier fait encore manifestement défaut. Quant à ce qu’on sait vraiment déjà :

- avec l’augmentation de la CSG sans contrepartie annoncée,
- avec la réorientation d’une part des provisions constituées par les Caisses de retraite vers les risques d’entreprise, sans indiquer les précautions prises pour garantir la sécurité des nouveaux placements,
- avec la sur-taxation prochaine de l’assurance-vie,
- avec l’extension démagogique de l’exonération de la taxe d’habitation,
- et avec enfin la constatation douloureuse de la diminution continue de leur pouvoir d’achat accentuée encore par le long blocage de leurs pensions,

les retraités n’ont nul lieu d’être satisfaits de mesures qui manifestement les rangent d’ores et déjà parmi les principaux perdants du programme du candidat.

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Messages (14)

question

le 14 mars, 12:30 par D PROSPER

et que pensez-vous du programme de M. FILLON ? Que pensez-vous de sa situation de mise en examen et de sa posture de candidat à la mission suprême face au peuple ?

14 mars, 14:52 - Blablacarre

Une Arnaque de la "Sinistre", une fois de plus.
Du temps des romains, les aruspices tenaient déjà pour de mauvais augure tout ce qui venait de la gauche

14 mars, 15:20 - Thierry BENNE

Le programme de Monsieur Fillon quant aux retraites ne comporte pas d'augmentation de la CSG compensée pour les uns et pas pour les autres, mais une hausse de deux points du taux de TVA de 20 à 22%, qui concerne tout le monde. Son programme ne comporte pas davantage de taxation à 30% des produits de l'assurance-vie sur les contrats vieux de plus de 8 ans, mais le maintien de l'ancienne taxation à 23% ( = 15,50 + 7,50, ce qui est déjà largement suffisant). On n'y trouve pas non plus d'exonération de 80% des contribuables normalement redevables de la taxe d'habitation, ce qui aboutira d'une manière ou d'une autre, immédiatement ou à terme, à un surcroît d'imposition pour les 20% de contribuables non exonérés. Pour l'ISF, la réponse est claire : suppression totale, mais maintien par contre de la taxe foncière. Enfin, le candidat dit nettement vouloir stopper net l'introduction de la retenue à la source, ce qui a le mérite de préciser sa position. On ajoutera pour faire bonne mesure le souhait de renforcer le pilier de la capitalisation qui demeure très faible chez nous. Voilà pour le programme Fillon que vous me demandez.

Pour le reste de votre question, je vous répondrai qu'une longue expérience et une longue formation de juriste m'ont conduit sans vaine arrogance à me fier davantage à mon information et à ma réflexion personnelles qu'à ce que les médias rapportent. Surtout quand ils n'oeuvrent visiblement qu'à charge, quand ils s'empressent de condamner dès avant les Juges, quand ils entretiennent une porosité aussi malsaine que suspecte avec la Justice et quand ils éludent ostensiblement d'autres questions sur d'autres candidats, tout aussi dignes d'intérêt que celles dont ils traitent continuellement et par le menu. Mais si j'ai accepté de répondre à l'entier de votre question, je n'en dirai pas plus, car j'entends personnellement rester dans le cadre technique qui est le mien, sans vouloir engager l'IREF qui m'accorde une grande liberté d'écriture, dans une polémique politique dont j'estime que ce site n'est pas le lieu.

Cordialement.

18 mars, 18:48 - jw

il faut que la justice passe fillon est un pequin comme tous le monde apres il sera intouchable

- Répondre -

en marche !!! pour qui ??

le 14 mars, 14:38 par dupont

Facile de ponctionner les personnes qui ont cotisés ou investis pendant de nombreuses années,qui ne peuvent plus modifier leur choix antérieurs.
Très populaire de laisser profiter les financiers amis
et de ne rien modifier du fonctionnement de l'ensemble public avec la gabgie qui en résulte.Organismes multiples et inutiles pour un grand nombre ...... la liste est longue mais jamais remise en cause.Les amis de tous bords y sont bien au chaud

- Répondre -

Mon seul commentaire !

le 14 mars, 17:22 par Weber Jean-Pierre

Bonjour ,
la Haute autorité pour la transparence a d'abord été saisie le 14 février par 3 citoyens et le silence a été fait jusqu'à aujourd'hui où l'on nous dit que Anticor a saisi la HAPLT ......
https://fr.sputniknews.com/france/2 ...
De plus vous avez également la possibilité de signer cette pétition, ne vous en privez pas !

https://www.change.org/p/procureur- ...

C'est certainement un bon moyen si les citoyens font le nécessaire pour régler le problème des retraites à la sauce Macron...
Bonne journée
JP Weber

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On y arrive...

le 14 mars, 18:18 par theano

Après l'euthanasie financière, nul doute que l'imposteur qu'est Mr Macron ne tardera pas à proposer aux retraités l'euthanasie tout court. Avec un tel personnage, tout est à craindre !

- Répondre -

Journaliste ?????

le 15 mars, 09:36 par JB Grenouille

Rarement vu autant de désinformation dans un seul article et notemment sur la fiscalité actuelle et future de l'assurance-vie. Retournez au chiens écrasés ! Vous devez surement y trouver toute votre compétence.
Cordialement

18 mars, 23:42 - Thierry BENNE

MERCI POUR VOTRE AIMABLE BILLET

Tout faux, pas du tout journaliste…et même je vais vous faire une confidence : bien que docteur, je n'ai aucune compétence vétérinaire me permettant de m'intéresser de près aux chiens écrasés .

Mais j'ai l'habitude - comme vous pouvez le voir dans ces colonnes - de répondre poliment et soigneusement aux critiques ou aux questions argumentées et courtoises de mes lecteurs. Inversement, que voulez-vous, je n'ai jamais pu m'y faire et c'est dans ma nature : les invectives d'où qu'elles viennent me laissent absolument de marbre...

Ah, oui, j'oubliais : pour la prochaine fois, surveillez gentiment votre orthographe qui m'écorche un peu l'oeil : notamment et pas notemment, aux chiens écrasés et pas au chiens écrasés et sûrement prend encore un accent circonflexe sur le u ! En deux lignes, dites-moi cela commence à faire …

Bien cordialement, quand même !

- Répondre -

A LIRE AVEC ATTENTION !!!

le 15 mars, 10:40 par Ginette MARQUES

Bon courage pour la lecture , tu me diras ce que tu en penses ..
Bisous

- Répondre -

Petit calcul.

le 15 mars, 14:50 par Bigbazar'es

Avec une retraite de 2000€ par mois soit 24000€ par an, je vais payer 1,7% de CSG en plus soit 408€ d'impôt supplémentaire. Par contre, je ne vais plus payer de taxe d'habitation soit 850€ de moins. Économie : 442€. Alors je vote MACRON.

16 mars, 03:38 - Steph

T'as rien compris !!!!

16 mars, 07:56 - Thierry BENNE

Vous avez tout à fait raison et, sauf si vous avez durant votre activité constitué une assurance-vie susceptible de vous procurer un complément de retraite, votre calcul est mathématiquement imparable.

Maintenant, si vous le voulez bien, poursuivons un peu plus loin la logique de la proposition qui emporte si justement votre suffrage. Est-ce qu'exonérer 80% des ménages de leur participation normale aux charges de la commune ou du département dans lesquels ils résident diminue en quoi que ce soit les charges de ces collectivités ? Non, bien évidemment et il faut alors admettre que ces charges locales ne disparaissent pas par enchantement, mais qu'elles vont au contraire peser sur d'autres contribuables, précisément les mêmes qui financent déjà de leurs deniers l'exonération d'impôt sur le revenu de plus de la moitié des ménages, lesquels bénéficient déjà en sus à ce titre d'une exonération ou d'un allégement supplémentaire de taxe d'habitation. Si bien qu'à force de concentrer sans cesse davantage d'impôts sur un nombre de plus en plus réduits de foyers, ceux-ci qui se sentent fiscalement matraqués vont inévitablement songer soit à réduire significativement leur activité imposable, soit à regagner des cieux fiscalement plus cléments, ce qui dans les deux cas réduit d'autant les recettes fiscales et sociales. C'est ce phénomène qui explique l'exode - sur lequel l'Administration se refuse toujours à communiquer clairement – des Français actifs vers la Suisse, la Belgique, le Royaume-Uni ou encore les Etats-Unis, les retraités choisissant plus volontiers les pays à conventions fiscales avantageuses tels que le Maroc ou le Portugal.

Ceci pour la première partie du raisonnement , car il en existe une seconde, pas moins préoccupante. En effet réciproquement, l'attractivité fiscale et sociale de la France pour les personnes économiquement dépendantes lui vaudra logiquement un afflux d'immigration, que l'on tentera de minimiser statistiquement en le compensant avec l'exode des Français qui quittent leur pays, de manière à peser sur le flux net d'immigration. C'est en effet une donnée politiquement toujours extrêmement sensible, mais qui économiquement n'a pourtant aucun sens tant qu'on s'abstient d'y rapporter les flux de revenus ou de patrimoines attachés . Si bien qu'inexorablement le pays se vide d'un côté de sa population la plus contributive pour se remplir de l'autre d'une population majoritairement nécessiteuse ou demandeuse. Le problème est que, poursuivi sur plusieurs décennies – notamment avec l'ISF équivalent moderne de la révocation de l'Édit de Nantes - ce chassé-croisé appauvrit immanquablement le pays, dont l'activité économique décline cependant que la vive progression des dépenses d'assistanat direct ou indirect ne cesse de doper les prélèvements obligatoires. Le tout en générant sur le plan budgétaire de lourds déficits et une dette croissante, tandis que sur le plan économique la sanction se traduit par une croissance nulle ou insuffisante, un déficit alarmant du commerce extérieur, plus le chômage qui va avec pour un pays devenu incapable de procurer un emploi à l'ensemble de ses enfants et des étrangers, qui contraints ou pas, le rejoignent.

Alors certes me direz-vous et personne ne peut vous en blâmer : que m'importe ces billevesées puisque le programme Macron me promet personnellement une économie significative et qu'à l'inverse de Jeanne d'Arc, je n'ai pas vocation tout seul à sauver le pays tout entier ? Mais c'est exactement l'attraction pernicieuse de ce genre de raisonnement logiquement imparable qui fait la fortune immédiate de tous les démagogues dans leur chasse aux voix, avant que l'avenir ne se charge de décevoir cruellement tous ceux qui, sans se poser plus de questions, se sont précipités dans le piège qu'on leur tendait.

17 mars, 12:10 - Hum

C est clair.... Rien n est clair... Attention cet homme est sans culture il parle impulsivement... C est clairement un arriviste..Sans aucune considération pour personne à part son clan... . Et sa jeunesse n est pas un atout... Il n a aucune sagesse... Attention.... En croyant gagner on perd beaucoup...

18 mars, 17:16 - vernaison

bigbazar, désolé, vous avez tout faux. Vous auriez la démonstration si cette personne passait et il vous faudrait aller cracher au bassinet qui bien entendu porterait un ou plusieurs autres noms que taxe d'habitation.

19 mars, 17:23 - laurakent

macron veut supprimer l'ISF et la remplacer par un impôt sur les bien immobiliers, mais sait-on à partir de quel capital immobilier ? peut-être que toutes personnes propriétaire devra s'acquitter d'un nouvel impôt en plus des fonciers ?????

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Pauvre France !

le 17 mars, 13:17 par Toutie

.et pauvres français, bravo aux macronais qui veulent nous appauvrir avec de plus en plus de prélèvements que l'on ne nomment plus impôts....impopulaires.

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le reve !!

le 17 mars, 22:54 par Laverda

Pauvre France

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Des promesses ?

le 18 mars, 16:30 par Alain Desmarais

Comme disait en son temps un président, les promesses n'engagent que ceux qui y croient...
En tout état de cause on voit très bien que M.MACRON a été associé-gérant d'une banque et qu'il en a gardé certaines idées et pratiques...
D'autres que lui trouvent anormal que les retraités soient "plus riches" que les jeunes en début de carrière, sans tenir compte du fait que les retraités ont aussi été des jeunes qui ne possédaient pas grand chose en débutant et qu'ils ont épargné des années durant pour posséder quelques acquis. Honte à ces cerveaux bornés à la courte vue.
Et puisqu'il est question des retraités je voudrais ajouter quelques mots à propos du COR organisme un peu fumeux à mon goût composé surtout de fonctionnaires qui prétendent décider des retraites du secteur privé. Quel président, quel gouvernement et quel parlement auront le courage de fusionner les régimes spéciaux dans le régime général qui n'en peut plus de payer pour ceux là ? Je ne me fais guère d'illusions à ce sujet car il est peu probable que les parlementaires se tirent une balle dans le pied et les syndicats de fonctionnaires refusent catégoriquement l'unification des retraites, eux non plus ne veulent pas perdre leurs avantages.

18 mars, 23:09 - Thierry BENNE

Constat malheureusement lucide et plein de bon sens. Quant à vos souhaits que partagent une majorité de Français qui oeuvrent durement dans le secteur privé, ne désespérez quand même pas trop : le pire n'est jamais sûr et l'on voit ici ou là que certaines choses commencent à bouger, mais très timidement et très lentement, c'est vrai. Bon courage !

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Des vaches à lait

le 19 mars, 09:45 par Bernard Saillard

Il est plus facile de prélever sur des retraités dont le nombre devrait être limité que sur des "rois" de la finance.
Souvenons-nous que prélever 1% sur un "salaire" de 1 800 000€ rapporte autant que prélever 10% sur des revenus de 100 personnes touchant 1 800€

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economie

le 20 mars, 14:06 par donq

au lieu d'augmenter sans cesse les impôts pourquoi ne pas chercher à faire des économies ?
ex :-laisser les clandestins sans aides constantes et supprimer le regroupement familial .
> supprimer le sénat qui ne sert à rien et réduire le nombre d'élus et de ministres.
> laisser travailler les forces de l'ordre au lieu de leur mettre des bâtons dans les roues ce qui éviterait d'en embaucher 10000 de plus.etc etc

21 mars, 09:26 - Mimi

Revoir impérativement le statut de nos dirigeants plus de controle les concernant ´je ne les supporte plus comme beaucoup de francais

21 mars, 09:29 - Mimi

Il faut arreter de donner de l'argent pour les alloc ce sont les entreprises qui paient et les soins gratuits je paie sur ma mutuelle et moi je dois faire un prêt pour mes dents

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Cinglé

le 20 mars, 17:31 par Lauvergnat

Complètement cinglé ce mec

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