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Programme Macron :
Les retraités ont du souci à se faire !

Après une longue attente, le programme Macron vient à peine d’être publié qu’il pose déjà de graves questions à une catégorie électorale qui réunit pas moins de 17 millions d’électeurs : les retraités. En effet à la lecture attentive du document, ceux-ci peuvent dés à présent légitimement nourrir plusieurs sujets d’inquiétudes quant au maintien de leur pouvoir d’achat.

Une augmentation de la CSG comprise entre 25 et 40%

1 – Le premier a trait à l’augmentation générale de 1,70 point du taux de la CSG. On sait que, comme tous les autres revenus de remplacement, les retraites bénéficient d’un taux spécifique à 6,60%. Certes le candidat précise qu’échapperont à l’augmentation les retraités bénéficiant de taux réduits, mais sans précisément indiquer lesquels, si bien qu’on ne sait pas si le taux spécifique de 6, 60% inférieur au taux de droit commun de 7, 50% fait ou non partie desdits taux réduits. Pire encore, rien n’indique dans le programme si c’est ce taux qui sera augmenté de 1,70% auquel cas la CSG retraite passerait à 8,30% (soit une augmentation quand même de plus de 25%) ou si tout simplement les retraités rejoindront d’abord le taux général de 7,50 % avant l’application de la majoration de 1,70 point, soit alors un prélèvement total de 9,20% auquel cas l’augmentation de 2,60 points passerait à près de 40% ! Or on sait que dans un programme, l’ambiguïté profite toujours au candidat, jamais à ses électeurs !

Le flou concernant les cotisations maladie et la contribution dépendance

2 – Même incertitude, même ambiguïté, à propos du sort des deux cotisations maladie (1,00%) et dépendance (0,30%) qui pèsent sur les retraites. Si on sait bien que les cotisations maladies et chômage disparaitront des retenues salariales en procurant donc aux salariés une économie de 3,10% sur leur salaire, rien de semblable n’est annoncé quant à l’éventuelle suppression de la cotisation maladie des retraités, ni de celle de leur contribution dépendance.

Un net déséquilibre entre actifs et retraités

3 – Si donc pour les salariés le calcul de l’incidence nette de la réforme est simple et aboutit à une économie de 3,10 – 1,70 = 1,40% (par souci de simplification, tous nos calculs négligeront la réduction de base de 1,75%) de leur salaire augmentant conséquemment leur pouvoir d’achat, il en va tout autrement pour les retraités laissés piteusement dans l’incertitude. En effet, sauf -hypothèse peu probable- à ce que le taux de 6,60% soit considéré comme un taux effectivement réduit, ils peuvent espérer au mieux que leur pouvoir d’achat ne sera amputé que de 1,70 – 1,30 = 0,40%, si la déduction des cotisations maladie et dépendance est admise, alors que dans le cas contraire, il pourra l’être au pire de 2,60% (= 9,20 - 6,60). De toute manière face à l’impôt, il est clair que le plan Macron opère une discrimination au détriment des retraités, puisque ces derniers seraient pour l’instant les seuls à laisser des plumes dans la réforme, qui profite au contraire à l’ensemble des salariés et plus largement encore aux autres actifs. L’écart est significatif puisqu’en période de quasi-blocage des pensions, les actifs gagneraient :

- 1,40% là où les retraités perdraient au moins 0,40% (écart résultant avec les salariés = 1,80%, soit 1,40 + 0,40),
- plus probablement 1,70% pour une CSG à 8,30% (écart comparatif résultant porté alors à 3,10%, soit 1,40 +1,70)
- et peut-être même 2,60% pour une CSG à 9,20% (écart comparatif résultant = 4,00%, soit 1,40 + 2,60).

Il s’agit de toute manière d’un sérieux coup de canif à l’équilibre entre les générations, comme si, avec ce déclassement des retraités, s’enclenchait sournoisement cette euthanasie financière qu’appellent de leurs vœux plusieurs économistes. Ces derniers visent en effet à réduire drastiquement le poids des retraites au profit d’autres acteurs, mais en oubliant tout simplement qu’avant de percevoir leurs pensions, la plupart des retraités ont acquitté durant quatre décennies au moins de lourdes cotisations qui devraient leur avoir acquis quelques droits. Quoi qu’il en soit, cet arbitrage entre actifs et retraités, ouvertement défavorable aux derniers, qui plus est, réduits au pain sec ces dernières années, mérite au moins quelques sérieuses explications. Or pour l’instant, on est obligé de constater qu’elles font cruellement défaut et que le candidat est particulièrement discret sur ce point important de son programme.

Les provisions redirigées vers les entreprises

4 – Par ailleurs, le candidat veut s’en prendre à l’emploi des provisions des régimes de retraites qu’il souhaite rediriger à hauteur de quelque 15 à 20 milliards d’euros en direction de l’investissement en entreprise, via notamment des fonds de pension. Sans nécessairement critiquer cette orientation destinée à redynamiser notre économie, on ne peut reprocher aux retraités de nourrir quelque appréhension vis-à-vis d’une réforme qui n’est pas exempte de risques, si on ne l’assortit pas de sérieux garde-fous. Or on peut douter sérieusement de la compétence et de la pertinence des autorités publiques pour définir ces garde-fous, alors que malgré leurs innombrables corps de contrôle et d’inspection, tous plus prestigieux les uns que les autres, elles n’ont pas su éviter toute une série des désastres financiers comme la faillite du Crédit Lyonnais, la recapitalisation forcée d’Air France, la descente aux enfers d’Aréva, le lent dévissage d’EDF ou la claudication persistante de la SNCF, tout le monde s’accordant en sus pour dénoncer la piètre qualité d’actionnaire de l’État. Bien entendu de ces garanties, de ces précautions indispensables pour que les fonds de pension à la française soient rigoureusement sélectionnés, prudemment gérés et sérieusement contrôlés par des autorités de préférence privées et strictement indépendantes, pas un mot comme si le plus important était que le monde financier puisse fondre sur une nouvelle épargne dont il s’empresserait d’extraire d’intéressantes commissions, sans avoir à garantir raisonnablement la sécurité, ni la pérennité de ses choix.

L’assurance-vie menacée

5 – Toujours à propos d’épargne, on sait qu’en moyenne chaque Français épargne environ 16% de ses revenus annuels. Or compte tenu des incertitudes et des réformes incessantes qui affectent leurs retraites, nombre de Français ont pris la précaution de se constituer une assurance-vie pour leurs vieux jours. Jusqu’alors, celle-ci – dés que souscrite au moins depuis 8 ans - n’acquittait en cas de retrait que des prélèvements sociaux de 15,50% sur les revenus capitalisés dans la limite d’un plafond annuel de € 4 600 pour un contribuable isolé, € 9 200 pour un couple. L’imposition à l’impôt sur le revenu au taux réduit de 7,50% ne commence en effet qu’au-delà de ces plafonds. Manifestement tel qu’en l’état, le plan Macron n’a cure de ces subtilités et porte immédiatement à 30% le prélèvement sur les produits de l’assurance-vie, soit une augmentation d’impôt de 94% (30,00/15,50) sur la partie sous plafond et d’un peu plus de 30% au delà (soit 30,00/23,00) lorsque les retraits intègrent un revenu excédant les plafonds précités ! Certes, devant la levée de boucliers de tous les professionnels de l’assurance-vie, le candidat a concédé ne plus vouloir appliquer sa réforme qu’aux nouveaux versements, ce qui compliquera un peu plus une fiscalité où les assureurs ne font rien pour faciliter le suivi dans le temps des revenus acquis. Belle augmentation quand même pour quelqu’un qui prétend sans rire vouloir restituer du pouvoir d’achat aux Français, promouvoir la capitalisation et réduire la dépense publique.

Taxe d’habitation : une exonération démagogique

6 - En outre, le candidat s’est fait fort d’exonérer de cet impôt 80% des redevables actuels de la taxe d’habitation, l’État venant se substituer à ces "affranchis" pour régler l’impôt communal. On glissera sur l’évident racolage électoral qui met en péril l’autonomie des collectivités territoriales, comme sur la croix qui est ainsi faite sur une véritable révision de valeurs cadastrales devenues folles. Mais le vrai problème, c’est que de mémoire de fiscaliste, de publiciste ou de contribuable, on n’a jamais vu l’Etat tenir ni complétement, ni durablement ses engagements. Les exemples abondent en effet où, prétextant toujours une circonstance imprévue ou quelque nouvelle condition, il rabote rapidement ses versements. Or, dans le plan Macron, on voit déjà poindre des exigences de bonne gestion des collectivités territoriales qui fourniront sans peine le prétexte nécessaire pour permettre à l’État de se désengager progressivement dans les années qui suivent. Et ce n’est pas aux retraités que l’on apprendra ce qui se passera alors, les collectivités territoriales ayant toujours eu une très fâcheuse tendance à transformer en impôt local les sommes que l’État ne leur verse plus. Par ailleurs, cette exonération parfaitement démagogique venant s’ajouter à celles déjà existantes incitera inévitablement l’immense majorité des locataires à demander toujours plus à leurs élus, puisqu’en définitive ils seront exonérés de toute participation aux charges locales. Or les retraités savent bien que c’est dans leurs propres rangs que se trouveront une bonne partie des contribuables qui, exclus de toute exonération, vont devoir au fil des ans faire face à de fortes augmentations d’impôts pour combler les déficits dus tant au cumul des moins-values à venir sur les concours que l’État va tailler en biseau qu’au coût des exigences croissantes de la démagogie ambiante.

Les retraités seront les victimes de demain

7 – D’autre part, les retraités propriétaires d’un logement ont tout à craindre du flou qui entoure actuellement le sort de la taxe foncière, elle aussi un temps promise à la disparition, avant que la question ne quitte brutalement l’actualité pour être récemment recyclée dans le nouvel ISF. Précisément pour cet ISF, que le candidat avait d’abord début 2016 envisagé de supprimer, mais qu’en définitive il conserverait, tout en le recentrant sur la "rente foncière" (terme exquis avec son discret relent de lutte des classes !), le doute demeure à la fois quant au sort fiscal des actifs mobiliers (dont précisément les assurances-vie) autres que les valeurs d’entreprises exonérées et quant aux taux définitivement retenus et aux barèmes utilisés. En effet si comme annoncé, ces derniers demeureraient prétendument inchangés alors que chuteraient les bases d’imposition cantonnées aux seuls biens fonciers, il y a fort à parier que le produit du nouvel ISF se réduirait rapidement à une peau de chagrin mettant en cause sa subsistance. On le voit, il règne plus qu’un certain flou sur les intentions du candidat. Cela fait pourtant partie des choses qu’un électeur a le droit de savoir avant de se déterminer. Enfin la poursuite ou l’abandon de la réforme actuellement en cours de la généralisation de la retenue à la source ne sont pas davantage évoqués, alors que les retraités actuellement assujettis à l’impôt sur le revenu peuvent légitimement craindre, la Gauche ne s’en est pas cachée, que ladite retenue ne serve de cheval de Troie à un prochain renforcement de la progressivité, via un nouvel impôt unique sur le revenu incorporant la CSG.

En résumé, il demeure beaucoup encore – et disons-le tout net – beaucoup trop de zones d’incertitudes pour un programme qui aurait dû tirer de sa publication tardive un degré supérieur de finition et d’information. Or ce dernier fait encore manifestement défaut. Quant à ce qu’on sait vraiment déjà :

- avec l’augmentation de la CSG sans contrepartie annoncée,
- avec la réorientation d’une part des provisions constituées par les Caisses de retraite vers les risques d’entreprise, sans indiquer les précautions prises pour garantir la sécurité des nouveaux placements,
- avec la sur-taxation prochaine de l’assurance-vie,
- avec l’extension démagogique de l’exonération de la taxe d’habitation,
- et avec enfin la constatation douloureuse de la diminution continue de leur pouvoir d’achat accentuée encore par le long blocage de leurs pensions,

les retraités n’ont nul lieu d’être satisfaits de mesures qui manifestement les rangent d’ores et déjà parmi les principaux perdants du programme du candidat.

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Messages (26)

question

le 14 mars, 12:30 par D PROSPER

et que pensez-vous du programme de M. FILLON ? Que pensez-vous de sa situation de mise en examen et de sa posture de candidat à la mission suprême face au peuple ?

14 mars, 14:52 - Blablacarre

Une Arnaque de la "Sinistre", une fois de plus.
Du temps des romains, les aruspices tenaient déjà pour de mauvais augure tout ce qui venait de la gauche

14 mars, 15:20 - Thierry BENNE

Le programme de Monsieur Fillon quant aux retraites ne comporte pas d'augmentation de la CSG compensée pour les uns et pas pour les autres, mais une hausse de deux points du taux de TVA de 20 à 22%, qui concerne tout le monde. Son programme ne comporte pas davantage de taxation à 30% des produits de l'assurance-vie sur les contrats vieux de plus de 8 ans, mais le maintien de l'ancienne taxation à 23% ( = 15,50 + 7,50, ce qui est déjà largement suffisant). On n'y trouve pas non plus d'exonération de 80% des contribuables normalement redevables de la taxe d'habitation, ce qui aboutira d'une manière ou d'une autre, immédiatement ou à terme, à un surcroît d'imposition pour les 20% de contribuables non exonérés. Pour l'ISF, la réponse est claire : suppression totale, mais maintien par contre de la taxe foncière. Enfin, le candidat dit nettement vouloir stopper net l'introduction de la retenue à la source, ce qui a le mérite de préciser sa position. On ajoutera pour faire bonne mesure le souhait de renforcer le pilier de la capitalisation qui demeure très faible chez nous. Voilà pour le programme Fillon que vous me demandez.

Pour le reste de votre question, je vous répondrai qu'une longue expérience et une longue formation de juriste m'ont conduit sans vaine arrogance à me fier davantage à mon information et à ma réflexion personnelles qu'à ce que les médias rapportent. Surtout quand ils n'oeuvrent visiblement qu'à charge, quand ils s'empressent de condamner dès avant les Juges, quand ils entretiennent une porosité aussi malsaine que suspecte avec la Justice et quand ils éludent ostensiblement d'autres questions sur d'autres candidats, tout aussi dignes d'intérêt que celles dont ils traitent continuellement et par le menu. Mais si j'ai accepté de répondre à l'entier de votre question, je n'en dirai pas plus, car j'entends personnellement rester dans le cadre technique qui est le mien, sans vouloir engager l'IREF qui m'accorde une grande liberté d'écriture, dans une polémique politique dont j'estime que ce site n'est pas le lieu.

Cordialement.

18 mars, 18:48 - jw

il faut que la justice passe fillon est un pequin comme tous le monde apres il sera intouchable

- Répondre -

en marche !!! pour qui ??

le 14 mars, 14:38 par dupont

Facile de ponctionner les personnes qui ont cotisés ou investis pendant de nombreuses années,qui ne peuvent plus modifier leur choix antérieurs.
Très populaire de laisser profiter les financiers amis
et de ne rien modifier du fonctionnement de l'ensemble public avec la gabgie qui en résulte.Organismes multiples et inutiles pour un grand nombre ...... la liste est longue mais jamais remise en cause.Les amis de tous bords y sont bien au chaud

27 mars, 10:40 - Kofi

On a bien compris que les retraités sont effrayés à l'idée de peut être sentir un peu le froid qu'il fait dehors. Les avantages fiscaux des retraités n'ont plus de sens aujourd'hui, pourquoi ne payent il que 6,6% ?

25 avril, 22:18 - Michel

Pourquoi demandez vous ? Peut être parce que après avoir cotisé depuis l'âge de 16 ans personnellement, j'ai le sentiment que le poids de mes cotisations tout au long de ma vie doivent me permettre de vivre dans la dignité !

- Répondre -

Mon seul commentaire !

le 14 mars, 17:22 par Weber Jean-Pierre

Bonjour ,
la Haute autorité pour la transparence a d'abord été saisie le 14 février par 3 citoyens et le silence a été fait jusqu'à aujourd'hui où l'on nous dit que Anticor a saisi la HAPLT ......
https://fr.sputniknews.com/france/2 ...
De plus vous avez également la possibilité de signer cette pétition, ne vous en privez pas !

https://www.change.org/p/procureur- ...

C'est certainement un bon moyen si les citoyens font le nécessaire pour régler le problème des retraites à la sauce Macron...
Bonne journée
JP Weber

- Répondre -

On y arrive...

le 14 mars, 18:18 par theano

Après l'euthanasie financière, nul doute que l'imposteur qu'est Mr Macron ne tardera pas à proposer aux retraités l'euthanasie tout court. Avec un tel personnage, tout est à craindre !

- Répondre -

Journaliste ?????

le 15 mars, 09:36 par JB Grenouille

Rarement vu autant de désinformation dans un seul article et notemment sur la fiscalité actuelle et future de l'assurance-vie. Retournez au chiens écrasés ! Vous devez surement y trouver toute votre compétence.
Cordialement

18 mars, 23:42 - Thierry BENNE

MERCI POUR VOTRE AIMABLE BILLET

Tout faux, pas du tout journaliste…et même je vais vous faire une confidence : bien que docteur, je n'ai aucune compétence vétérinaire me permettant de m'intéresser de près aux chiens écrasés .

Mais j'ai l'habitude - comme vous pouvez le voir dans ces colonnes - de répondre poliment et soigneusement aux critiques ou aux questions argumentées et courtoises de mes lecteurs. Inversement, que voulez-vous, je n'ai jamais pu m'y faire et c'est dans ma nature : les invectives d'où qu'elles viennent me laissent absolument de marbre...

Ah, oui, j'oubliais : pour la prochaine fois, surveillez gentiment votre orthographe qui m'écorche un peu l'oeil : notamment et pas notemment, aux chiens écrasés et pas au chiens écrasés et sûrement prend encore un accent circonflexe sur le u ! En deux lignes, dites-moi cela commence à faire …

Bien cordialement, quand même !

- Répondre -

A LIRE AVEC ATTENTION !!!

le 15 mars, 10:40 par Ginette MARQUES

Bon courage pour la lecture , tu me diras ce que tu en penses ..
Bisous

- Répondre -

Petit calcul.

le 15 mars, 14:50 par Bigbazar'es

Avec une retraite de 2000€ par mois soit 24000€ par an, je vais payer 1,7% de CSG en plus soit 408€ d'impôt supplémentaire. Par contre, je ne vais plus payer de taxe d'habitation soit 850€ de moins. Économie : 442€. Alors je vote MACRON.

16 mars, 03:38 - Steph

T'as rien compris !!!!

16 mars, 07:56 - Thierry BENNE

Vous avez tout à fait raison et, sauf si vous avez durant votre activité constitué une assurance-vie susceptible de vous procurer un complément de retraite, votre calcul est mathématiquement imparable.

Maintenant, si vous le voulez bien, poursuivons un peu plus loin la logique de la proposition qui emporte si justement votre suffrage. Est-ce qu'exonérer 80% des ménages de leur participation normale aux charges de la commune ou du département dans lesquels ils résident diminue en quoi que ce soit les charges de ces collectivités ? Non, bien évidemment et il faut alors admettre que ces charges locales ne disparaissent pas par enchantement, mais qu'elles vont au contraire peser sur d'autres contribuables, précisément les mêmes qui financent déjà de leurs deniers l'exonération d'impôt sur le revenu de plus de la moitié des ménages, lesquels bénéficient déjà en sus à ce titre d'une exonération ou d'un allégement supplémentaire de taxe d'habitation. Si bien qu'à force de concentrer sans cesse davantage d'impôts sur un nombre de plus en plus réduits de foyers, ceux-ci qui se sentent fiscalement matraqués vont inévitablement songer soit à réduire significativement leur activité imposable, soit à regagner des cieux fiscalement plus cléments, ce qui dans les deux cas réduit d'autant les recettes fiscales et sociales. C'est ce phénomène qui explique l'exode - sur lequel l'Administration se refuse toujours à communiquer clairement – des Français actifs vers la Suisse, la Belgique, le Royaume-Uni ou encore les Etats-Unis, les retraités choisissant plus volontiers les pays à conventions fiscales avantageuses tels que le Maroc ou le Portugal.

Ceci pour la première partie du raisonnement , car il en existe une seconde, pas moins préoccupante. En effet réciproquement, l'attractivité fiscale et sociale de la France pour les personnes économiquement dépendantes lui vaudra logiquement un afflux d'immigration, que l'on tentera de minimiser statistiquement en le compensant avec l'exode des Français qui quittent leur pays, de manière à peser sur le flux net d'immigration. C'est en effet une donnée politiquement toujours extrêmement sensible, mais qui économiquement n'a pourtant aucun sens tant qu'on s'abstient d'y rapporter les flux de revenus ou de patrimoines attachés . Si bien qu'inexorablement le pays se vide d'un côté de sa population la plus contributive pour se remplir de l'autre d'une population majoritairement nécessiteuse ou demandeuse. Le problème est que, poursuivi sur plusieurs décennies – notamment avec l'ISF équivalent moderne de la révocation de l'Édit de Nantes - ce chassé-croisé appauvrit immanquablement le pays, dont l'activité économique décline cependant que la vive progression des dépenses d'assistanat direct ou indirect ne cesse de doper les prélèvements obligatoires. Le tout en générant sur le plan budgétaire de lourds déficits et une dette croissante, tandis que sur le plan économique la sanction se traduit par une croissance nulle ou insuffisante, un déficit alarmant du commerce extérieur, plus le chômage qui va avec pour un pays devenu incapable de procurer un emploi à l'ensemble de ses enfants et des étrangers, qui contraints ou pas, le rejoignent.

Alors certes me direz-vous et personne ne peut vous en blâmer : que m'importe ces billevesées puisque le programme Macron me promet personnellement une économie significative et qu'à l'inverse de Jeanne d'Arc, je n'ai pas vocation tout seul à sauver le pays tout entier ? Mais c'est exactement l'attraction pernicieuse de ce genre de raisonnement logiquement imparable qui fait la fortune immédiate de tous les démagogues dans leur chasse aux voix, avant que l'avenir ne se charge de décevoir cruellement tous ceux qui, sans se poser plus de questions, se sont précipités dans le piège qu'on leur tendait.

17 mars, 12:10 - Hum

C est clair.... Rien n est clair... Attention cet homme est sans culture il parle impulsivement... C est clairement un arriviste..Sans aucune considération pour personne à part son clan... . Et sa jeunesse n est pas un atout... Il n a aucune sagesse... Attention.... En croyant gagner on perd beaucoup...

18 mars, 17:16 - vernaison

bigbazar, désolé, vous avez tout faux. Vous auriez la démonstration si cette personne passait et il vous faudrait aller cracher au bassinet qui bien entendu porterait un ou plusieurs autres noms que taxe d'habitation.

19 mars, 17:23 - laurakent

macron veut supprimer l'ISF et la remplacer par un impôt sur les bien immobiliers, mais sait-on à partir de quel capital immobilier ? peut-être que toutes personnes propriétaire devra s'acquitter d'un nouvel impôt en plus des fonciers ?????

- Répondre -

Pauvre France !

le 17 mars, 13:17 par Toutie

.et pauvres français, bravo aux macronais qui veulent nous appauvrir avec de plus en plus de prélèvements que l'on ne nomment plus impôts....impopulaires.

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le reve !!

le 17 mars, 22:54 par Laverda

Pauvre France

26 avril, 00:13 - GEAY Claude

Je ne dirais plus pauvre France mais très très pauvre France.
La démocratie veut que nous nous trouvons dans l'obligation d'accepter de voir arriver au pouvoir un Président âgé d'à peine 40 ans sans aucune expérience politique intérieure et encore moins extérieure...Les Français ont ils réfléchi plus loin que leur bout du nez ??? Ils ne tarderont pas à regretter d'avoir donné quitus complet à un homme(presqu'encore un gamin) pour diriger notre Pays alors qu'à part discuter de grosses finances dont il est issu et un bref passage dans le gouvernement qui vient de dégringoler durant 5 ans la crédibilité du pays,ces électeurs sont inconscients car ils seront complices de ce qui va nous arriver...
Ce Monsieur a posé le décor :je suis issu de la haute finance,je vais privilégier le capital au détriment de celles et ceux qui ont contribué et qui contribuent encore à la fructification de ce capital par le travail qu'ils effectuent tous les jours pour des salaires de misère..C'est une honte d'avoir mis en place toutes celles et ceux qui vont composer le futur gouvernement,les girouettes de gauche et de droite. Ces personnes de gauche, qui ont participé au dernier gouvernement ne cherchent rien d'autre,en soutenant MACRON,que d'obtenir à nouveau un poste ministériel pour 5 ans supplémentaires car,pour eux en 2012 ils se voyaient partis pour 2 quinquennats socialistes.Manque de chance, HOLLANDE a capitulé et comme ils ont été en excellents termes avec MACRON pendant 4 ans,ils ont renié la Gauche,la vraie gauche : HONTE A EUX.
Plus jamais,les vrais électeurs de gauche, qui ont toujours mené des luttes pour la faire triompher,ne pourront leurs faire à nouveau confiance.Pour mon compte personnel, et j'en suis très très fier,âgé de plus de 70 ans,j'ai toujours voté à gauche mais pour des élus véritablement de gauche qui avaient en eux le respect pour celles et ceux qui ont fondé cette véritable gauche.
Toutes celles et ceux qui voudraient encore nous faire croire qu'ils seraient des héritiers naturels de Jean JAURES,qu'ils cessent séance tenante de nous prendre pour des billes si pas pour des Cons.Ont ils seulement et simplement lu la littérature qui nous rappelle ce qu'a été la vie et l'oeuvre de celui qui,pendant plus de 50 ans reste mon maître à penser pour qui j'ai et j'aurai jusqu'à ma mort un très profond respect.Alors je ne peux me résigner à continuer d'apprécier les artistes qui se disent foncièrement de gauche et qui vont apporter leur soutien à un homme qui vient à peine de rentrer en politique,qui ne s'est jamais présenté à un quelconque scrutin ne serait ce que celui de maire de sa commune,qui n'est même pas conseiller municipal et que ces gens là ont voté pour qu'on lui laisser la direction de notre pays : LA FRANCE, c'est impensable...
De même,afin de ne pas se voir porter une quelconque opposition à ce qu'il décidera seul,tout seul comme il l'a dit,affirme et réaffirme publiquement,il
procédera très souvent par ordonnances comme pour la déstructuration voire la destruction du seul rempart pour les salariés dans l'entreprise : notre Code du Travail.
Enfin il a eu le culot de dire que lui ne se servirait pas du 49.3 pour faire passer une loi mais il a oublié de rappeler que ce qu'il allait appliquer comme traitement aux Français serait 10000 fois pire que le 49.3 à savoir agir par ordonnances, cette façon d'agir ressemble étrangement au dictât qui empêchera à quiconque de contester.
Malgré ce que certains pensent très faussement,les Français n'avaient pas besoin d'un tel Predident qui,contrairement à ce qu'il prétend,ne travaillera pas pour l'intérêt général mais bel et bien pour lui même ainsi que pour le Capital dont il est issu.
Bonne chance à celles et ceux qui ont voté pour en marche mais ils déchanteront très bientôt et ce ne sera plus en marche qu'ils pourront dire mais bien "gloire et décadence".
Malheureusement ils auront emmené toutes celles et tous ceux qui n'en voulait pas après le quinquennat calamiteux qu'on venait de vivre.
L'ultraliberalisme qu'il imposera à tous les Français aura des conséquences des plus désastreuses pour notre si beau pays qui mettra ensuite des décennies à s'en remettre.
Enfin n'oubliez jamais que 20% de l'électorat à voté au premier tour pour le mouvement des insoumis de JL MELENCHON.
Ils restent les législatives qui permettra très certainement à un surssaut du peuple de France qui reste démocratique et contre l'ultraliberalisme qui fera barrage au futur président afin qu'il n'ait pas la possibilité de détruire encore un peu plus le pays.
La démocratie nous permet encore de dire que nous resterons des INSOUMIS et que nous appliqueront durant les 5 prochaines années toute la RÉSISTANCE possible et imaginable pour faire barrage à l'ensemble des membres du futur gouvernement.

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Des promesses ?

le 18 mars, 16:30 par Alain Desmarais

Comme disait en son temps un président, les promesses n'engagent que ceux qui y croient...
En tout état de cause on voit très bien que M.MACRON a été associé-gérant d'une banque et qu'il en a gardé certaines idées et pratiques...
D'autres que lui trouvent anormal que les retraités soient "plus riches" que les jeunes en début de carrière, sans tenir compte du fait que les retraités ont aussi été des jeunes qui ne possédaient pas grand chose en débutant et qu'ils ont épargné des années durant pour posséder quelques acquis. Honte à ces cerveaux bornés à la courte vue.
Et puisqu'il est question des retraités je voudrais ajouter quelques mots à propos du COR organisme un peu fumeux à mon goût composé surtout de fonctionnaires qui prétendent décider des retraites du secteur privé. Quel président, quel gouvernement et quel parlement auront le courage de fusionner les régimes spéciaux dans le régime général qui n'en peut plus de payer pour ceux là ? Je ne me fais guère d'illusions à ce sujet car il est peu probable que les parlementaires se tirent une balle dans le pied et les syndicats de fonctionnaires refusent catégoriquement l'unification des retraites, eux non plus ne veulent pas perdre leurs avantages.

18 mars, 23:09 - Thierry BENNE

Constat malheureusement lucide et plein de bon sens. Quant à vos souhaits que partagent une majorité de Français qui oeuvrent durement dans le secteur privé, ne désespérez quand même pas trop : le pire n'est jamais sûr et l'on voit ici ou là que certaines choses commencent à bouger, mais très timidement et très lentement, c'est vrai. Bon courage !

- Répondre -

Des vaches à lait

le 19 mars, 09:45 par Bernard Saillard

Il est plus facile de prélever sur des retraités dont le nombre devrait être limité que sur des "rois" de la finance.
Souvenons-nous que prélever 1% sur un "salaire" de 1 800 000€ rapporte autant que prélever 10% sur des revenus de 100 personnes touchant 1 800€

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economie

le 20 mars, 14:06 par donq

au lieu d'augmenter sans cesse les impôts pourquoi ne pas chercher à faire des économies ?
ex :-laisser les clandestins sans aides constantes et supprimer le regroupement familial .
> supprimer le sénat qui ne sert à rien et réduire le nombre d'élus et de ministres.
> laisser travailler les forces de l'ordre au lieu de leur mettre des bâtons dans les roues ce qui éviterait d'en embaucher 10000 de plus.etc etc

21 mars, 09:26 - Mimi

Revoir impérativement le statut de nos dirigeants plus de controle les concernant ´je ne les supporte plus comme beaucoup de francais

21 mars, 09:29 - Mimi

Il faut arreter de donner de l'argent pour les alloc ce sont les entreprises qui paient et les soins gratuits je paie sur ma mutuelle et moi je dois faire un prêt pour mes dents

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Cinglé

le 20 mars, 17:31 par Lauvergnat

Complètement cinglé ce mec

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Lamentable

le 22 mars, 13:01 par Electrapat

Il a pas HONTE notre petit MACRON
Taxé les retraités
Il faudrait mieux TAXER TOUT LES VOLEURS DE L ÉTAT
GAU ?HE ET DROITE
ET EN
PRISON

- Répondre -

Les retraité(e)s maltraité(e)s ici et maintenant !

le 22 mars, 17:51 par DEDOU15

Retraité de bientôt 70 ans (26 avril 2017) je suis naturellement intéressé par les dispositions actuelles et futures prises par le gouvernement. Les candidats à la Présidentielle 2017 promettent tous le bien et le meilleur aux retraité(e)s, tout comme aux salarié(e)s en activité et en recherche d'emploi. D'un autre côté, pour financer certaines mesures, les candidats au Poste Suprême (présidence de la république) veulent piocher dans les ressources de la population Sauf que parmi celle-ci se trouvent des personnes aux faibles moyens d'existence, dont une part de pensionné(e)s, de préretraité(e)s, de retraité(e)s. Que l'on prenne dans la poche des hauts revenus, d'accord, dans celle des personnes qui vivent avec peu, nous sommes en droit de ruer dans les brancards. Que le futur Président de la république soit MACRON, HAMMON ou autre personnage politique, qu'importe, nous n'allons pas laisser faire. Ripostons en masse !

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Les Français ont ce/ceux qu'ils méritent !

le 22 mars, 17:59 par Grenouille

Hollande ("moi président ...")a dynamité la gauche et Fillon (un escroc parmi tant d'autres)fait exploser la droite ; ce n'est pas plus mal car il y en a assez de ce libre équilibre entre les magouilleurs. Demain, c'est Macron, pur produit du capitalisme, qui tiendra les Français à la gorge, si ce n'est par autre chose, jusqu'où ira t'on avant de réagir ?

- Répondre -

programme débile pour les retraitès

le 23 mars, 12:41 par boulard

MR MACRON AVANT DE LIRE VOTRE PROGRAMME MON VOTE ETAIT
POUR VOUS
MAINTENANT POUR AVOIR MOUIN DE RETRAITE NON MERCI
TOUJOURS TAXE..TAXE..RETIRER POUR DONNER AUX ENTREPRISES
NON

- Répondre -

Elections

le 23 mars, 13:11 par Mimine

Monsieur MACRON ce juda qui pour ratisser le plus largement possible des électeurs fait un tel grand écart (de l'extrême gauche à l'extrême droite) que bientôt ses jambes vont se détacher de son tronc .
Nous les petits retraités, nous allons devoir nous suicider car nous n'aurons plus les moyens de rien , ni manger , ni se soigner . C'est un jeune loup aux dents qui rayent le parquet sans foi ni loi , près à tuer père et mère pour arriver à ses fin .

- Répondre -

MAC ROND se paie les retraités

le 23 mars, 14:50 par guy.josé ;Jean-pierre marmousez

Il n'a rien pour plaire cet ancien conseiller de "Moi Président", il arrive comme un cheveu dans la soupe, épaulé par Hollande, rassemblant ts ls magouilleurs du PS, pour effectuer un nouveau quinquennat inutile...N'étant pas de taille à porter le costume de Président !

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MACRON ?

le 4 avril, 16:54 par LANDREAU

MACRON : UN CADEAU DE 14 MILLIARDS D’EURO A PATRICK DRAHI EN ECHANGE D’UNE CAMPAGNE DE MATRAQUAGE MÉDIATIQUE

1) Patrick Drahi est un milliardaire patron du groupe Altice (Numéricâble/SFR/SFR Médias). Il contrôle un groupe de médias puissant (BFM TV/RMC/L’express/Libération).
Patrick Drahi est un homme d'affaires et entrepreneur franco-maroco-israélien, né le 20 août 1963 à Casablanca. Il réside en Suisse [4] depuis 1999.
Il est le président-fondateur du consortium luxembourgeois Altice, une multinationale spécialisée dans les télécommunications et les réseaux câblés qui est cotée à la bourse d'Amsterdam. Il est propriétaire d'une holding personnelle[5], Next Limited Partnership[6], immatriculée à Guernesey, laquelle est l'actionnaire majoritaire d'Altice[7],[8]. Altice est le principal actionnaire de l'opérateur français SFR Group, de Virgin Mobile, de l'opérateur israélien Hot, mais aussi Portugal Telecom, Orange Dominicana et l'américain Suddenlink. SFR Group est propriétaire des médias Libération et L’express.
En 2015, selon le magazine Forbes, son patrimoine serait évalué à 14 milliards d’euros [9], ramené en 2016, pour cause d'endettement record, à 9 milliards d’euros [10].
(Copié-collé de Wikipedia. Mais Drahi a fait Sup-Télécom !)

2) Le 28 octobre 2014, le tout nouveau ministre de l'Économie, Emmanuel Macron autorisait le rachat de SFR par Patrick Drahi contre l’avis de son prédécesseur Arnaud Montebourg. Dans les 6 mois qui ont suivi cette décision, la valeur du groupe de Drahi a plus que doublé et a fait gagner plus de 14 milliards d’euro à ses actionnaires.

3) Macron a floué l’état français car il a choisi un groupe qui paye très peu d’impôts en France. Montebourg craignait que le rachat de SFR par Altice ne se traduise par une gigantesque évasion fiscale. En 2014, Montebourg éreinte Drahi alors qu’il est ministre, des enquêtes fiscales sont alors diligentées par Bercy et ses déclarations ci-dessous sont sans ambiguïté.
« Numéricâble a une holding au Luxembourg, son entreprise est cotée à la Bourse d’Amsterdam, sa participation personnelle est à Guernesey dans un paradis fiscal de Sa Majesté la reine d’Angleterre, et lui-même est résident suisse ! Il va falloir que M. Drahi rapatrie l’ensemble de ses possessions, biens, à Paris, en France. Nous avons des questions fiscales à lui poser ! ».
Par ailleurs Drahi fera le plus grand plan social de 2016 en licenciant 5000 personnes chez SFR

4) Pour remercier Macron, Drahi a mis son groupe de médias à disposition de sa campagne et a organisé un matraquage médiatique sans précédent en faveur de Macron. Ce soutien s’organise d’ailleurs de manière tout à fait évidente. Un proche de Patrick Drahi, patron du pôle médias du groupe Altice, Bernard Mourad, rejoint Macron pour organiser son mouvement « En Marche » en Octobre 2016. Bernard Mourad, ancien banquier de Patrick Drahi, s’était plus particulièrement occupé, en 2014, de l’opération de rachat de SFR. Depuis février 2015 il est le patron de la branche média du groupe Altice, c’est-à-dire la personne qui dirige l’Express, Libération, BFM TV et RMC.
5) En autorisant le rachat de SFR, Macron a fait d’une pierre deux coups. Cette opération se révèle en effet fort juteuse pour le clan Macron, puisque la banque d’affaires qui se charge de cette vente n’est autre que la banque Lazard. La banque Lazard est dirigée en France par Mathieu Pigasse, propriétaire du journal Le Monde et soutien essentiel de la campagne d’Emmanuel Macron. Les banques d’affaires toucheront de l’ordre de 260 million d’euro de commissions sur ce deal. Si l’on veut moraliser la vie politique et éviter les conflits d’intérêts, est-il normal que le patron d’une banque qui est aussi patron de presse soutienne un candidat dont la décision lui a rapporté autant d’argent ? Le 22 février Bayrou se ralliait à Macron sous quatre conditions. Macron acceptait avec un cynisme écœurant la condition suivante « Je demande expressément que le programme du candidat comporte en priorité une loi de moralisation de la vie publique, en particulier de lutte contre les conflits d’intérêt. Je refuse, comme je l’ai refusé toute ma vie que des intérêts privés, de grands intérêts industriels ou financiers, prennent la vie publique en otage. Je ne cèderai rien sur la séparation nécessaire de la politique et de l’argent."
« Je crois avoir démontré qu’avec Macron nous sommes rentrés dans un niveau de corruption, de collusion avec les intérêts privés et de manipulation de l’opinion publique, jamais atteint dans notre 5ème république.

Nous assistons au coup d’état médiatique d’un escroc. »

- Répondre -

Les retraités ont du soucis à ce faire ? Oui énormément en votant Macron.

le 4 avril, 17:01 par LANDREAU

1 – Le premier a trait à l’augmentation générale de 1,70 point du taux de la CSG. On sait que, comme tous les autres revenus de remplacement, les retraites bénéficient d’un taux spécifique à 6,60%. Certes le candidat précise qu’échapperont à l’augmentation les retraités bénéficiant de taux réduits, mais sans précisément indiquer lesquels, si bien qu’on ne sait pas si le taux spécifique de 6, 60% inférieur au taux de droit commun de 7, 50% fait ou non partie desdits taux réduits. Pire encore, rien n’indique dans le programme si c’est ce taux qui sera augmenté de 1,70% auquel cas la CSG retraite passerait à 8,30% (soit une augmentation quand même de plus de 25%) ou si tout simplement les retraités rejoindront d’abord le taux général de 7,50 % avant l’application de la majoration de 1,70 point, soit alors un prélèvement total de 9,20% auquel cas l’augmentation de 2,60 points passerait à près de 40% ! Or on sait que dans un programme, l’ambiguïté profite toujours au candidat, jamais à ses électeurs !

2 – Même incertitude, même ambiguïté, à propos du sort des deux cotisations maladie (1,00%) et dépendance (0,30%) qui pèsent sur les retraites. Si on sait bien que les cotisations maladies et chômage disparaitront des retenues salariales en procurant donc aux salariés une économie de 3,10% sur leur salaire, rien de semblable n’est annoncé quant à l’éventuelle suppression de la cotisation maladie des retraités, ni de celle de leur contribution dépendance.

3 – Si donc pour les salariés le calcul de l’incidence nette de la réforme est simple et aboutit à une économie de 3,10 – 1,70 = 1,40% (par souci de simplification, tous nos calculs négligeront la réduction de base de 1,75%) de leur salaire augmentant conséquemment leur pouvoir d’achat, il en va tout autrement pour les retraités laissés piteusement dans l’incertitude. En effet, sauf -hypothèse peu probable- à ce que le taux de 6,60% soit considéré comme un taux effectivement réduit, ils peuvent espérer au mieux que leur pouvoir d’achat ne sera amputé que de 1,70 – 1,30 = 0,40%, si la déduction des cotisations maladie et dépendance est admise, alors que dans le cas contraire, il pourra l’être au pire de 2,60% (= 9,20 - 6,60). De toute manière face à l’impôt, il est clair que le plan Macron opère une discrimination au détriment des retraités, puisque ces derniers seraient pour l’instant les seuls à laisser des plumes dans la réforme, qui profite au contraire à l’ensemble des salariés et plus largement encore aux autres actifs. L’écart est significatif puisqu’en période de quasi-blocage des pensions, les actifs gagneraient :

> 1,40% là où les retraités perdraient au moins 0,40% (écart résultant avec les salariés = 1,80%, soit 1,40 + 0,40),
> plus probablement 1,70% pour une CSG à 8,30% (écart comparatif résultant porté alors à 3,10%, soit 1,40 +1,70)
> et peut-être même 2,60% pour une CSG à 9,20% (écart comparatif résultant = 4,00%, soit 1,40 + 2,60).

Il s’agit de toute manière d’un sérieux coup de canif à l’équilibre entre les générations, comme si, avec ce déclassement des retraités, s’enclenchait sournoisement cette euthanasie financière qu’appellent de leurs vœux plusieurs économistes. Ces derniers visent en effet à réduire drastiquement le poids des retraites au profit d’autres acteurs, mais en oubliant tout simplement qu’avant de percevoir leurs pensions, la plupart des retraités ont acquitté durant quatre décennies au moins de lourdes cotisations qui devraient leur avoir acquis quelques droits. Quoi qu’il en soit, cet arbitrage entre actifs et retraités, ouvertement défavorable aux derniers, qui plus est, réduits au pain sec ces dernières années, mérite au moins quelques sérieuses explications. Or pour l’instant, on est obligé de constater qu’elles font cruellement défaut et que le candidat est particulièrement discret sur ce point important de son programme.

4 – Par ailleurs, le candidat veut s’en prendre à l’emploi des provisions des régimes de retraites qu’il souhaite rediriger à hauteur de quelque 15 à 20 milliards d’euros en direction de l’investissement en entreprise, via notamment des fonds de pension. Sans nécessairement critiquer cette orientation destinée à redynamiser notre économie, on ne peut reprocher aux retraités de nourrir quelque appréhension vis-à-vis d’une réforme qui n’est pas exempte de risques, si on ne l’assortit pas de sérieux garde-fous. Or on peut douter sérieusement de la compétence et de la pertinence des autorités publiques pour définir ces garde-fous, alors que malgré leurs innombrables corps de contrôle et d’inspection, tous plus prestigieux les uns que les autres, elles n’ont pas su éviter toute une série des désastres financiers comme la faillite du Crédit Lyonnais, la recapitalisation forcée d’Air France, la descente aux enfers d’Aréva, le lent dévissage d’EDF ou la claudication persistante de la SNCF, tout le monde s’accordant en sus pour dénoncer la piètre qualité d’actionnaire de l’État. Bien entendu de ces garanties, de ces précautions indispensables pour que les fonds de pension à la française soient rigoureusement sélectionnés, prudemment gérés et sérieusement contrôlés par des autorités de préférence privées et strictement indépendantes, pas un mot comme si le plus important était que le monde financier puisse fondre sur une nouvelle épargne dont il s’empresserait d’extraire d’intéressantes commissions, sans avoir à garantir raisonnablement la sécurité, ni la pérennité de ses choix.

5 – Toujours à propos d’épargne, on sait qu’en moyenne chaque Français épargne environ 16% de ses revenus annuels. Or compte tenu des incertitudes et des réformes incessantes qui affectent leurs retraites, nombre de Français ont pris la précaution de se constituer une assurance-vie pour leurs vieux jours. Jusqu’alors, celle-ci – dés que souscrite au moins depuis 8 ans - n’acquittait en cas de retrait que des prélèvements sociaux de 15,50% sur les revenus capitalisés dans la limite d’un plafond annuel de € 4 600 pour un contribuable isolé, € 9 200 pour un couple. L’imposition à l’impôt sur le revenu au taux réduit de 7,50% ne commence en effet qu’au-delà de ces plafonds. Manifestement tel qu’en l’état, le plan Macron n’a cure de ces subtilités et porte immédiatement à 30% le prélèvement sur les produits de l’assurance-vie, soit une augmentation d’impôt de 94% (30,00/15,50) sur la partie sous plafond et d’un peu plus de 30% au delà (soit 30,00/23,00) lorsque les retraits intègrent un revenu excédant les plafonds précités ! Certes, devant la levée de boucliers de tous les professionnels de l’assurance-vie, le candidat a concédé ne plus vouloir appliquer sa réforme qu’aux nouveaux versements, ce qui compliquera un peu plus une fiscalité où les assureurs ne font rien pour faciliter le suivi dans le temps des revenus acquis. Belle augmentation quand même pour quelqu’un qui prétend sans rire vouloir restituer du pouvoir d’achat aux Français, promouvoir la capitalisation et réduire la dépense publique.

6 - En outre, le candidat s’est fait fort d’exonérer de cet impôt 80% des redevables actuels de la taxe d’habitation, l’État venant se substituer à ces "affranchis" pour régler l’impôt communal. On glissera sur l’évident racolage électoral qui met en péril l’autonomie des collectivités territoriales, comme sur la croix qui est ainsi faite sur une véritable révision de valeurs cadastrales devenues folles. Mais le vrai problème, c’est que de mémoire de fiscaliste, de publiciste ou de contribuable, on n’a jamais vu l’Etat tenir ni complétement, ni durablement ses engagements. Les exemples abondent en effet où, prétextant toujours une circonstance imprévue ou quelque nouvelle condition, il rabote rapidement ses versements. Or, dans le plan Macron, on voit déjà poindre des exigences de bonne gestion des collectivités territoriales qui fourniront sans peine le prétexte nécessaire pour permettre à l’État de se désengager progressivement dans les années qui suivent. Et ce n’est pas aux retraités que l’on apprendra ce qui se passera alors, les collectivités territoriales ayant toujours eu une très fâcheuse tendance à transformer en impôt local les sommes que l’État ne leur verse plus. Par ailleurs, cette exonération parfaitement démagogique venant s’ajouter à celles déjà existantes incitera inévitablement l’immense majorité des locataires à demander toujours plus à leurs élus, puisqu’en définitive ils seront exonérés de toute participation aux charges locales. Or les retraités savent bien que c’est dans leurs propres rangs que se trouveront une bonne partie des contribuables qui, exclus de toute exonération, vont devoir au fil des ans faire face à de fortes augmentations d’impôts pour combler les déficits dus tant au cumul des moins-values à venir sur les concours que l’État va tailler en biseau qu’au coût des exigences croissantes de la démagogie ambiante.

7 – D’autre part, les retraités propriétaires d’un logement ont tout à craindre du flou qui entoure actuellement le sort de la taxe foncière, elle aussi un temps promise à la disparition, avant que la question ne quitte brutalement l’actualité pour être récemment recyclée dans le nouvel ISF. Précisément pour cet ISF, que le candidat avait d’abord début 2016 envisagé de supprimer, mais qu’en définitive il conserverait, tout en le recentrant sur la "rente foncière" (terme exquis avec son discret relent de lutte des classes !), le doute demeure à la fois quant au sort fiscal des actifs mobiliers (dont précisément les assurances-vie) autres que les valeurs d’entreprises exonérées et quant aux taux définitivement retenus et aux barèmes utilisés. En effet si comme annoncé, ces derniers demeureraient prétendument inchangés alors que chuteraient les bases d’imposition cantonnées aux seuls biens fonciers, il y a fort à parier que le produit du nouvel ISF se réduirait rapidement à une peau de chagrin mettant en cause sa subsistance. On le voit, il règne plus qu’un certain flou sur les intentions du candidat. Cela fait pourtant partie des choses qu’un électeur a le droit de savoir avant de se déterminer. Enfin la poursuite ou l’abandon de la réforme actuellement en cours de la généralisation de la retenue à la source ne sont pas davantage évoqués, alors que les retraités actuellement assujettis à l’impôt sur le revenu peuvent légitimement craindre, la Gauche ne s’en est pas cachée, que ladite retenue ne serve de cheval de Troie à un prochain renforcement de la progressivité, via un nouvel impôt unique sur le revenu incorporant la CSG.

En résumé, il demeure beaucoup encore – et disons-le tout net – beaucoup trop de zones d’incertitudes pour un programme qui aurait dû tirer de sa publication tardive un degré supérieur de finition et d’information. Or ce dernier fait encore manifestement défaut. Quant à ce qu’on sait vraiment déjà :

> avec l’augmentation de la CSG sans contrepartie annoncée,
> avec la réorientation d’une part des provisions constituées par les Caisses de retraite vers les risques d’entreprise, sans indiquer les précautions prises pour garantir la sécurité des nouveaux placements,
- avec la sur-taxation prochaine de l’assurance-vie,
- avec l’extension démagogique de l’exonération de la taxe d’habitation,
- et avec enfin la constatation douloureuse de la diminution continue de leur pouvoir d’achat accentuée encore par le long blocage de leurs pensions,

les retraités n’ont nul lieu d’être satisfaits de mesures qui manifestement les rangent d’ores et déjà parmi les principaux perdants du programme du candidat.

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17 avril, 11:27 - jochryst@orange.fr

je suis seul et je declare 26700 euros brut annuel,si j'ai bien compris je continue à payer la taxe d' habitation et l'augmentation de la csg de 1,7 ce ce qui fait dans les mille deux cents euros supplémentaire,
merci macron !!!!!!!!!!!!!

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Avantages

le 25 avril, 21:03 par chacha

Quid de la diminution des indemnités et avantages des politiques ?

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Mdr

le 25 avril, 21:43 par Fab

Encore une fois de plus on tire sur les plus faible avec ce programme tiré par les cheveux

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anti-vieux travailleur

le 25 avril, 22:46 par puechy

les retraités ont déjà payer la crise alors que ce sont eux qui ont travailler pour la France leur tirer encore dessus mérite le plus grand des mépris et ce sont toujours les bons a rien qui non jamais travailler qui leur tape dessus

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Idee

le 25 avril, 22:57 par Margouillette

62 ans pour la retraite à t il déjà été travailler en usine dehors par tt les temps 60ans c'est juste et plus que normal

- Répondre -

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