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Présidentielle : retraités, réveillez-vous !

Savez-vous que le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) œuvre depuis plus de quinze ans sans jamais avoir admis parmi ses 40 membres un seul représentant "ès qualités" des 17 millions de retraités ? Savez-vous que parmi les 233 membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE), il n’y a pas un seul représentant des retraités ? Savez-vous que le Comité de Suivi des Retraites (CSR) ne compte parmi ses membres absolument aucun retraité ?

I – LE MUR DE L’INDIFFÉRENCE NATIONALE

Début 2016, quelques milliers d’intermittents du spectacle s’opposent par des grèves bien ciblées à toute réforme de leur régime dérogatoire, qui ne sera remis en cause qu’à la marge bien qu’il accroisse chaque année d’un milliard d’euros le déficit de l’assurance-chômage. Ces derniers temps, ils ne sont pas 300 milliers en Guyane à se faire entendre, mais ils contraignent Paris à envoyer d’urgence une délégation interministérielle, laquelle fait acte de repentance avant d’ajouter de nouvelles et coûteuses promesses à celles déjà nombreuses non tenues par le passé. De même voici quelques jours, il a suffi d’une poignée d’assureurs influents, relayés par quelques associations de titulaires de contrats d’assurance-vie, pour faire plier en une seule journée ceux des candidats qui voulaient augmenter encore la fiscalité sur l’assurance-vie sur les contrats déjà souscrits.

Or, le sait-on, ils sont 17 millions à n’avoir depuis des lustres rien obtenu, alors que leur sort est largement aussi digne d’intérêt que celui de professions qui font porter les plus ordinaires de leurs revendications par la grève, le chantage ou les groupes de pression. 17 millions de retraités (pensionnés directs + par réversion) politiquement transparents, syndicalement hors jeu, médiatiquement inoffensifs, largement négligés par une campagne présidentielle dont on ne sait encore si elle a atteint son étiage, tellement la médiocrité et les coups bas s’y étalent avec une morne complaisance. 17 millions de retraités tout uniment victimes du parfait désintérêt de la quasi-totalité des candidats, qui certes parlent à l’occasion des retraites, mais quasiment jamais des retraités et qui , jusqu’à présent, sont bien trop occupés à s’étriper dans de vaines querelles pour se soucier de ce que peuvent bien vouloir ceux qui représentent quand même un bon tiers du corps électoral.

II - LA GARANTIE DU MAINTIEN D’UN JUSTE POUVOIR D’ACHAT

Pourtant, lorsqu’on prend la peine de les écouter, les retraités ne demandent pas la lune. Ils veulent simplement que, comme on le leur avait solennellement promis à plusieurs reprises, leur pouvoir d’achat soit préservé et qu’ils ne constatent plus au fil des ans l’érosion continue et angoissante de leurs retraites :

> en face d’indices officiels jamais audités et qui, à force d’avoir été manipulés et de ne couvrir qu’une partie sans cesse plus restreinte de leurs dépenses, ne signifient plus grand chose ;

> en face aussi de prélèvements fiscaux qui ont depuis longtemps dépassé le seuil du raisonnable, sans que les pensions, ni les indices n’en tiennent le moindre compte ;

> en face enfin de restes à charge en matière de santé qui ne cessent de croître (directement ou indirectement au travers des cotisations des mutuelles qui s’aggravent avec l’âge), comme au fur et à mesure des déremboursements dont la liste ne cesse de s’allonger.

Or voici quelques jours, le sondage Ipsos Sopra Steria vient de confirmer qu’on est hélas encore bien loin du compte puisque 88% des retraités français s’y plaignent sur ces dix dernières années de la baisse continue de leur pouvoir d’achat.

En cas de prédécès, les retraités veulent aussi que que leurs veuves (ou leurs veufs) ne soient plus en butte à des tracasseries sans fin lorsqu’on oppose à leurs demandes de réversion des conditions disparates, ubuesques et parfaitement injustes, alors que le plus souvent au regard des montants en cause le conjoint survivant n’aura presque que sa dignité à opposer à la misère. Ils trouvent scandaleux qu’alors qu’elles ne sont plus en état de travailler, des tas de veuves en soient réduites à une survie difficile, parce qu’on ose leur bailler en réversion, et bien que des cotisations aient été versées, des sommes proprement ridicules de quelques centaines d’euros par mois, alors que de leur côté certains actifs dans la force de l’âge parviennent à cumuler dans le cadre d’un assistanat particulièrement généreux des allocations qui, mises bout à bout, passent facilement le millier d’euros par mois. Ils demandent notamment qu’en dehors et par-delà les conditions du minimum vieillesse de l’allocation de solidarité pour les personnes âgées (ASPA), on ne trouve plus dans nos campagnes de veuves d’agriculteurs qui, passées sous les radars de la protection sociale, s’éteignent doucement avec 300 euros par mois et même parfois moins. Il serait temps en effet que le bon sens corrige enfin notre étrange presbytie sociale qui nous fait nous précipiter au secours de toutes les misères accourues de la terre entière (un étranger retraité sans jamais avoir travaillé, ni cotisé en France peut – au titre de l’ASPA précitée et sous certaines conditions- toucher individuellement quelque € 800 par mois et jusqu’à € 1 230 en couple), en oubliant toutes celles qui sont chez nous et dont nous nous détournons misérablement. Tout cela parce que nos retraités ne sont pas des agitateurs sociaux et qu’aucune de leurs associations, aucun mouvement n’a présentement ni les ressources nécessaires pour informer tous les ayants droit, ni le poids suffisant pour faire bouger les choses. Les sommes en cause sont probablement fort modestes, car les victimes de notre ingratitude ont appris depuis fort longtemps à se satisfaire de peu, mais leur pudeur, comme leur grande discrétion, ne peuvent en rien être un encouragement à continuer honteusement à ne rien faire.

III - L’ACCÉS À UNE REPRÉSENTATION OFFICIELLE DANS LES INSTITUTIONS ET LES CAISSES DE RETRAITE

En outre à côté de ces réformes d’urgence, de solidarité et de dignité, il y a un double impératif de justice et de démocratie sociale que notre pays piétine depuis des décennies avec un bonne conscience consternante. Il s’agit tout simplement de la représentation officielle des retraités dans toutes les institutions ou les caisses de retraite les concernant. Ce n’est en effet certainement pas à la gloire de nos hommes et de nos penseurs politiques, de nos instituts d’études politiques, du Conseil d’Orientation des Retraites et des autres cercles d’influence qu’aucun d’eux ne se soit jamais soucié, sauf en matière d’impôts et de cotisations supplémentaires, d’accorder aux seniors la place qui leur revient dans la vie de la Nation. Notre monde politique tout entier peut être en effet particulièrement fier d’avoir, sans rien dire, sans rien faire, réussi à exclure fort discrètement 17 millions de retraités des débats et des choix qui les concernent. Ainsi et sans prétendre du tout à la moindre exhaustivité :

> combien de gens savent que parmi les 233 membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE), il n’y a pas un seul représentant des retraités siégeant ès qualités, alors qu’on a trouvé le moyen de réserver deux sièges à la protection des oiseaux ?

> combien de gens savent que le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) œuvre depuis plus de quinze ans sans jamais avoir ressenti la nécessité d’admettre parmi ses 40 membres un seul représentant "ès qualités" des 17 millions de retraités dont il "oriente" et indirectement commande pourtant le sort, sans jamais véritablement les consulter ?

> combien de gens savent que le Comité de Suivi des Retraites, (CSR) plus récemment mis en place il est vrai, ne compte lui aussi parmi ses membres absolument aucun retraité, comme si les actifs étaient les mieux placés pour juger des retraites qu’ils ne touchent pas ?

> combien de gens se doutent qu’il n’y a pas le moindre ministère, pas le moindre secrétariat d’État pour s’occuper distinctement des retraités, alors qu’ils représentent un bon quart de la population du pays et que leurs pensions mobilisent près de 15% du PIB national ?

Mais rassurons-nous pour les Caisses de retraite, ce n’est pas pire : non, c’est pratiquement pareil. Extrêmement rares sont les Caisses de retraite - qu’elles œuvrent au plan géographique ou au plan professionnel - qui admettent à leur Conseil d’Administration un ou deux, exceptionnellement trois, administrateurs retraités et on doit célébrer comme un événement sans précédent l’accession toute récente dans une caisse libérale d’une Administratrice représentant les intérêts des conjoints bénéficiaires d’une pension de réversion. Pourtant de par son titre, l’Assurance-Vieillesse se répartit normalement entre une assurance donnant lieu à cotisation de la part des actifs et une pension de vieillesse allouée aux retraités. Les cotisations des uns et les pensions des autres sont indissolublement liées et donc, il n’y a absolument aucune légitimité à quasiment exclure les retraités des caisses de retraite, alors que le bon sens et la justice commanderaient une parité de bon aloi entre les cotisants et les allocataires. Certes sans doute n’en sommes-nous pas encore là, mais l’attribution aux retraités d’une représentation d’un tiers - et non pas seulement de quelques sièges de figuration chichement accordés - dans tous les Conseils d’Administration où leur sort se décide et se joue n’aurait rien d’une injustice. En plus cette mesure d’application simple et immédiate ne coûterait pratiquement rien et elle enverrait à tous les retraités, en dehors même de leurs options politiques, un signe fort et positif que l’État commence à reconnaître leur véritable existence et ne les considère plus, presque à regret et en oubliant leurs cotisations passées, comme les prédateurs exagérément voraces de quelque 15% du PIB national.

Mais, comme jusqu’à présent, il ne s’est trouvé aucun candidat assez avisé pour ne plus considérer les retraités comme des pestiférés de la représentation sociale, aucun candidat assez habile pour saisir l’avantage électoral et moral qu’il aurait à faire progresser leurs droits, tous leurs droits, aucun candidat assez courageux pour prendre à bras le corps l’entier de ce problème et convaincre l’électorat à la fois de sa capacité et de sa volonté de le résoudre, c’est à tous les retraités qu’il appartient désormais de faire valoir leurs justes prétentions par tout moyen. Or, même s’il n’est pas négligeable, le droit de vote n’est qu’un de ces moyens, affaibli qu’il est par son intermittence, alors que la nécessité de la constitution d’un collectif extra-partisan permanent regroupant et dépassant les représentations en place apparaît inéluctable. Il faut en effet :

> que l’État consacre officiellement la garantie du pouvoir d’achat des retraités, dans des conditions telles que ces derniers recouvrent un minimum de sérénité quant à leur avenir financier, alors que l’âge et la maladie accroissent inévitablement leur dépendance ;

> que la République inscrive enfin dans les textes la légitimité et la dignité des retraités en leur donnant le droit de s’exprimer officiellement et d’influer sur les choix fondamentaux qui les concernent,

> qu’elle reconnaisse la spécificité des seniors en créant un Ministère ou à tout le moins un Secrétariat d’État spécifiquement dédié aux retraites et aux retraités et qui ne soit plus noyé dans l’immense "machin" du Ministère des Affaires sociales et de la Sécurité sociale, qui depuis des décennies les ignore largement ;

> et qu’elle établisse dans son effort de solidarité la priorité de ceux qui tirent leurs pensions d’un effort contributif antérieur – fût- il insuffisant - sur ceux qui, sans avoir jamais rien versé, ont actuellement tous les droits, ou presque.

IV – CONCLUSION : UNE NÉCESSAIRE PRISE DE CONSCIENCE

La Nation ne peut, sur ces questions, continuer à marcher la tête à l’envers, au seul prétexte qu’elle a toujours fait comme cela. On a vu en effet où nous a menés cette mesquine politique de gribouille, qui cumule le mépris et la discrimination en retranchant indûment les seniors de notre démocratie sociale. Pourquoi donc ces élites qui ne cessent de brandir à tout bout de champ l’anathème arrogant de l’exclusion ne se sont–elles pas aperçues qu’elles-mêmes se trouvaient en plein déni vis-à-vis des droits les plus élémentaires de ceux à qui elles doivent leur existence, tout autant que leur éducation et même bien souvent une partie de leur propre réussite ? Au-delà d’une pitoyable arrogance, elles ajoutent ainsi bien tristement l’ingratitude à la cécité et à l’injustice. Le droit à une pension et à une réversion décente, une juste représentation dans les institutions et caisses de retraite, une entité ministérielle justement dédiée au quart de la population du pays, le maintien loyal et sans chausse-trappes du pouvoir d’achat, voilà en quelques mots les revendications des retraités. On peut certes continuer à les ignorer et même - comme France Stratégie - vouloir rogner leurs droits au profit d’une jeunesse qui attend sans doute autre chose pour s’affirmer, mais un jour ou l’autre quand l’élastique aura fini de se tendre, il ne faudra pas se plaindre des effets dévastateurs de sa rupture.

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Messages (5)

Et la contrepartie ?

le 21 avril, 15:47 par Montenay

Elle ne peut venir que d'un départ plus tardif
Voir yvesmontenay.fr + retraite
Tout le reste est fallacieux

22 avril, 05:01 - Th. BENNE

UN DÉPART PLUS TARDIF POUR DES GENS
QUI SONT DÉJÀ À LA RETRAITE ?

Il ne vous a certainement pas échappé que l'article porte principalement sur les retraités, leur représentation officielle et leur pouvoir d'achat.

Aussi dois-je vous l'avouer, votre commentaire - qui sonne comme une interpellation - me plonge dans une grande perplexité. Certes j'entends bien qu'en dehors de l'ensemble vos écrits auxquels vous me renvoyez sans fournir aucune référence particulière, "tout est fallacieux". Mais je ne saisis pas en quoi l'aspiration légitime à être normalement représentés dans les institutions et les caisses de retraite, tout comme le souhait, une fois écartés des bénéfices de la croissance, de se voir garantir équitablement un pouvoir d'achat décent et stable impliquent pour les retraités qu'ils acceptent rétroactivement une contrepartie pour gager les droits qui sont déjà les leurs. Surtout si cette contrepartie consiste comme vous semblez l'entendre dans un départ plus tardif, alors que déjà retranchés de la population active, ce problème propre aux actifs ne les concerne manifestement plus.

Bref, si vous aviez l'obligeance de préciser votre pensée de manière un peu moins elliptique et un peu plus claire, je me ferais un réel plaisir de tenter de vous répondre.

Bien cordialement.

- Répondre -

représentation des retraités dans les organes de Décision

le 25 avril, 19:02 par Dufournet

Je partage ce qui est écrit.. J'ajouterai :
les retraites représentent dites vous une part du PIB de 15%,ce qui est considérable mais nécessiterait des précisions car un lecteur peu averti conclurait que c'est une charge considérable pour l'Etat et là il faut préciser de quoi l'on parle,car en effet il y a deux typologies de retraites : celle du secteur Public et celles du secteur Privé.
Celle du Public ne sont financées par les cotisations salariées qu'à environ 25% ce qui signifie que l'Etat prend en charge les 75% environ venant gonfler la "dépense Publique"
Pour le secteur Privé, la règle depuis le départ repose sur le principe contributif, savoir que ce que ce sont les "cotisations" qui sont allouées aux retraités.
Par souci de plaire, les gouvernements successifs
ont peu à peu dénaturé la règle en ce qui concerne le régime "vieillesse" de la sécurité sociale qui est devenu de plus en pus opaque et déficitaire.
En revanche les retraites complémentaires AGIRC et ARRCO ne reversent sur une période de plusieurs années que ce qu'elles ont reçu en cotisations, sauf qu'elles sont entrées depuis un certain temps dans le déficit, étant donné le rapport de plus en plus défavorable du nombre d'actifs sur celui de retraités.
L'Etat n'a jamais mis un sou pour soulager ces caisses bien au contraire.
Cela signifie donc que en théorie, aux manipulations près sur la retraite Sécurité Sociale vue comme un poste d'allocation aux plus faibles, la charge des "retraites" en France ne concerne que les retraites du secteur Public comprenant les "régimes spéciaux".
Il y aurait lieu de mettre fin à cette présentation du "poids des retraites" en France que ce qui n'est pas financé par les cotisations, à savoir les retraites de secteur Public.
Enfin rappelons que le montant de la retraite au sein du secteur Public représente entre 75 et 80% du dernier salaire revalorisé, contrairement au secteur Privé dont le taux de remplacement qui n'est guère aujourd'hui supérieur à 57% lors de l'entrée en retraite, tombe à moins de 48% après 15 ou 20 ans de retraite du fait de l'insuffisance de réajustement des pensions contrairement à ce qui est diffusé au Public.
Merci de votre attention.
JPD

29 avril, 15:20 - Thierry BENNE

Excusez, je vous prie, le retard relatif de cette réponse, dû à un déplacement de quelques jours.

Si vous m'avez déjà lu , vous savez que depuis plusieurs années je partage intégralement vos préoccupations concernant les privilèges et les coûts de retraites publiques, sur lesquels il m'est arrivé à plusieurs reprises de commettre quelques articles assez vifs réagissant vigoureusement contre des silences officiels ou des justifications douteuses, voire carrément abusives.

Mais cette fois-ci, c'est vrai, j'ai délibérément écarté ce sujet de polémique, parce que je considère que la question et la nécessité de la représentation officielle des retraités transcendent tous les régimes quels qu'ils soient et que c'est par cette revendication fondamentale qu'il faut commencer pour s'assurer que la voix des retraités ne s'exprime pas seulement lors des élections, mais qu'elle se fait bien entendre de manière continue au sein du débat social national.

Et là il faut absolument que tous les retraités, sans distinction de régime, ni de statut, portent haut et fort cette revendication à des politiques qui ont trop tendance à les oublier. C'est d'ailleurs ce que confirme malheureusement la campagne électorale en cours où, si quelques candidats se sont risqués à parler des retraites, aucun d'entre eux ne s'est véritablement intéressé au sort des retraités. Sauf un : le sieur Macron qui, dans l'indifférence quasi-générale, se prépare tout simplement via l'augmentation de la CSG à "piquer" sournoisement une semaine de retraite par an à la plupart des retraités, dont probablement une bonne partie ne s'en sont pas rendu compte.

Or il y a longtemps que si les retraités parlaient d'une voix, la bronca populaire aurait contraint ce candidat à retirer promptement son projet injuste et ouvertement discriminant , puisque sans aucune explication les retraités se trouvent exclus des réductions de charges sociales prévues en contrepartie en faveur notamment des salariés.

Cordialement.

- Répondre -

MACRON = MENTEUR

le 27 avril, 23:21 par MACDONALD

Je suis Pied Noir avec gloire et honneur, il est regrettable qu'il ne soit pas né en 1962, peut être aurions-nous été mieux accueillis, comme veut le faire Mr MACRON avec ces pauvres gens qui viennent en FRANCE car leur pays est en guerre. Jamais je ne lui pardonnerai d'avoir dit "que nous avions commis un crime contre l'humanité". On ne juge pas des choses que l'on ne sait pas !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

- Répondre -

Participation

le 28 avril, 18:51 par Courbois Claude

Quel organisme me permettrait de m'investir activement dans un système permettant d'avancer nos revendication ?

30 avril, 14:08 - Thierry BENNE

Question délicate s'il en est.

On peut considérer en effet qu'en dehors de certaines sections syndicales, les associations et fédérations d'associations de retraités catégorielles (notamment par entreprise ou branche) ou généralistes regroupent environ 10% de la population retraitée. Pour les sections syndicales de retraités, le problème est qu'on comprend mal comment un syndicat d'actifs peut légitimement prétendre dans des sections adjointes défendre les intérêts des retraités, alors que les deux populations poursuivent souvent des objectifs contradictoires, puisque l'amélioration ou même le maintien des pensions passe le plus souvent par l'augmentation des cotisations.

Pour en revenir aux associations "pures" de retraités, l'Association généraliste la plus importante est "Sauvegarde retraites", mais si avec ses 131 000 adhérents, elle revendique bien une place pour les retraités au sein des Conseils d'Administration des Caisses de retraite, elle n'est guère diserte sur la nécessaire représentation des retraités dans les instances officielles (CESE, COR et CSR notamment) d'où ils sont actuellement bannis. Il est vrai que ce sujet n'est guère plus abordé actuellement par la Confédération Française des Retraités qui, elle regroupe, de très nombreuses associations revendiquant au total un effectif global de quelque 1,5 million de retraités. Donc pour l'instant force est de constater que -sauf erreur - aucune association ou section syndicale ne revendique expressément une véritable représentation des retraités au sein des instances officielles, alors que ce sera nécessairement par là que les retraités pourront faire connaître spontanément et en continu leurs revendications et leurs exigences.

Pour l'instant, du fait de la discrimination officielle - on pourrait presque parler de ségrégation tant elle est choquante- qui prévaut en toute impunité, du fait aussi que les retraités ne peuvent sur ces points faire entendre leur voix que dans le secret de l'isoloir, le résultat est bien entendu à la hauteur des espérances. En moins de cinq ans avec les 0,30% de la contribution dépendance Hollande, plus les 1,70% de CSG supplémentaire que nous promet son ex-conseiller, les retraités auront vu leur pouvoir d'achat amputé fiscalement et irréversiblement de 2%. Et si personne n'empêche Monsieur Macron de mettre en oeuvre son programme, les retraités qui vivent au-dessus du seuil de pauvreté devront désormais faire face aux 52 semaines de l'année civile avec les restes d'une pension qui ne couvre même plus 51 semaines de dépenses (52*0,98=50,96 !), leur pouvoir d'achat étant encore écorné par bien d'autres facteurs dont le très officiel indices des prix à la consommation ne rend naturellement pas compte.

Les pouvoirs publics, les politiques, les syndicats, les actifs, les caisses de retraite se satisfont tout à fait de cette triste situation, qui leur réserve le monopole du pouvoir décisionnel. Il est temps que les associations de retraités réagissent. Et, si elles ne le font pas, il faut que les retraités les contraignent à s'expliquer officiellement sur ce peu d'entrain. Enfin en cas d'inertie manifeste, pourquoi ne pas initier éventuellement département par département des groupes informels de revendication, fermement décidés à prendre tout le temps qu'il faut, à développer toute l'obstination nécessaire pour faire entendre auprès des élus les revendications légitimes d'une catégorie qui n'a pas à rougir de droits issus le plus souvent de plusieurs décennies de cotisations.

Cordialement et bon courage !

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