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Non, la France ne manque pas d’enseignants !

Poursuivons la revue de l’état de la fonction publique en France en portant notre regard vers l’enseignement, après avoir étudié la fonction publique hospitalière. L’argument du manque d’enseignants fait aussi partie des armes qui empêchent de penser à la baisse du nombre de fonctionnaires.

Le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche disposait en 2016 de 93,3 milliards d’euros soit 30,1% du budget de l’Etat et 4,2% du PIB. 67,1 milliards d’euros sont spécifiquement consacrés à l’éducation nationale sur laquelle cet article portera plus précisément (c’est-à-dire hors enseignement supérieur et recherche).

Pour assurer cet enseignement primaire et secondaire, qui concerne 12 258 000 élèves, le ministère emploie 1 052 757 personnes dont 855 028 enseignants. Il s’agit donc de 19,3% des fonctionnaires français qui sont embauchés par l’Education nationale. Ils représentent presque la moitié de la fonction publique d’Etat.

L’enseignement en France se caractérise par la partition entre public et privé (et même privé « hors contrat », filière dans laquelle 50 000 enfant sont instruits).

Avec 5 fois moins d’élèves scolarisés, l’enseignement privé reste très minoritaire en France quoiqu’il soit réputé meilleur. Pourtant, le taux d’encadrement est plus important dans ces établissements, que ce soit en premier ou second degré. Les syndicats de l’éducation ont tendance à prétendre que de ce taux dépend la qualité de l’enseignement.

Source : Ministère de l’éducation nationale (chiffres 2014 et 2015 publiés en 2016)

Ce taux ne doit pas être confondu avec la taille des classes qui, selon une étude de l’OCDE de 2014, varie en France de 23 à 26 élèves. Or, pour 12 258 000 élèves répartis dans des classes de 23, il faudrait 532 730 professeurs, soit 322 300 de moins qu’actuellement. Sauf qu’élèves et enseignant n’ont pas les mêmes horaires : dans le second degré, les enseignants sont tenus d’effectuer 18 heures de cours alors que les élèves ont 26 heures de cours au moins (voire plus de 38 heures en lycée).

Taille des classes, temps d’enseignement et nombre d’heures de cours, voilà les trois variables à prendre en compte pour établir les effectifs nécessaires. Nous vous présentons ci-dessous le nombre d’enseignants nécessaires selon trois hypothèses :

En France, écart entre le nombre d’enseignants actuels (855 025) et le nombre d’enseignants nécessaires, selon l’hypothèse retenue, pour accueillir 12 252 800 élèves.

• Le choix coréen, 7ème du classement PISA 2015 : 31 élèves par classe en moyenne selon l’OCDE.

• L’option américaine, 23ème à 40ème dans le classement PISA selon les disciplines : 27 heures de cours à donner en secondaire, selon l’OCDE.

• Au Japon, les élèves étudient en moyenne 22 heures par semaine selon l’OCDE. Le pays est classé entre la 2ème et la 8ème place selon les matières dans le classement PISA.

Selon les données retenues, correspondant à des manières de faire différentes observées dans divers pays étrangers, l’on observe des variations extrêmes allant de -70% à + 40% ! Bien sûr, ces extrêmes vont de pair avec des variables presque contradictoires : temps d’enseignement très importants face à des horaires de cours réduits pour les élèves ou très petites classes pour un temps d’enseignement lui aussi restreint. Néanmoins, le plus souvent, la différence est négative : c’est qu’en France, le rapport entre temps d’enseignement exigé et nombre d’heures de cours des élèves peut aller du simple au double (18h contre 36h voire plus).

Finalement, face à la diversité des situations imaginables, pourquoi ne pas mettre chaque établissement face à ses responsabilités, pédagogiques d’abord, budgétaires ensuite ? C’est ce qui serait possible avec l’introduction du chèque éducation.

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Messages (1)

Quels enseignants !

le 28 mars, 09:51 par Laurent 46

La France ne manque pas d'enseignants bobos mais de vrais enseignants qui savent se faire respecter.
Le véritable problème n'est t-il pas dans grande la masse de femmes dans l'enseignemment primaire,
de jeunes femmes de nouvelles génération qui ne savent pas même élever leurs propres enfants les confiant au crèches dès la naissance et parfois même le dimanche pour être tranquille !!!
Des jeunes femmes qui n'ont aucune autorité, pire encore aucune présence qui va jusqu'aux problèmes vestimentaires parfois. Alors comment se faire respecter par des enfants dès 4 ans ?
Ces comportement vont jusqu'à exclure les enfants un peu turbulent comme si tout le monde doit être pareil ! mais làa c'est l'enseignement politique gauchiste qui veut que tout le monde soit égal !!!!
Le problème de l'enseignement n'est pas le manque d'enseignants mais le seul comportement de ces derniers un peu fainéants sur les bords pour clore le débat.

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