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« So Watt », l’exposition temporaire qui exhorte à l’ « éco-responsabilité »

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L’IREF a publié en mars 2023 un article sur le parcours scénographique de Citéco à Paris et sur la manière dont l’économie y est expliquée au public. Que dire à présent de l’exposition « Énergie, So Watt », qui s’y tient jusqu’au 28 mai 2023 ? Conçue pour encourager les visiteurs à « relever le défi de la transition énergétique », elle prend la forme d’un « serious game » ou jeu de rôle immersif et multimédia, qui s’articule autour de dix étapes, allant de la « production et consommation responsables » au « stockage », en passant par les « énergies renouvelables » et le « nucléaire ». Les participants sont amenés au fil du parcours à prendre des décisions afin de pouvoir construire un « mix énergétique », et notamment électrique, pour 2050. Une fois le jeu terminé, les participants, qui connaissent leur « profil de gouvernance » en fonction des décisions qu’ils ont prises, sont ensuite invités à discuter avec d’autres participants, de manière qu’une réflexion puisse être engagée sur le « difficile équilibrage des dimensions économique, écologique et sociale ».

Reste que le cadre dans lequel cette réflexion peut avoir lieu est clairement posé dès l’abord. L’un des panneaux de l’exposition rappelle ainsi les objectifs à atteindre : réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030 par rapport à 1990, atteindre la neutralité carbone en 2050, diversifier le mix électrique et baisser à 50% la part du nucléaire à l’horizon 2035, arrêter la mise en vente de véhicules thermiques en 2035, réduire de 50% les consommations d’énergie, atteindre au moins 40% de la production d’électricité grâce au renouvelable d’ici 2030. Or tous les experts ne partagent pas ces objectifs : Christian Gerondeau rappelle ainsi que la France répond « à la quasi-totalité de ses besoins » grâce à l’hydroélectricité et surtout grâce au nucléaire, ce qui rend ainsi le solaire et l’éolien quasiment inutiles selon lui dans notre pays (Le Climat par les chiffres, p.66). Et Christian Gerondeau d’insister sur les conséquences tout à fait nuisibles qu’aurait la suppression des ventes de voitures à moteur thermique sur l’industrie automobile. Il aurait donc été souhaitable qu’un tel point de vue soit lui aussi rappelé au cours de l’exposition. L’ennui aujourd’hui est que quiconque ose mettre en doute en tant soit peu ces présupposés tend à être relégué sur le champ dans le camp des « climato-sceptiques », l’une des pires insultes qui soient sans doute dans le débat public actuel.

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3 commentaires

nanard 5 avril 2023 - 7:24

Parmi les objectifs nécessaires, il faudrait surement écouter les physiciens, pas les idéologues épris de rêves. Et remettre au centre des politiques rationnelles basées sur les définitions physiques de l’énergie, non pas sur des concepts malthusiens.

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pal 5 avril 2023 - 2:10

Lire : « Climat, la part d’incertitude » de Steven Koonin.

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JR 5 avril 2023 - 7:14

Bonjour, décidemment, l’escroquerie Carbo-climatique en bande organisée ne s’arrête jamais. Rappelons que la « décarbonation » est une réponse inutile, ruineuse et inadaptée à un sujet qui n’existe pas. Merci. Bien à vous

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