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Roger Federer et la marge commerciale « équitable » selon une ONG suisse

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Le site Eurosport indique (23 janvier 2024)  que la marque de chaussures On Running a fait l’objet d’une mise en cause par le magazine de consommateurs suisse alémanique Ktopp. En effet, celui-ci a dénoncé les marges trop importantes réalisées par l’entreprise suisse, à savoir un prix de vente de modèle de chaussures de sport à haute performance, qui permettent d’amortir les chocs, plus de dix fois plus important que le prix d’achat à la sortie de l’usine au Vietnam. L’entreprise a refusé d’émettre des commentaires, mais elle a affirmé que certaines allégations étaient inexactes.

Plusieurs médias français ont repris l’information en copiant la dépêche de l’AFP., toujours au premier rang quand il s’agit de dénoncer le capitalisme. Le fait que l’un des actionnaires de l’entreprise soit l’immense champion de tennis Roger Federer n’est sans doute pas anodin dans la diffusion de la nouvelle.

Le porte-parole de l’ONG suisse Public Eye, qui agit pour un « monde plus juste », où les « limites écologiques sont respectées », a déclaré à l’AFP : « La gestion durable consiste à partager équitablement les fruits de la création de valeur. Si la marge commerciale d’une entreprise de marque est tellement plus importante que la marge des usines de chaussures, alors l’équilibre n’est pas bon ».

Ce que cette ONG bienpensante oublie, c’est qu’il appartient aux entreprises de fixer librement leurs prix et par conséquent leurs marges, pour la simple et bonne raison que la liberté des prix est l’un des fondements d’une économie libre. Dénoncer des marges « excessives » est un appel du pied à une politique interventionniste sur fond de tiers-mondisme (la vielle « détérioration des termes de l’échange ») et de dénonciation du profit. C’est aussi pénaliser l’innovation.

En définitive, il appartient au consommateur de savoir s’il veut ou non acheter un produit (la « souveraineté du consommateur »). Quant à celui qui considère que le prix est démesuré, il lui est tout simplement loisible de ne pas l’acheter.

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1 commenter

Mathieu Réau 4 février 2024 - 5:45

Ouais, ‘fin… « L’innovation et le progrès » dans le textile, aussi, faut voir de quoi on parle…
Mais, comme vous le dites, le consommateur est souverain, c’est pourquoi je m’applique souverainement à gaspiller le moins d’argent possible dans ce genre d’achats. Pas pour des raisons éthiques, bien qu’elles ne manquent pas, mais parce que ce genre d’achat m’arrache toujours le cœur tant je le trouve inintéressant.

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