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Les Suisses votent pour que les femmes travaillent aussi longtemps que les hommes

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Lors des deux référendums du dimanche 25 septembre, les Suisses ont montré une nouvelle fois qu’ils savent voter. Peu sensibles aux grands discours politiques, ils ont fait preuve d’un grand pragmatisme et de responsabilité. La première votation a rejeté à 63% l’interdiction de l’élevage intensif, ce secteur étant déjà plus réglementé en Suisse qu’ailleurs. La seconde a adopté d’une très courte majorité (50,6%) l’alignement du temps de travail des femmes sur celui des hommes : elles ne partiront désormais à la retraite qu’à 65 ans au lieu de 64. Cela représente une économie de cinq milliards d’euros pour les caisses de pension.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dernier référendum divise. Les cantons francophones ont voté contre, les cantons alémaniques pour, les hommes pour, les femmes contre… Cette proposition montre en effet un aspect un peu moins agréable de l’égalité homme-femme. Certains dirigeants de gauche déplorent même une “égalité à l’envers” ou “un recul”. La réforme augmente également la TVA de 7,7 à 8,1% pour financer les pensions dans un pays vieillissant. Selon l’Office fédéral de la statistique, le pays comptera sept actifs pour un citoyen de plus de 80 ans en 2030, contre douze aujourd’hui.

En 2020, les Suissesses percevaient des retraites 35% moins élevées que celles de leurs homologues masculins, en partie parce qu’elles travaillent moins longtemps, mais aussi parce que près d’une sur deux travaille à temps partiel, notamment pour s’occuper des enfants. Pour résoudre ce qu’ils considèrent comme un problème, les militants de gauche demandent une meilleure subvention des cantines scolaires, trop chères aujourd’hui pour permettre aux parents, et surtout aux mères, de travailler à temps plein. Mais des cantines davantage subventionnées signifie plus d’impôts. Pas sûr que les femmes y trouvent finalement leur compte.

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4 commentaires

Charles Matthey-de-l'Endroit 27 septembre 2022 - 7:55

Merci de vous intéresser à la Suisse !
En tant que citoyen suisse, je tiens toutefois à corriger une erreur.

S’agissant de ce que vous appelez « la seconde votation », celle-ci ne portait pas sur l’alignement de l’âge de départ à la retraite des femmes sur celui des hommes (65 ans) à proprement parler, mais sur une réforme de l’AVS, l’un des 3 piliers de notre régime de retraite. L’AVS (Assurance-vieillesse et survivants), un système par répartition, sera réformée pour garantir la pérennité de son financement. Cette réforme impliquera aussi bien des économies – l’alignement de l’âge du départ à la retraite des femmes sur celui des hommes – que de nouvelles recettes assurées par le relèvement du taux de la TVA de 7,7 à 8,1%.

L’économie de 5 milliards dont vous parlez ne concerne pas les caisses de pension, lesquelles sont incluses dans la « LPP » (Loi sur la Prévoyance professionnelle), un système par capitalisation et autre pilier de notre régime de retraite.

Pour résumer et faire simple, nous avons en Suisse un régime de retraite mixte, par répartition (AVS) et par capitalisation (LPP).

Sources :
https://www.ahv-iv.ch/fr/Assurances-sociales/Assurance-vieillesse-et-survivants-AVS

https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/votations/20220925/stabilisation-de-l-AVS-(AVS-21).html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Assurance-vieillesse_et_survivants

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Adélaïde Motte 27 septembre 2022 - 9:11

Bonjour Monsieur,
Le format « pendule » nous force à être concis, quitte parfois à sacrifier certains détails qui n’en sont pas forcément. Je regrette mon erreur de vocabulaire et vous remercie pour vos précisions et vos liens.

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Jonathan Rien 27 septembre 2022 - 8:33

Ca fait un bout de temps maintenant que je remets en question le parlementarisme soi-disant représentatif qui sévit dans nos soi-disant démocraties, à en devenir malade. Qu’avons-nous à faire de tous ces parlementaires qui nous plombent à nos frais? Tout ne doit pas être nécessairement normé. Ces gens s’ennuient d’ailleurs car les assemblées sont aussi vides comme leurs idées (voir les chaines parlementaires). Ces assemblées ne devraient siéger et donc n’être rémunérées que lors de votations critiques. Ainsi, chez nous, les technocrates sont libres d’inventer toutes sortes de règles de plus en plus coercitives. S’il fallait le faire exprès, on ne ferait pas autrement. La démocratie participative à la Suisse est bien plus efficace car elle travaille pour le peuple avec notamment des secteurs qu’elles ne touchent pas car elle n’en a pas le droit. Je suis un Libéral classique qui souhaite limiter l’ingérance étatiste dans nos vies au travers d’une Constitution à l’américaine ou à la suisse. Bien sûr, la Constitutions américaine n’empêche pas l’inflation législative nocive aux USA. A ce sujet, ne perdons jamais de vue ces deux pamphlets exceptionnels: « La Tyrannie de la Majorité » d’Alexis de Tocqueville et « La Désobéissance Civile » de Henry David Thoreau. Je n’oublie pas non plus « La Loi » de Frédéric Bastiat. En Suisse, on voit encore que les cantons cuculs càd. de gauche, sont chez les Francophones. Alors vient cette phrase: « Certains dirigeants de gauche déplorent même une “égalité à l’envers” ou “un recul”. Prenons « l’égalité à l’envers ». C’est extraordinaire. N’est-ce pas la ‘discrimination positive », ça, « l’égalité à lenvers »? Pourtant, la discrimination positive, si chère à la gauche, c’est bien de l’égalité à l’envers, non? Cette gauche « morale » est toujours dans l’incohérence. Comment voulez-vous croire dans ces fadaises novlangue?

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Obeguyx 27 septembre 2022 - 10:00

La maturité vient du Peuple, pas des gouvernants, ni des assemblées. Nous avons tous les outils qu’il faut en France. Il y a une chose que le Général De Gaulle n’avait pas prévue : « LA PRISE DU POUVOIR PAR LES CONS ! ». Là est notre malheur. Le pire, c’est que les nouveaux « CONS » ne sont même plus courageux. Où va-t-on ?

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