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Rentrée d’Elisabeth Borne : des formules intéressantes, reste à voir les faits

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Pour Elisabeth Borne, la rentrée est marquée, entre autres, par un entretien accordé au Parisien. Le mois d’août lui a manifestement permis d’étudier certains sujets au calme, d’où certaines formules exactes et bienvenues. Ainsi, interrogée sur la très à la mode régulation des jets privés, elle signalait que ces nouveaux parias représentent 0,1% des émissions de gaz à effet de serre, et ne sont donc pas une priorité raisonnable, contrairement à ce que les écologistes voudraient en faire. D’autre part, le Premier ministre affirme avoir demandé aux différents ministres de chercher les économies possibles dans leur domaine, afin de réduire les dépenses publiques. La nouvelle est bonne, bien qu’il reste à voir comment elle se concrétisera.

Bien sûr, on peut trouver bien à redire sur d’autres points de l’entretien, notamment sur les prix de l’énergie et la taxation des superprofits. Certains Français s’inquiètent ainsi de ce que deviendra leur facture à la fin du bouclier tarifaire. C’est bien normal, car les efforts qu’on leur a évité ont été demandé soit aux entreprises, qui leur répercuteront tôt ou tard sur leurs prix, soit à l’Etat, dont on peut alors attendre une augmentation des impôts. Or, la réponse d’Elisabeth Borne à cette inquiétude n’est pas de baisser la taxation sur les prix de l’énergie ou d’avancer sur l’ouverture du secteur à la concurrence mais de conserver “des dispositifs pour amortir les hausses”. Autrement dit, le retrait de la main trop visible de l’Etat n’est pas pour demain. Enfin, Elisabeth Borne affirme que, les entreprises ayant bénéficié de nombreuses baisses d’impôts, il est de leur devoir d’augmenter les salaires ou de baisser leur prix. On peut préciser sur ce point que la route est encore longue avant de mettre fin au matraquage fiscal et de rendre les entreprises réellement compétitives.

Malgré des prises de position somme toute attendues de la part de la République en Marche, les propos de Matignon permettent quelques espoirs quant à la politique future du gouvernement. Il faudra cependant être vigilant quant aux actes qui suivront cette prise de parole.

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4 commentaires

Astérix 31 août 2022 - 6:25

Sur le fond, tant que nous aurons cet incapable de Macron au pouvoir et une Europe dont il faut sortir au plus vite, il ne se passera rien d’intelligent ! et la France continuera à crever à petit feu !

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Obeguyx 31 août 2022 - 10:08

Ce ne sont que des prises de positions. Rien n’est quantifié, ni chiffré. Autrement dit : c’est du vent (ça ne fait même pas fonctionner les éoliennes). Le blablabla reste l’atout majeur de ces bafouilleurs. Sur une feuille A4, divisée en 3 colonnes, avec plusieurs paragraphes successifs, ils peuvent tenir un discours semblant cohérent pendant plus d’une heure. Tous les énarques ont été destinataires de cette feuille. Je l’ai testée auprès d’un auditoire, il y a une quinzaine d’années, tout le monde a trouvé mon discours intéressant et convaincant. Lorsque je leur ai distribué les copies, ils ont tous été bluffés. C’est comme ça que fonctionne notre République. Si ça patine, vous ajoutez la peur et c’est reparti comme en « 14 » !!! Que croyez vous qu’ils fassent en ce moment précis : le levier, c’est la peur.

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Dufay 1 septembre 2022 - 10:44

Sans rapport avec l’article mais en réponse à ASTERIX oui il faut sortir de l’Europe ! Déficit annuel entre les « entrées » et les « sorties » pour la France :5 milliards par an ! Tout cela pour distribuer à tout va . Par exemple 6 milliards d’euros d’aide de pré-adhésion pour la Turquie + quelques milliards pour la rénovation des bus dans une des grandes villes etc.etc…Sans compter d’autres aides de pré-adhésion pour de nombreux pays européens se chiffrant en millions d’euros …

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Pierre Bouchet 1 septembre 2022 - 4:18

Vous annoncez des « formules exactes et bienvenues », mais dans le détail de l’article, il n’y a RIEN de tel ! Rien de concret donc, sauf qu’on continuera d’être mangés à la sauce Macron, jusqu’à ce que nos partenaires européens en aient assez de payer pour la France, et nous mettent sous coupe réglée comme la Grèce il y a quelques années.

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