Institut de Recherches Economiques et Fiscales

Faire un don

Nos ressources proviennent uniquement des dons privés !

anglais
Accueil » Quand l’ineptie normative française confine à la bouffonnerie fiscale

Quand l’ineptie normative française confine à la bouffonnerie fiscale

par
2 733 vues

Dans son ouvrage tout récemment paru, Combien de temps ça va durer ? (Paris, Plon), le journaliste François Lenglet nous relate, entre autres choses fort intéressantes, cette édifiante réalité qui en dit long sur l’absurdité sans nom de notre carcan normatif : le taux de TVA applicable aux billets de spectacles vivants est de 5,5%. Mais si l’on consomme, ce taux passe à 10%. « Sauf si le caractère non obligatoire de la consommation est prouvé, précise l’auteur, ou que celle-ci s’arrête le temps de la représentation »… « Et ces restrictions, ajoute-t-il, ne sont pas valables si l’établissement est affilié au Centre national de la chanson, des variétés et du jazz… à condition que ces établissements détiennent une licence de débit de boissons de première catégorie » (p. 35). Il existe même un taux particulier de 2,1%… mais seulement dans la limite des 140 premières représentations du spectacle.

Pour accoucher de règles fiscales d’une aussi parfaite limpidité, nul doute qu’il aura fallu que planche sur elles toute une équipe de technocrates bien de chez nous, ces ingénieurs sociaux à l’inventivité normative sans pareille de par le monde ! Toute la maladie de l’illisibilité fiscale française tient dans cet exemple à lui tout seul, qui n’en est qu’un (certes ô combien éclairant) parmi mille autres. Nous avons le plus grand besoin d’un choc de simplification fiscale et réglementaire applicable à tous les domaines de l’économie, sans laquelle l’initiative privée continuera d’être étouffée comme elle ne l’est que trop depuis tant d’années. Avec à la clef une croissance chroniquement à la traîne et un chômage ne contribuant pas pour peu à la morosité ambiante dans notre pays…

Abonnez-vous à la Lettre des libertés !

Vous pouvez aussi aimer

Laissez un commentaire

3 commentaires

Jean-Aymar de Sékonla 4 novembre 2023 - 9:19

Quand on ne sait pas résoudre les problèmes difficiles, on détourne son énergie vers des futilités pour donner l’impression d’être actif. Donner l’impression qu’ils travaillent est une des combines favorite des imbéciles incompétents. Plus ils compliquent, plus ils sont fiers de leur œuvre.

Répondre
Rossignol 5 novembre 2023 - 6:35

Extraordinaire
Merci pour cette information

Répondre
Duhamel 10 mars 2024 - 1:32

Combien nous coûte le Conseil constitutionnel ?????
Ce conseil devrait etre honorifique . Anciens presidents , anciens ministres , toutes des personnes touchant deja de multiples retraites !!!!!!Honteux .

Répondre