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Présidentielles 2022 : quand le nerf de la guerre manque

par Adélaïde Motte
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A l’issue du premier tour des élections présidentielles, les Français sont encore sonnés par les scores du parti socialiste (1,7%) et des Républicains (4,8%). Ils ouvrent leur journal, cherchant à comprendre comment Jean-Luc Mélenchon peut bien n’être qu’à un point et demi du second tour, et là, stupeur : Valérie Pécresse et Yannick Jadot (4,6%) lancent chacun un appel aux dons pour rentrer dans leurs fonds après leurs mauvais résultats. N’ayant pu atteindre les 5% des voix qui donnent droit à un remboursement de la campagne, ils regardent avec angoisse le trou de plusieurs millions d’euros dans les comptes de leur parti. Les Républicains cherchent 7 millions d’euros, et Valérie Pécresse a elle-même contracté une dette de 5 millions d’euros. Celle d’Europe Ecologie Les Verts est de 8,5 millions d’euros. Selon les règles du scrutin présidentiel, les candidats ayant atteint 5% des voix reçoivent un remboursement de leur frais de campagne à hauteur de 8 millions d’euros. Les candidats n’ayant pas atteint ce seuil ne reçoivent que 800 000 euros.

Il faudrait donc que chaque électeur LR ou écologiste donne sept euros au parti, assortis pour les électeurs LR de cinq euros à leur candidate. Un effort peu important, mais que tous ne feront peut-être pas après une élection décevante, surtout s’ils n’ont voté que par dépit, comme certains écologistes qui auraient préféré la radicalité d’une Sandrine Rousseau ou certains républicains auxquels le libéralisme d’Eric Ciotti a manqué.

Les appels aux dons de Valérie Pécresse et Yannick Jadot pourraient être l’occasion de repenser le remboursement des frais de campagne. Ces largesses de l’Etat sont faites avec l’argent des contribuables, et certains Français ne seront peut-être pas ravis d’apprendre que leurs impôts serviront cette année à financer les campagnes de Mélenchon, Zemmour, Le Pen et Macron. D’autant que les partis sont déjà financés par l’Etat en fonction de leur représentation à l’Assemblée. Ainsi, en 2022, les Républicains ont reçu 13 millions d’euros. Etait-il donc si difficile d’en mettre de côté pour la campagne à venir ? Manifestement, les partis politiques gèrent leur budget comme ils gèrent celui de l’État : mal. Ne faudrait-il pas arrêter avec cette gabegie du financement public ?

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2 commentaires

Arlet 12 avril 2022 - 8:02

Je trouve éhontée la façon dont Pécresse s’adresse aux français pour rembourser ses 5 millions , en rappelant qu’elle n’avait rejoint les LR que pour bénéficier de la manne du parti , quitté auparavant et qui subissent 7 millions de perte . Pécresse n’a jamais pensé faire profiter les français du gain perçu par la famille ( vente Alstom , par exemple )…..

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Obeguyx 12 avril 2022 - 9:25

De puis la réapparition de cette traitresse, je n’ai pas cessé de mettre en garde. Les LR sont tous des lâches d’avoir pu accepter une primaire avec 2 ex LR et en rejetant Zemmour. La facture est lourde et ils l’ont bien cherchée. Et si quelqu’un pensait à remettre en place un vrai parti dit de « droite », avec ses valeurs et surtout sans concession aux tristes personnages du centre qui ont ruinés la France, encore plus que les démoniaques socialistes.

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