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L’Etat voudrait que les entreprises maternent plus leurs employés

par Adélaïde Motte

L’Etat se préoccupe de tous les aspects de notre quotidien, de notre naissance à notre mort, et voudrait que les entreprises soient tout aussi intrusives envers leurs salariés. Depuis fin 2019, la loi d’orientation des mobilités a créé une aide à la mobilité durable exonérée d’impôts et de cotisations sociales et imposé ce thème dans les négociations salariales, pour s’assurer que les entreprises mettent tout en œuvre pour faciliter les trajets domicile-travail de leurs salariés et les rendre plus verts. Ces facilitations peuvent prendre la forme d’un ticket-mobilité, d’un forfait mobilité durable, de navettes. Ainsi, le groupe Accor, qui a quitté le CAC 40 en septembre 2021, propose un forfait de 451€ pour les salariés venant travailler en vélo, en covoiturage, en trottinette ou en “mobilité partagée”, sans compter le vélo de fonction proposé aux salariés en CDI. Orange, Axa ou l’Oréal prennent également en charge l’achat ou la location d’un vélo.

Heureusement, la majorité des entreprises du CAC 40 se préoccupent de leurs produits plutôt que de satisfaire aux idéologies gouvernementales : seules 38% d’entre elles ont mis en place les mesures permises par la loi d’orientation sur les mobilités, 19% se sont engagées dans la démarche et 42%, dont Michelin, Danone, LVMH ou le Crédit Agricole, n’ont rien fait. Une situation que déplore Matthieu Orphelin, député écologiste ex-LREM du Maine-et-Loire, qui compte bien, à terme, rendre le forfait mobilités durables obligatoire dans toute entreprise de plus de 11 salariés. De quoi altérer la compétitivité française pour rendre la situation encore plus catastrophique qu’elle ne l’est déjà.

 

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2 commentaires

Rémi 10 février 2022 - 9:53

En préalable, je demande à Mathieu ORPHELIN, député, de créer son entreprise, pour parler pratiquement et concrètement d’un sujet qu’il connait… cala lui permettrait de prendre de l’expérience, du recul avec toutes les possibilités évidentes de proposer une réforme devant le parlement.
Je ne peux pas prendre au sérieux, les  »prêtres » qui vous parlent du mariage en vous disant ce qu’il faut faire….!°
Ceci étant un préalable :
Une entreprise est une somme de valeurs ajoutée internes et externes…. Qui ne peut exister que dans un juste équilibre mesuré pour gérer le temps présent en aménager le temps futur sur les marchés, en temps relatif… ^

«  »PRÉVOIR C’EST GOUVERNER » », encore faut-il s’assurer que l’on possède les bons paramètres et les justes critères pour décider aujourd’hui pour demain.

Parmi ces paramètres, il y a l’État, imprévisible et souvent sourd et aveugle le plaçant en leader des charges fiscales et administratives imprévisibles au nom de l’extinction des incendies et du colmatage des immenses failles qui ne sont que les mânes distribuées pour protéger des carrières de ses « Politiques » totalement encadrés et sans ouverture pratique sur le monde réel de l’entreprise.
Coexistence fictive et souvent virtuel entre deux mondes antinomiques en France : l’État et le Monde économique privé qui devraient être complémentaires et même complices… Car de fait, aujourd’hui les intérêts sont différents au lieu d’être liés pour réaliser le même objectif.
La Volonté n’existe pas…. Comment gérer des valeurs sans assurance de pouvoir les financer dans ce contexte aléatoire où les compétitions mondiales sont aussi féroces et les règles comme les normes sont discordantes… ?.

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Astérix 11 février 2022 - 8:46

Le jour où l’on se rendra compte que l’état comme un ogre, mange peu à peu tout le secteur privé, seul créateur de richesses, la France sera sauvée !
Demandez aux Français qui n’ont toujours rien compris ??

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