Institut de Recherches Economiques et Fiscales

Faire un don

Nos ressources proviennent uniquement des dons privés !

anglais
Accueil » Le temps de travail des fonctionnaires est toujours inférieur à celui des salariés du secteur privé

Le temps de travail des fonctionnaires est toujours inférieur à celui des salariés du secteur privé

par
1 034 vues

Le rapport annuel sur l’état de la fonction publique, publié par le ministère de la Transformation et de la Fonction publique en décembre 2023 se révèle, cette année encore, riche d’enseignements.

Étudiant les chiffres de l’année précédente, le document constate que la durée effective moyenne de travail annuel des agents de la fonction publique (fonctionnaires et contractuels, hors enseignants) se monte à 1 606 heures, soit 93 de moins que dans le secteur privé. Le nombre de jours de congés (33,3) est ainsi largement supérieur, dans l’ensemble des trois fonctions publiques à ceux octroyés aux travailleurs du secteur privé (25,6).

Les trois branches de l’administration ne sont, toutefois, pas à mettre sur un pied d’égalité. Avec 1 564 heures travaillées par an, c’est la fonction publique territoriale qui tire vers le bas la moyenne générale ainsi que, dans une moindre mesure, la fonction publique hospitalière (1584 heures, contre 1677 heures pour les agents de l’État).

Par rapport à l’année précédente, il est possible d’observer un rééquilibrage du temps de travail de ces derniers (+ 16,4 heures) avec les employés du secteur privé, alors que celui des deux autres versants, territoriaux et hospitaliers, de la fonction publique ont connu une baisse de 15,1 et 18,1 heures travaillées.

Ces chiffres viennent corroborer les constats que la Cour des comptes avaient formulés dans son bilan d’étape de la loi de transformation de la fonction publique, censée mettre fin aux régimes dérogatoires permettant aux collectivités locales de ne pas appliquer les 35 heures.  Faute de pouvoir maîtriser la productivité et le temps de travail de sa masse salariale, l’administration ne réussit pas à dégager des économies budgétaires et coupe donc en priorité les budgets dédiés à l’investissement.

Abonnez-vous à la Lettre des libertés !

Vous pouvez aussi aimer

Laissez un commentaire

6 commentaires

Laurent46 3 février 2024 - 7:42

Et durant les dites heures de travail les moments de « détente » ou de casse croûte » sont également bien plus longs. On pourrait aussi aborder le télétravail dans la fonction publique qui est l’eldorado des employés surtout s’ils sont en bord de mer. Ensuite il faut y greffer l’absentéisme, la journée du Maire et j’en passe.
Trop de politiques = trop de services publics = trop de structures dépendant des fonds publics = trop de taxes = trop de Charges = trop de contrainte = plus rien ne fonctionne = communisme = décadence = République de France et UE

Répondre
BELLEDENT 3 février 2024 - 8:47

Intéressant de se focaliser sur le temps de travail des fonctionnaires et notamment les territoriaux mais en parallèle il serait judicieux d’analyser l’etat de santé mentale de ces fonctionnaires soumis à une pression incessante et un management toxique malheureusement peu dénoncé par peur de représailles et encore moins sanctionné par une juridiction administrative en toute partialité envers son administration !!!
Les mêmes faits seraient largement sanctionnés par le juge prudhommale beaucoup moins complaisant envers les employeurs !!!

Répondre
Jean-Aymar de Sékonla 3 février 2024 - 11:26

C’est insupportable de voir, autour d’un rond point, 3 « jardiniers » dont un qui travaille et 2 qui l’encouragent!
Ces personnes sont fonctionnaires alors que leur travail relève à 100% d’un statut privé.
On se demande si, à l’entrée de l’ENA, on ne devrait pas vérifier si les candidats savent compter !!!

Répondre
nemouk 4 février 2024 - 7:53

à l’entrée ils savent ! … mais à la sortie ?

Répondre
Gilles Vedun 3 février 2024 - 1:11

Vous semblez ne pas comprendre que nous assistons à une politique de destruction de la nation de l’extérieur comme de l’intérieur auquel vous participez j’espère malgré vous en ne faisant aucune distinction entre quantité et qualité. Quand les uns et les autres cessèront d’être aveuglés par la dichotomie des extrêmes ont pourra commencer sur des bases saines. Il me semblait pouvoir attendre de l’enseignement dit supérieur autre chose que des factieux de tous bords.

Bien à vous

Répondre
Farid 17 mars 2024 - 2:59

Ce qui est clair dans un autre article de l’Iref, c’est qu’en Allemagne on fait mieux avec beaucoup moins. Et je ne vous parle pas de la Suisse. Donc, concernant le rapport qualité sur quantité, y’a pas photo !

Répondre