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La Cour de justice de l’Union européenne inflige un revers à la Hongrie et à la Pologne

par Romain Delisle

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a confirmé mercredi 16 février, dans un arrêt très attendu, le dispositif liant le versement des fonds de l’Union européenne (UE) au respect de l’état de droit. La Hongrie et la Pologne dénonçaient ce régime de conditionnalité et avaient introduit un recours contre cette mesure négociée dans le cadre financier pluriannuel 2021-2027.

Dans son communiqué, la Cour indique que « ce mécanisme a été adopté sur une base juridique adéquate, […] respecte les limites des compétences attribuées à l’Union ainsi que le principe de sécurité juridique ».

Concrètement, l’article 4 du règlement européen correspondant indique que « des mesures appropriées sont prises lorsqu’il est établi que des violations des principes de l’Etat de droit dans un Etat membre portent atteinte […] a la bonne gestion financière du budget de l’Union ou à la protection des intérêts de l’Union ». L’article 7 du traité sur l’Union européenne permet, quant à lui, de sanctionner un Etat ne respectant pas les valeurs fondatrices de celle-ci.

Cet ensemble de règles relativement vagues devrait se doubler très rapidement de l’adoption de lignes directrices par la Commission européenne. Alors que l’Allemagne s’est publiquement félicitée de cette décision, la Pologne et la Hongrie ont fustigé ces attaques envers leur souveraineté, attaques liées notamment à l’adoption d’une loi sur l’homosexualité en Hongrie, vivement critiquée par la nomenklatura européenne.

Alors que des élections législatives sont prévues au mois d’avril en Hongrie, son président, Viktor Orban, a laissé entendre que son pays pourrait quitter l’Union en cas de tentative d’ingérence dans ses affaires internes.

Pressée par le Parlement européen, la Commission attendait le verdict de la CJUE pour déclencher le mécanisme. Une décision qui, si elle est prise (probablement pas avant les élections hongroises du mois d’avril pour éviter à la Commission d’être accusée d’ingérence), ne ferait que détacher un peu plus le groupe de Visegrad de l’UE. En empoisonnant les relations entre Etats, au mépris flagrant de leur souveraineté, l’Union fait le choix de faire prévaloir des motifs strictement politiques au détriment de l’harmonie des relations entre ses membres.

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6 commentaires

LAURENT46 21 février 2022 - 6:31

Il est temps de mettre un terme à cette Europe de voyous et de mafieux qui n’ont d’autre idée que la destruction de toutes les cultures des pays. Il faut mettre un terme à cette organisation de fainéants et d’idéologues qui à ne pas en douter seront les investigateurs de prochains conflits. Ils ne sont pas payés pour cela.

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Obeguyx 21 février 2022 - 8:34

Français, voyez ce qui vous pend au nez. L’UE gère les pays en véritable fasciste, puisque nous n’avons pas élu les décisionnaires, à part un parlement fantoche grassement gavé. Avec notre dette abyssale on peut s’attendre à bien des revers. L’Allemagne a perdu la guerre et va quand même nous coloniser, ce qu’elle fait déjà avec la Hongrie. Voter Macron ou Pécresse sera l’accord de l’abandon définitif de notre souveraineté. Qu’on se le dise !!! Un second coup de Lisbonne se prépare. Macron qui préside l’Europe doit taper du poing sur la table !

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Verdun 21 février 2022 - 8:54

Ces institutions devenues illégitimes en France depuis au moins 2005 et dont la primauté des décisions n’est dans l’absolu pas prévue dans nos constitutions sont des calamités pour la construction européenne.

Quoi qu’il en soit ces institutions en définitive croupions politiques sont infiltrées.

Vivement qu’on forme des constitutionnalistes.

Bien à vous

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Bernard GUILHON 21 février 2022 - 10:17

« Quoi qu’il en soit ces institutions en définitive croupions politiques sont infiltrées. » L’Europe qu’on nous impose est sous les ordres des Allemands qui ont ainsi constitué le IVè Reich, à la grande satisfaction d’Hitler. Mais la cascade décisionnelle continue :
L’Allemagne est soumise à son économie, soit le marché américain et russe pour exporter ses voitures, russe pour importer son gaz. Qui décide de la balance : les lobbies bruxellois, tout-puissants et anonymes (sauf quand ils signent leurs chèques).
A qui obéissent les lobbies? à ceux qui payent. On retrouve donc le trio maléfique Schwab-Soros-Gates, très attentifs aux intérêts américains, qui sont de transformer les peuples européens en consommateurs anonymes, tout en s’opposant énergiquement à tout rapprochement avec la Russie.
N’oublions jamais que l’Europe actuelle a été créée par les USA (délégation par Jean Monnet, employé de la CIA, et Maurice Schumann, ancien officier de la Wehrmacht).

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Rémi 21 février 2022 - 11:44

L’UNION EUROPEENNE : « DÉCONSIDÉRÉE » en géopolitique sur l’échiquier mondial…. Elle est tout simplement « VENTRUE » et « ABSENTE »

Elle est-ce MAMMOUTH ventru qui se nourrit de dizaine de milliers de nantis gavés, (fonctionnaires technocrates et élus de toutes natures et origines) qui ne sont que des invertébrés auto-protégés… qui édifient des « usines à gaz » à l’époque du « nucléaire »

Alors le MAMMOUTH se gave de ces inconsistants qui veulent respirer selon leurs besoins d’appartenance, ne se remettant pas en question sur les évolutions urgentes à mettre en place…pour faire EXISTER l’Europe tout simplement.
Qu’importe les enjeux unitaires entre les États membres…
Il faut agir en « montrant ses petits bras musclés » qui ne font peur à personne…

Ainsi va cette Europe des gavés avec ses composantes qui la neutralise en lui donnant, sur le plan géopolitique mondiale, une image de cacophonie et de télescopages qui justifie son inefficacité en dehors de définir définition sanitaire stricte du fromage de chèvre… !

Ainsi en sommes nous tous persuadés :
La Hongrie et la Pologne ont encore de beaux jours à vivre selon leurs propres déterminations….

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montesquieu 21 février 2022 - 12:11

L’UE nous les brisent menues! Qu’elle se mêle de ce qui la regarde à savoir l’économie des pays membres qu’elle doit servir et non de les asservir en toute illégalité sous la pression au combien consentie des lobbies lgbt, et autres!
Encore un effort et l’Europe éclatera, perdant ce qui faisait sa force par abus de ses bureaucrates!

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