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San Francisco : face à la montée des violences, le procureur d’extrême-gauche ne répond pas

par François Turenne

San Francisco est la ville la plus à gauche des Etats-Unis. Les Républicains n’y ont pratiquement aucun élu à la municipalité. Quant au procureur, Chesa Boudin, il est réputé pour son appartenance à l’extrême-gauche. Il s’est fait élire en 2019 en promettant de vider les prisons et de limiter l’incarcération des criminels. Fils de parents militants radicaux communistes, il a été le conseiller du président vénézuélien Hugo Chavez pour les affaires étrangères. Il a déclaré, l’année dernière, qu’il fallait être clément avec les dealers honduriens car ils avaient connu la traite humaine. Quand l’angélisme fait plus de ravages que les criminels eux-mêmes…

Depuis quelques années, la ville de San Francisco fait face à une montée de la criminalité et du trafic de drogue, notamment du fentanyl, un opioïde de synthèse qui transforme les consommateurs en zombis. Certains quartiers du centre-ville en sont envahis et la police n’est pas assez nombreuse pour les sécuriser, nombre de policiers ont en effet démissionné ou sont partis à la retraite anticipée pour fuir l’hostilité de certaines franges de la population à leur égard. Il faut dire que la police n’a pas bonne presse chez les bobos de San Francisco. Le mouvement « Defund the police » (couper les fonds de la police) y a été particulièrement fort.

Le résultat ne s’est pas fait attendre : dans certains quartiers aisés du nord de la ville, les incidents (vols, cambriolages ou meurtres) ont augmenté de plus de 100% entre 2020 et 2021. Les habitants réclament donc maintenant plus de policiers. Le maire de la ville, pourtant favorable au mouvement « Defund the police », a décrété l’état d’urgence dans le quartier branché de Tenderloin, Cela suffira-t-il à faire revenir le calme ?

En attendant, face à l’inaction du procureur Boudin, des habitants ont initié une procédure de « recall », qui permet d’organiser un vote pour destituer une personnalité politique ou judiciaire. Le vote doit avoir lieu le 7 juin prochain.

San Francisco est un bon exemple des conséquences d’une politique pénale dite « humaniste », mais en fait  trop laxiste. Un laxisme qui est aussi bien souvent à l’œuvre en France, n’en déplaise à notre ministre de la justice Éric Dupont-Moretti.

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1 commenter

Obeguyx 22 février 2022 - 2:22

J’ai bien connu San Francisco pour y avoir séjourné dans les années « 90 ». Superbe ville, très attractive, chaleureuse et fraternelle. Je suis déçu d’apprendre ce qu’elle est devenue. L’homme est le principal destructeur de son propre bonheur. Dommage que la culture et l’intelligence soient constamment insultées par les parias de la société. Et dire que nous prenons le même chemin.

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