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Interdiction des puffs : l’État nounou a encore frappé

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La première ministre Elisabeth Borne a annoncé l’interdiction des « puffs », des cigarettes électroniques jetables aromatisées. L’initiative s’inscrit dans le cadre d’un nouveau plan de lutte contre le tabagisme qui devrait être présenté prochainement. Selon l’Alliance contre le tabac (ACT), 13 % des jeunes âgés de 13 à 16 ans en auraient déjà consommé, et ce malgré l’interdiction de la vente aux mineurs. Nous pouvons remercier le gouvernement de s’être aussitôt emparé du sujet et d’interdire une pratique sur le fondement de données aussi fiables que solides. L’analyse est d’ailleurs d’une grande rigueur : les cigarettes électroniques jetables sont « un réflexe, un geste auquel les jeunes s’habituent (…) il faut arrêter cela »!

Les puffs représentent entre 10 et 15 % des volumes de vente du marché de la cigarette électronique. Il aurait été bon de savoir, par exemple, la proportion de fumeurs ayant arrêté de fumer grâce à ces vapoteuses. Au prétexte que les adolescents, généralement attirés par la transgression de l’interdit, en ont déjà consommé, l’État nounou préfère étendre l’interdiction à l’ensemble des Français. Encore une fois, les produits de tabac et de la nicotine sont interdits aux mineurs : ne vaut-il mieux pas s’attaquer aux mauvaises pratiques plutôt que d’interdire, purement et simplement, un produit qui risque de réapparaître au marché noir ? De la même façon, le gouvernement déplore que la consommation de tabac soit « repartie à la hausse » : que faut-il en déduire sur les politiques de lutte contre le tabagisme ?

Le dernier rapport de KPMG avait justement estimé qu’en France, 40 % des cigarettes consommées viendraient du marché parallèle – une augmentation d’un tiers par rapport à 2020. À échelle européenne, la France se situe en première position pour la consommation illicite de cigarettes (contrebande et contrefaçon) et la prévalence tabagique. Elle est en deuxième position pour les taxes sur le tabac et les restrictions publicitaires sur la cigarette électronique. Pourquoi ne pas s’inspirer des pays étrangers, comme le Royaume-Uni, ayant mis en place une politique favorable aux produits les moins nocifs ? Cette méthode apparaît plus efficace que les taxes et la réglementation pour faire baisser la consommation de cigarettes.

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6 commentaires

Mauger 9 septembre 2023 - 5:03

Et là drogue? L’ État met t’il autant d’énergie à lutter contre ce fléau ? J’ en doute or je pense qu’elle est beaucoup plus dangereuse que le tabac

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Farid 9 septembre 2023 - 8:10

Et le sucre ! Le pire poison

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Nguyen-Xuan 9 septembre 2023 - 5:07

Madame Borne interdit les puffs, qu’elle-même en a « puffé », pendant le défilé du 14 Juillet dernier. La télé l’a filmée en direct pendant l’accueil des invités à la tribune d’honneur place de la Concorde. Cela a été vu très brièvement, mais « coupé » par la suite des retransmissions. Pas vu pas pris.

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Picot 9 septembre 2023 - 8:37

Elle a aussi été filmée en train de la faire au Parlement. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

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GNA46 9 septembre 2023 - 8:58

Elle-même utilisatrice, et nous avons pu la voir lors du dernier 14/07 (Nguyen-Xuan la vue aussi…) de ces modernes « narguilés » tout aussi dangereux sinon plus, que le vrai tabac. Elle veut donc, et en priorité, se protéger de quelques contrefaçons qui pourraient porter atteinte à sa petite santé. Les autres ?… et la drogue ?.. elle s’en tape comme de sa première nuisette. Elle n’a pas de borne dans ses décisions la Elisabête comme ses pieds…

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palef 9 septembre 2023 - 10:23

Rien de pire que les gens qui veulent le bonheur des autres…

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