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Grande distribution : les contradictions de la politique gouvernementale de lutte contre l’inflation

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C’est la nouvelle trouvaille du gouvernement pour lutter contre l’inflation : Le Parisien du dimanche 15 janvier rapporte qu’Olivia Grégoire, la ministre déléguée chargée des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat et du tourisme, souhaite convaincre les grandes surfaces de proposer à leurs clients, à compter du mois de mars, un panier de 20 produits de consommation courante (pâtes, produits frais, produits d’hygiène, etc.) au meilleur prix. Le ministère précise toutefois que le projet de panier anti-inflation sera encouragé, mais non imposé aux distributeurs par des voies légales ou réglementaires.

Or le lundi 16 janvier est examinée à l’Assemblée une proposition de loi, déposée par le député Renaissance Frédéric Descrozaille, visant à encadrer davantage les négociations commerciales annuelles entre fournisseurs de l’industrie agroalimentaire et distributeurs. Elle prévoit notamment qu’en cas d’impasse des relations commerciales, le tarif souhaité par le fournisseur puisse prévaloir sur les tarifs de l’an passé. Un texte qui accroîtrait ainsi le pouvoir de négociation des premiers au détriment de celui des seconds. Les principales enseignes de la grande distribution ont ainsi critiqué cette proposition de loi dans un communiqué émis dimanche 15 janvier, insistant sur les effets… fortement inflationnistes qui résulteraient de son adoption. D’après elles, les prix des produits alimentaires de grande consommation, qui ont déjà augmenté de 12% l’an passé (données IRI), pourraient encore monter : certaines augmentations pourraient même être « supérieures à 30% ».

Cette contradiction patente entre l’idée du panier anti-inflation et la proposition de loi précisant le cadre des relations entre grandes surfaces et fournisseurs agroalimentaires montre bien que l’État fait fausse route dans sa tentative de juguler l’inflation. Comme l’a écrit l’IREF, une bonne politique de lutte contre l’inflation consisterait plutôt à créer davantage de richesses. Il faut réduire les prélèvements obligatoires et les réglementations, encourager la libre concurrence, faire baisser le nombre de fonctionnaires et désengager l’État de la vie économique. Il convient aussi de mener une politique monétaire et budgétaire non expansionniste. C’est en suivant ces grands principes que l’on parviendra à lutter efficacement et durablement contre l’inflation, non en bricolant des mesurettes sans ligne directrice clairement établie.

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5 commentaires

Laurent46 17 janvier 2023 - 5:14

Vous les autres, c’est vous les responsables de nous avoir élu alors payez maintenant et faites des efforts, nous on se contente de 7 % d’augmentation en moyenne de toutes les taxes nationales et locales. Alors ou est le problème ? et demain aux prochaines élections ce sera MLP avec Zidane et les Républicains seront contents le temps d’un jour et demi ! Les Français n’ont jamais été capables de voter pour le candidat le plus sérieux alors pourquoi cela changerait. MLP a toujours un verre à moitié plein et un autre à moitié vide ce qui fait plaisir aux Républicains, alors que celui qui veut mettre un peu d’ordre en France est un méchant salopard de l’extrême droite. Le NI NI va continuer longtemps encore c’est l’âme même de cette République sans objectif autre que les loisirs et en douceur s’il vous plait comme la mobilité car demain est un autre jour et le lendemain aussi alors allez y en douceur et surtout pas de reproches c’est particulièrement mal vu.

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Dupond 17 janvier 2023 - 8:44

Encore un peu plus de bureaucratie , des lois il y en pléthore. Beaucoup innaliquées et/ou innaplicables.
Une reflexion : prix des pommes au producteur 0.30 € /kg chez le producteur au commerce de détail combien ? 2.00 € , 2.50 € ,3.00 € soit X 6 à 10 Alors qui profite ? le logisticien, le transporteur ( carburant) le grossite ( énergie ) le détaillant , grande distribution , (énergie, salaires augmentés pour tous les intervenants )
Chacun applique un coéfficient multiplicateur sur le produit alors qui est le plus responsable de cette inflation ?
Le consommateur peut faire des choix en privilégiant des producteurs de nos régions qui pourraient être mieux rémunérés avec moins d’intermédiares. En acceptant de ne pas avoir certains produits toute l’année . Une nouvelle loi ne fera que compliquer et profiter aux filous qui utilisent toutes les filières d’approvisionnement. Le même système exsiste pour les aliments transformés.

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Astérix 17 janvier 2023 - 12:01

Les français sont entièrement responsables de cette situation. A eux d’arrêter de voter pour nos incapables !

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Daniel 1945 17 janvier 2023 - 6:39

Les paysans sont seuls responsables de leur situation, ce sont eux qui ont créé les coopératives agricoles, la banque agricole ainsi qu’une compagnie maritime (Brittany Ferries).

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Zebu 18 janvier 2023 - 7:59

Astérix a raison, il devrait se présenter pour gouverner l’ingouvernable, et je serais le premier à le suivre … mais les yeux grand ouverts.

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