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Fierté française : le cognac atteint des sommets grâce au libre-échange

par Aymeric Belaud

Le marché du cognac continue son essor. Après avoir connu une baisse des ventes en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19 et des fermetures des frontières commerciales, le spiritueux charentais retrouve en 2021 un niveau légèrement supérieur à celui d’avant crise. En effet, comme en 2019, le chiffre d’affaires du secteur atteint 3,6 milliards d’euros. En revanche, le nombre de bouteilles vendues en 2021 dépasse celui de 2019 : 223,2 millions contre 216,5 millions. Une hausse en volume pour un maintien en valeur.

Par rapport à 2020, les expéditions sont en hausse de +16,2 % en 2021. Les Etats-Unis restent, de loin, le premier marché du cognac : 115 millions de bouteilles vendues l’année passée. C’est 34 millions en Chine, le 2e marché. Les ventes du cognac sont en hausse partout : +11,1 % en volume et +25,2 % en valeur dans la zone Nafta (Etats-Unis, Canada, Mexique) ; +33,9 % en volume et +49,5 % en valeur en Extrême-Orient (Chine, Corée du Sud, Japon, etc.) ; +8.1 % en volume et + 49.5 % en valeur en Europe ; +25,1 % en volume et +17,9 % en valeur sur les autres marchés. Selon le président du BNIC (Bureau national interprofessionnel du cognac), Christophe Véral, « la demande de cognac n’a jamais été aussi forte sur nos marchés ».

L’année 2021 confirme le développement de nouveaux marchés, comme l’Afrique du Sud (désormais 7e marché mondial avec 4,4 millions de bouteilles en 2021) ou le Nigéria. Autre fait intéressant, le marché français est en forte progression : +23,4 % soit 6,1 millions de bouteilles vendues. Le cognac était exporté à 97,9 % en 2019, contre 97,3 % en 2021. A voir si cette tendance se confirme ou s’infirme en 2022.

Il n’en reste pas moins que le succès des eaux-de-vie de cognac est uniquement possible grâce au libre-échange, que certains veulent remettre en cause pour des raisons électoralistes. Rappelons que selon les chiffres du BNIC en 2021, 60 000 personnes vivent du cognac, pour 4 205 viticulteurs producteurs et 266 négociants. Sans l’ouverture des frontières commerciales, c’est toute l’économie d’un département qui serait grandement impactée. Alors, plutôt que de critiquer le libre marché et les échanges internationaux, mieux vaudrait étudier le succès du cognac ainsi que son histoire, afin d’en faire un exemple pour d’autres secteurs économiques.

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10 commentaires

Tibus 54 22 janvier 2022 - 5:45

Une victoire confirmant la supériorité du libre échange ? En quinze ans l’industrie automobile francaise a perdu 120 000 emplois …
Même si la croissance du cognac permet éventuellement d’augmenter legerement ses 60 000 emplois directs et indirects cela ne compense pas. L’augmentation en volume s’accompagne d’une stagnation en valeur, cela signifie une baisse de la valeur unitaire . Ce genre de tendance est rarement bonne pour l’emploi .
La croissance 2021 du cognac est largement aidée par le contexte Covid . Ce secteur nous a habitué depuis longtemps à des hauts mais aussi à des bas. Il fluctue énormément en fonction du contexte économique en Asie

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Aymeric Belaud 22 janvier 2022 - 11:05

Bonjour,

La perte d’emplois dans le secteur automobile n’a rien à voir avec le libre-échange. Les marques françaises bénéficient du commerce international pour vendre leurs voitures à l’étranger. Qui plus est, des marques étrangères installent leur usine en France, comme Toyota. Le problème sont les réglementations, les impôts, les taxes, et le coût du travail.

En ce qui concerne le Cognac, le covid a au contraire entrainé une baisse des ventes. Le marché est en croissance depuis des années. Et s’il dépend de l’Asie, le principal « client » du cognac sont les Etats-Unis : presque 50 % du marché.

Cordialement

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JR 22 janvier 2022 - 1:44

Bonjour Aymeric, tout à fait, cependant quand nous évoquons le coût du travail en France, j’aime à apporter la précision suivante qui est de taille. Ce n’est pas le salaire net qui est discordant, mais les charges sur ce salaire. C’est cette part « dite » sociale qu’il faut réduire, et ceci en séparant le vrai social du social dévoyé, des fraudes et des détournements d’affectation budgétaires. Une récente étude démontrait que pour un même budget salarial , un Français gagnait 2 000 € net et un Allemand 2 850 € net.
C’est là que le bat blesse, dans la dérive de la signification du vocable social, c’est un mot utilisé à toutes les sauces et complétement dévoyé.
Un exemple; nous sommes 67 millions de Français et il y a 75 millions de carte Vitale, est-ce du social ou est-ce une fraude encouragé par l’état au détriment des contribuables ?
Merci. Bien à vous. JR

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JR 22 janvier 2022 - 11:50

Bonjour Tibus, ce n’est pas à proprement parler l’importation de véhicule en France qui tue le secteur. Mais c’est la politique anti-automobiles de nos gouvernements depuis 10 ans qui nous conduit à cette catastrophe orchestrée par les éscrologues patentés ( Jadot, Pompili, Hidalgo, Poirson, Born, Macron et j’en passe…) car la liste est longue comme un jour sans C02.
Les nombreuses causes sont; les malus, les supers malus à 40 000 €, les malus au poids, les 80 km/h, les taxes sur les taxes carburants, les mesures liberticides à l’encontre des moteurs thermiques, la marche forcée pour l’électrification, etc…
Les pertes d’emploi sont évalués à 500 000 : https://climatetverite.net/2021/12/26/lelectrification-va-couter-500-000-emplois-au-secteur-automobile/
Indépendamment, la France n’a eu cesse de dévaloriser son industrie automobile face à l’Allemagne. Pour exemple; j’ai changé ma 508 de fonction, et bien désormais il n’existe plus que le modèle 130 ch…alors que les Allemands proposent 300 ch au minimum. Les versions plus puissantes de chez Peugeot on tété supprimés du catalogue, pour cause de malus indécent, confiscatoire et liberticide, refoulant ainsi les acheteurs.
Nous sommes tombés sous le régime de la médiocrité, c’est du jamais vu.
Attention, ce n’est pas de la faute à Peugeot qui est capable de fabriquer des autos dignes de ce nom. Mais la responsabilité de ce déclin national, incombe exclusivement à la politique de nos pseudo-gouvernants en matière de fiscalité automobile qui est devenue outrancière. L’automobile était la vache à lait qu’ils tarissent, il n’y aura plus lait, ils tuent l’automobile.
De ce fait le marché de la bonne voiture nous échappe en plus du déclassement généralisé. Les Allemands, eux, ne sont pas suicidaires, le même modèle malussé à 40 000 € en France ne coûte que 280 € à immatriculer en Allemagne.
Que va t-il se passer, à titre perso nous changions de véhicule tous les 3 ans, nonobstant les malus, nous ne changerons plus, car le malus est passé à 40 000 € et nous ne voulons pas de voiture électrique quatre fois plus polluante et bien moins passionnelle.
Le marché va s’écrouler à cause des ayatollahs verts, c’est pas grave, il suffira d’augmenter les impôts pour compenser la perte de recette.
D’où le marché de l’occasion qui se porte à merveille, simplement pour conserver les bonnes automobiles thermiques le plus longtemps possible. En espérant une abrogation des malus en France après les élections (si les Français votent bien).
A ce propos, Carlos Tavares explique parfaitement le sabordage de notre économie et de notre industrie par l’idéologie politico-religieuse des verdâtres aux ordres de Klaus Schwab et des gourous planétaires.
Halte au malus mortifère. Défendons notre industrie. Merci. Bien à vous

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Obeguyx 22 janvier 2022 - 11:17

Une chose est sûre : ce sont l’alcool et l’armement qui, désormais,nous rapportent des devises. Pour TOUT le reste nous sommes déficitaires (sauf peut-être pour la « connerie »).

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JR 22 janvier 2022 - 1:19

Bonjour Obeguix, vous êtes optimiste, certes il ne nous reste plus que cela ! Mais rassurez-vous, ils vont aussi tuer l’alcool et l’armement, ce n’est qu’une question de temps.
La France était un pays riche qui a fait tout ce qu’elle pouvait pour devenir pauvre.
Le déclin est bien en Marche à 80 km/h et la réindustrialisation annoncée par les usurpateurs est un leurre. Merci. Bien à vous

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Tibus 54 22 janvier 2022 - 11:55

Bonjour
Le libre échange permet le développement de « players » chinois ou coréens inexistants autrefois. Leur poids n’est il pas supérieur à nos exportations de voitures ?
Si c’est la fiscalité excessive qui conduit au déséquilibre du commerce extérieur, comment expliquer la venue de Toyota ? Les aides de l’état ne sont elles pas proscrites par les règles du libre échange ?

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Teisserenc 22 janvier 2022 - 12:10

Chers Commentateurs, n’auriez vous pas le courage et l’honneur de signer vos intéressants messages de votre nom, plutôt que de ces codes en xyz que vous affectionnez. Vous n’en auriez que plus de crédibilité.

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Paul J Chenevier 22 janvier 2022 - 2:12

Cet article entend soutenir que les ventes de Cognac ont marqué une forte reprise en 2021 EN RAISON du libre échange mondial, dont il dit lapidairement, en fin de sa lettre, que d’aucuns veulent le remettre en cause.

Affirmation sans démonstration, sans explication, sans argument qui nous permettrait d’apprécier la relation de cause à effet.

Plus prosaïquement, la reprise en 2021 pourrait avoir, pour le Cognac aussi, un lien probable avec le recul général des économies en 2020, recul marqué par un tel ralentissement du trafic maritime que la pollution mondiale a significativement baissé. Par ailleurs, le déstockage en matière de Cognac reste un phénomène classique: ce produit ne se livre pas en flux tendus d’un continent à l’autre, sa rentabilité assure un financement tranquille des coûts de stockage et, comme les grands fromages de montagne européens, le stock est une forme de garantie financière avant d’être un poids.

Donc il y eu reprise en 2021, après une baisse (non précisée dans cet article) en 2020: c’est toujours comme ça avec ces bons produits: si ça baisse une année, ça reviendra l’année suivante…

On reste sur sa faim concernant la question du libre échange, mais l’auteur devrait se souvenir que si le Cognac jouit d’un prestige inégalé qui lui vaut bien des jalousies dans le monde des brandies (comme disent les anglais, c’est un Brandy qui a réussi, il s’est fait un nom), c’est justement qu’il s’est toujours exporté depuis le 13ème siècle, sans souci pour les régimes changeants du commerce international…

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Aymeric Belaud 22 janvier 2022 - 5:12

Bonjour Monsieur,

Si le cognac peut s’exporter, en 2021 comme en 1970 ou 1880, c’est grâce au libre-échange et à l’absence de politique protectionniste le visant. Cet article est une « pendule à l’heure », pas un article démonstratif. Je vous invite à consulter nos nombreux articles plus détallés sur le sujet du libre-échange. et notamment celui-ci sur les bienfaits du libre-échange. (https://fr.irefeurope.org/publications/articles/article/les-bienfaits-du-libre-echange/)

Comme je le rappelle dans l’article, le cognac retrouve un niveau légèrement plus élevé qu’en 2019. J’explique d’ailleurs que le spiritueux charentais a « connu une baisse des ventes en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19 et des fermetures des frontières commerciales », donc d’un manque de libre-échange puisque les frontières de certains pays étaient fermées. Vous pouvez trouver le détail de la baisse en 2020 dans le lien mis à disposition dans cet article. (https://fr.irefeurope.org/publications/articles/article/le-cognac-barometre-de-la-crise-et-de-la-reprise-chute-mondiale-des-exportations-a-11-5-hausse-de-1/)

Le stock de vieillissement n’est pas forcément une garantie pour les maisons. En réalité, cela dépend du marché. Celui-ci est tourné sur des eaux-de-vie jeunes aux Etats-Unis, pays qui représente près de la moitié du marché.
Le cognac ne s’est pas toujours bien vendu. Il a dû affronter de nombreuses crises, la dernière remontant aux années 1990 où le cognac se vendait très mal, eaux-de-vie jeunes comme plus vieilles. La Chine vient régulièrement mettre un frein au développement du cognac dans ce pays, via des réglementations. (https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Quand-la-filiere-cognac-fait-plier-la-Chine-sur-la-contrefacon/).
Les taxes Trump sur les vins et spiritueux auraient pu impacter lourdement l’économie charentaise. (https://fr.irefeurope.org/publications/articles/article/etats-unis-nouvelle-hausse-des-droits-de-douanes-sur-les-vins-et-spiritueux/)
Nous ne sommes pas à l’abris d’un repli de la Chine (25 % du marché environ) ou des Etats-Unis à l’avenir. Le nom cognac est certes renommé, mais en aucun cas une garantie. les viticulteurs du cognaçais le savent par expérience. Pour information, ma famille produit du cognac depuis maintenant quelques siècles.

Le commerce du cognac ne remonte pas au XIIIème siècle : la première maison de cognac, Augier, date de 1643. Le commerce international du cognac se développe, grâce au libre-échange, vers les pays anglo-saxons (plus libéraux) durant le XVIIIème siècle. Les exportations explosent à partir de la deuxième partie du XIXème siècle. De nombreux anglo-saxons se sont d’ailleurs installés en Charente pour monter des maisons de cognac et permettre l’essor de cet alcool.

Sans libre circulation des biens, pas de libre-échange et donc un commerce international restreint.

Bien cordialement

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