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Budget 2023 : des motions de censure à l’encontre du bon sens

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Alors que le Gouvernement a indiqué vouloir faire usage de l’article 49-3 de la Constitution pour l’adoption de son projet de loi de finances (PLF) pour 2023, RN et LFI tentent de rallier les oppositions à leurs motions de censure respectives.  A LFI, on déplore une « impasse face au dérèglement climatique », on réclame boucliers tarifaires et retour de la CVAE. Au RN, on dénonce « l’absence de volonté gouvernementale de maîtriser la dépense publique » et de ne pas vouloir « réinstaurer [une] forme de justice fiscale ». Seules propositions de l’extrême droite : le retour de l’exit tax, la réinstauration de l’ISF et la fameuse taxe sur les superprofits. Des mesures populistes, qui montrent une fois de plus l’ignorance des réalités économiques des extrêmes.

Pourtant, les débats à l’Assemblée auraient pu être l’occasion d’évoquer des mesures plus utiles à l’économie et au pays. On aurait pu rétablir l’équité devant l’impôt en instaurant la flat tax, dénoncer l’augmentation de la taxe sur les logements vacants, s’offusquer du déficit irresponsable qui ne bénéficiera pas au contribuable et dispensera les hommes de l’État de réformer.

Le budget 2023 inquiète par sa profusion de dépenses, par les milliers d’embauches de fonctionnaires supplémentaires (+ 10 800), par une augmentation toujours plus importante de la dette. Le Gouvernement présente un budget qui n’est pas responsable et c’est bien cela qui aurait mérité une motion de censure, beaucoup plus qu’une supposée inaction climatique. Car le premier objectif d’un budget est de permettre à l’Etat de mener correctement les missions qui lui incombent, et ce, en sollicitant le moins possible le contribuable.

Nos gouvernants devraient s’inspirer d’un des plus grands ministres français, le cardinal de Richelieu, qui écrivait dans son Testament politique : « Les dépenses absolument nécessaires pour la subsistance de l’État étant assurées, le moins qu’on peut lever sur le peuple est le meilleur. Pour n’être pas contraint à faire de grandes levées, il faut peu dépenser et il n’y a pas de meilleurs moyens pour faire des dépenses modérées que de bannir toutes les profusions et condamner tous les moyens qui sont à cette fin. »

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8 commentaires

Max 25 octobre 2022 - 4:09

Bonjour
J’aime beaucoup votre ton.
Je note cependant que le durcissement de l’exit tax vient d’une proposition LR et non RN, c’est le député des Hautes Alpes qui sous couvert de lutté contre la fraude veut rendre le dispositif plus contraignant et donc la France moins attractive. On ne fait pas venir – voire revenir- les talents avec un tel vinaigre

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Obeguyx 25 octobre 2022 - 6:44

Tout dépend de ce qu’on appelle « bon sens ». Les vélos ne sont-ils pas désormais autorisés à remonter les sens interdits ? De plus, si vous en écrabouillez un, c’est vous qui serez responsable et si c’est ça le « bon sens », je ne suis plus tout à fait dans le « bon sens ». Y’a pas à dire, il est beau le nouveau monde ! Mais tout ça a-t-il encore du « sens » ?

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maxens 25 octobre 2022 - 8:55

La seule solution d’avenir est d’arrivé à faire des budgets équilibrés, ce qui n’est plus arrivé depuis près de 50 ans. Et étant champion du monde des prélèvements, la seule solution qui reste est de baisser les dépenses, en particulier dans les 2 postes les plus budgétivores: Les prestations sociales, et le nombre de fonctionnaires…mais n’est pas né, et encore moins élu, l’homme politique qui ira dire qu’il faut distribuer moins d’aides sociales, et virer des fonctionnaires

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Astérix 25 octobre 2022 - 12:43

Je réitère mon commentaire du 25 Avril 2022. Sans une prise de conscience, la France ne pourra plus faire face à ses dépenses en 2023. Faillite totale assurée !
Quelques Suggestions de mesures destinées à remettre enfin la France sur le chemin de la prospérité
Inscription dans la constitution des mesures suivantes :
1- Privatisation de tout le secteur public à l’exception des fonctions régaliennes de l’état (Police, armée) ce qui permettrait de transférer, dans le secteur privé, 20 % environ des 7 millions de fonctionnaires actuels au maximum, chiffre largement suffisant et pouvant être revu à la baisse car une gestion rigoureuse doit s’imposer en priorité; le secteur privé pourra gérer ce transfert en fonction de vrais critères économiques de rentabilité, à l’inverse de l’état
2- Réduction et simplification massive du code du travail à quelques pages
3- Refonte de tous les codes avec suppression et simplification des textes
4- Liberté totale pour les chefs d’entreprises d’engager et de licencier du personnel
5- Suppression de toutes les subventions d’état versées aux Associations en tout genre
et à toutes les agences de l’état.
6- Suppression de toutes les subventions versées par l’état aux syndicats; ils ne devront compter que sur leurs seuls adhérents pour leurs cotisations
7- L’Assemblée Nationale et le sénat seront composés exclusivement de chefs d’entreprises ou d’anciens chefs d’entreprises, consultants en gestion, avec un système électoral à 100 % proportionnel. Tout fonctionnaire aura l’interdiction de se présenter.
8- Rétablissement de la souveraineté des états membres de l’union européenne et
annulation de la convention européenne des droits de l’homme (CEDH); suppression du
regroupement familial incluant le droit du sol, le droit d’asile, les allocations familiales
pour les étrangers ou la double nationalité.
Les mesures de solidarité à réserver aux nationaux; Expulsion de tous les délinquants
devenus Français et ceux étrangers, avec déchéance automatique de la nationalité.
Retrait de la France de l’union européenne; il faut simplement quitter cette Europe
inadaptée pour tous les Pays membres. Ainsi, il ne sera plus question de Schengen et
chaque Pays devra protéger ses frontières, ce qui n’empêchera pas ces dits Pays de
commercer entre eux. Il est évidemment impossible de gérer les frontières à travers
le dispositif Schengen qui est une passoire.
9- Suppression du mille-feuilles territorial afin de répondre ainsi efficacement aux besoins
de la population en réglant les problèmes directement et rapidement sur le terrain au plus
près des administrés; liberté pour les communes de se regrouper entre elles à la condition
de toujours privilégier l’économie de gestion et la baisse des impôts locaux, en liaison avec
le département en supprimant le
…/…
personnel inutile et en permettant des actions de proximité, contrairement aux régions, communautés de communes, dont les coûts de gestion sont hallucinants pour les contribuables et les délais d’exécutions inacceptables (usines à gaz et doublons).
10- Ouverture à la concurrence de l’assurance maladie et vieillesse ce qui permettra de
redonner du pouvoir d’achat aux entreprises et aux particuliers par le biais du secteur
privé
11- Suppression de toutes les normes et règlementions instaurées depuis 1981
12- Les nouvelles lois éventuelles importantes (à définir) devront être approuvées par le
biais d’un référendum avec obligation d’exécution et décidées par le peuple
13- Réduction de la TVA à 10% maximum afin que l’état soit contraint de gérer comme il
convient le Pays
14- Suppression des taxes sur le tabac, l’alcool; plafonnement à 20 % de la taxe sur les
produits pétroliers; suppression des multiples taxes et surtaxes sur le gaz, l’électricité.
(Pouvoir d’achat amélioré pour les contribuables)
15- Suppression totale des droits de succession et des taxes sur les plus values immobilières
et sur les cessions d’entreprises
16- Défiscalisation à 100 % pour les particuliers employant des aides à domicile ou pour les
garde d’enfants
17- Suppression du permis à points (la Suisse n’a pas de permis à points) et du pouvoir
Administratif. Seuls les tribunaux judiciaires pourront juger les fautes commises sur la
route, s’il y a lieu.
Suppression de l’actuelle sécurité routière sous l’égide de l’état, remplacée par une
instance privée et indépendante composée d’anciens pilotes et de spécialistes de
l’automobile. Rétablissement d’un barème d’indemnité kilométrique pour les
professionnels correspondant à l’amortissement réel des véhicules, ce qui n’est plus le
cas depuis des années.
A titre d’exemple, suppression de l’agence nationale des titres sécurisés (ANTS) en
remplacement des préfectures et des mairies qui est censée délivrer les permis de
conduire, les cartes grises, les cartes d’identité, les passeports, etc .. et dont l’activité est
complètement paralysée (conséquences très grave) pour cause de technocratie
(différents entre les services et incompétence !!!!!)
Refonte totale du système judiciaire afin de faire cesser le laxisme actuel et retrouver la
sécurité dans le Pays (application réelle des lois existantes)
18- Privatisation de l’ensemble du secteur hospitalier afin d’obtenir enfin une gestion saine;
suppression de toute la paperasserie inutile qui grève l’efficacité et le coût de l’hôpital
avec du personnel administratif en surnombre; priorité absolue aux personnels
soignants et médecins
…/…
19- Interdiction pour l’état de dépasser 30 % du P.I.B. en dépenses publiques. A défaut, le
gouvernement en place et le Président de la République seront démis de leur fonction,
dès la constatation des résultats, par une structure privée, indépendante et habilitée.
20- Concernant l’euro, cette monnaie a complètement détruit le système monétaire. La France,
comme les autres Pays concernés, doivent récupérer leurs monnaies initiales.
En effet pour être compétitif, les monnaies doivent pouvoir être dévaluées ou être
réévaluées uniquement en fonction de la qualité de gestion des Pays.
Si déficits et mauvaise gestion ce qui est le cas de la France, la dévaluation s’impose ce
qui s’avère impossible avec l’euro.
La France ne peut plus être compétitive avec l’euro. Lorsque vous avez, par exemple, une
différence de compétitivité de 20 % avec l’Allemagne, c’est le simple bon sens.
La France est paralysée au niveau de ses exportations.
Par ailleurs aucun des Pays d’Europe ne dispose des mêmes règles sociales et fiscales,
sans compter les différentes langues ! dès lors l’Europe actuelle est vouée à l’échec.
21- Suppression de la cour des comptes qui ne sert à rien puisqu’elle édite des
rapports intéressants mais immédiatement remisés dans les placards.
20- Rétablissement de l’état de droit et de la séparation des pouvoirs
RAPPEL :
(Sous le Président Pompidou les dépenses publiques étaient de 30 % du P.I.B., à ce jour elles sont à presque 70 % !!! demandez à n’importe quel économiste, la faillite de la France
est certaine puisque le secteur privé ne peut supporter, à lui seul, une telle charge.
Toujours sous le Président Pompidou, la France n’avait AUCUNE dette.
A ce jour:
– Dette : 2750 Milliards d’euros
– Engagements hors bilan de l’état : 5000 Milliards
– Déficit budgétaire : 200 Milliards d’euros par an
– Déficit commercial : 100 milliards par an
Le 25 Avril 2022
Et bien d’autres mesures encore …! Merci par avance de vos suggestions qui viendront en complément.
Rappel de la vraie définition du LIBÉRALISME :
« Doctrine économique qui défend la libre entreprise, la non intervention de l’État dans le secteur économique. »

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moi 27 octobre 2022 - 9:29

Vos propositions seraient réalisables dès lors qu’il n’y aurait plus de connivence entre l’état et les entreprises… et vous ratez la mesure essentielle : « séparer les activités bancaires »… et que les banques de dépôts et les banques d’affaires soient séparées de sorte que les banques d’affaires aillent faire leur « casino » avec leur argent et plus celui des déposants…
Quand on met un pays à l’arrêt et que dans le même temps la bourse de paris atteint des sommets historiques, il faut se poser les bonnes questions… les supers profits se font sans « sueur » et quand on fait de l’argent avec de l’argent, sans passer par le travail, faut pas s’étonner du résultat…
Tout ça va mal se terminer, c’est certain…
Quand à la privatisation des hopitaux, c’est en cours et là encore, Ramsay Santé (groupe australien) gavé de subventions cartonne à la bourse… des bénéfices records pendant que l’hôpital public est mis à mort.

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Astérix 28 octobre 2022 - 9:21

@ MOI
Concernant la séparation des activités bancaires, c’est évidemment un oubli de ma part et complètement indispensable.
Vous précisez : »Vos propositions seraient réalisables dès lors qu’il n’y aurait plus de connivence entre l’état et les entreprises ».
J’en suis moins certain car encore faudrait-il que les français se rendent compte de la situation réelle de notre Pays ce qui n’est pas le cas !
Dans mes suggestions, tout est pourtant proposé pour éviter la connivence entre l’état et les entreprises ! ???? Merci de me relire !!!?
Quant à l’hôpital, s’il est mis à mort, c’est bien parce qu’il y a beaucoup trop de personnel administratif au détriment des soignants. Les technocrates qui nous gouvernent préfèrent les paperasses, la paralysie du système, et la ruine financière à l’efficacité et au bon sens !
Enfin, pour les bourses folles, rassurez-vous, elles vont s’effondrer comme jamais, quand les pendules auront été remises à l’heure ! L’ euro va dévaluer et, en 2023, l’état ne pourra plus payer ses fonctionnaires pour cause de faillite de la France.
Bien à vous.

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Astérix 27 octobre 2022 - 10:41

J’actualise les chiffres:
– Dette : 2917 milliards
-Engagements hors bilan (les français sont caution solidaire !): Plus de 5000 milliards sachant que la retraite des fonctionnaires pèse à hauteur de 56 % (plus gros poste d’engagements).!!!!!
Situation d’autant plus cocasse que les fonctionnaires quittent plus tôt leur emploi garanti à vie et dispose d’une retraite nettement plus favorable que dans le secteur privé !!!
Et les français du secteur privé devront, quoiqu’il arrive, payer avec leurs impôts les retraites des fonctionnaires.

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Astérix 31 octobre 2022 - 2:49

Je recommande vivement sur you tube :
Olivier Delamarche : Vers Un Effondrement Économique ?

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