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A la RATP, l’indécence ne fait pas grève

par Adélaïde Motte

Dès vendredi, 18 février, les agents de la RATP sont en week-end, voire en vacances anticipées, et le reste de l’Île-de-France se débrouille comme il peut pour aller travailler. Les syndicats estiment que les agents sont trop peu payés et demandent une hausse des salaires de 3%, pour suivre l’inflation. Seules les lignes 1 et 14, automatisées, rouleront normalement. La RATP suggère à ses usagers d’utiliser des moyens de transports alternatifs, comme les taxis, dont la note ne sera bien sûr pas payée par les syndicats.

Les syndicats se plaignent de salaires trop bas, d’autant plus difficiles à accepter que le coût de la vie augmente. On pourrait leur signaler que ces salaires sont plus élevés que la moyenne du secteur des transports, mais aussi que celui qui travaille peu gagne peu : selon la Cour des Comptes, le temps de travail annuel des agents est “très inférieur à la norme de 1 607 heures” annuelles. En réclamant ainsi des hausses de salaires, les syndicats veulent nous faire admettre que les fonctionnaires ont le droit de travailler moins que les salariés du privé. Mais le temps de travail des agents est aussi inférieur “au temps de travail annuel théorique défini par les accords internes”. La RATP fait déjà des cadeaux, plus ou moins justifiés, à ses agents, mais ceux-ci sont jugés insuffisants, le tout aux frais du contribuable, qui paie les trois quarts du Pass Navigo.

On pourrait aussi faire remarquer aux syndicats que les agents de la RATP bénéficient de divers privilèges, comme les 311 primes auxquelles même la Cour des comptes ne comprend goutte, et dont certaines sont pudiquement effacées des documents pouvant les justifier, comme la facilité de circulation pour les retraités ou encore la retraite autour de 55 ans. Si les syndicats voulaient un service public efficace doublé d’augmentations de salaires, ils demanderaient la suppression de ces privilèges qui coûtent bien trop cher. Malheureusement, la gauche aime demander le beurre et l’argent du beurre, quitte à priver tout le monde de lait.

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4 commentaires

LEROY 18 février 2022 - 7:30

Écœurant, il faut tout reprendre à zéro dans tous les secteurs. Ces syndicats n’ont plus de raison d’être à part tirer la France vers le bas.

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Obeguyx 18 février 2022 - 8:11

Bravo Adélaïde. J’aime bien votre allusion au lait, ça me rappelle qu’en France nous allons bientôt en importer. J’aurais fait aussi allusion à DSK. La gauche aime aussi la crémière…

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Vimal 18 février 2022 - 12:09

👍👍
Très drôle

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Astérix 18 février 2022 - 11:53

Un véritable scandale quant on sait que le secteur privé se crève la peau pour payer tous ces fonctionnaires irresponsables.
Un très grand ménage s’impose ! URGENT !

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