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Poutine joue au poker menteur avec l’Occident

par Jean-Philippe Delsol

Les hommes politiques n’ont pas de mémoire. Emmanuel Macron renouvelle les erreurs de Neville Chamberlain et Edouard Daladier à Munich en 1938. La guerre grondait déjà. Hitler avait annexé l’Autriche en mars 1938 et l’Angleterre comme la France s’étaient contentées de protester malgré l’appel à l’aide des Autrichiens. De même que nous avons finalement laissé la Russie envahir la Crimée. Maintenant elle occupe indirectement le Dombass comme Hitler avait fait accepter à l’Angleterre et à la France qu’elle reprenne la région des Sudètes située dans la Tchécoslovaquie liée à la France par un accord d’assistance mutuelle. Le 15 septembre, Chamberlain va rencontrer Hitler à Berchtesgaden et se satisfait d’un accord selon lequel les Allemands reprendraient les Sudètes, si sa population y est favorable, mais pas le reste de la Tchécoslovaquie.  Une semaine plus tard, Hitler remet son accord en cause lors d’une nouvelle rencontre à Bad Godesberg : il veut occuper les Sudètes sans attendre et émet de nouvelles prétentions sur la Pologne et le Hongrie. Le 29 septembre, une nouvelle réunion a lieu à Munich où Hitler déclare qu’il a l’intention d’envahir la Tchécoslovaquie le 1er octobre, selon d’ailleurs un plan qu’il semble avoir conçu depuis plusieurs semaines. Les anglo-britanniques s’y résolvent et Chamberlain se fait gloire d’avoir obtenu le lendemain un protocole d’intention anglo-allemand aux termes duquel cet accord de Munich manifeste « « la volonté de nos deux peuples de ne plus jamais entrer en guerre ». On connait la suite ! Hitler déclara d’ailleurs à ses conseillers qu’il ne fallait pas prendre au sérieux ce morceau de papier. Ainsi Poutine joue avec Macron qui naïvement joue à Chamberlain tandis que les Allemands suivent comme Daladier le faisait alors. Poutine lui sait qu’il ne signe jamais que des morceaux de papier. Il est prêt à tous les mensonges pour poursuivre son but de reconstruire l’ancien empire soviétique.

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5 commentaires

JR 17 février 2022 - 9:41

Bonjour Monsieur J.P. Delsol, il est clair que nous avons les mauvais au mauvais moment. Hormis le vieux routier Le Drian, les autres ne valent rien. Sans soutenir Poutine, Macron le garçonnet carbono-réchauffiste à 80 km/h et taxes carbone, s’est discrédité dans son propre pays et Poutine ne le prend au sérieux , il a bien raison, je ferais de même. Macron veut donner des leçons au monde entier, qu’il balaie déjà chez lui. Un président qui met 5 ans à s’apercevoir que notre capacité de production électrique dépend du nucléaire est inepte à la fonction suprême, c’est de l’incompétence, voire de la haute trahison. De vous à moi, mais vous ne le répéterez pas, qui irait au combat pour Macron l’emmerdeur, aux ordres de Davos qui l’a couronné ? Je suis prêt à tout, mais pas pour un zozo pareil qui a gâché un quinquennat à vouloir planter des panneaux 80 km/h dans nos campagnes, dont nous n’arrivons plus à nous débarrasser, le tout pour 12 Millions d’€ sans compter les perte de temps et les coûts supplémentaires. Rappelons que les GJ (18 mois) ont uniquement été stoppés par la Covid et tout ce gâchis à cause de ses stupides décisions.
Dans la vie, nous apprenons vite que pour être respecté, il faut en premier lieu être respectable, monter l’exemple, ce n’est pas le cas de ce gouvernement sectaire, parasitaire et inexpérimenté. Il serait bien inspiré de lire l’ouvrage de Pierre De Villiers « Qu’est-ce qu’un chef ».
Cependant, l’histoire est un éternel recommencement et l’exemple historique de non décision, que vous citez, devrait faire école. Hitler n’a t’il pas écrit « j’ai une grande chance, c’est que les peuples n’ont pas de mémoire ». Il est évident que si nous avions pris l’initiative en 1937, l’holocauste et la seconde guerre mondiale n’auraient jamais eu lieu, mais cela, allez l’expliquer à des socialos, de plus à l’époque il n’y avait pas encore la nouvelle secte éscrolo-communo-socialo-wokiste, celle là est bien pire…, alors imaginez maintenant. Merci. Bien à vous.

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Bernard GUILHON 18 février 2022 - 8:21

 » De même que nous avons finalement laissé la Russie envahir la Crimée. »
J’aimerais bien être envahi dans les mêmes conditions que la Crimée : référendum préalable, pas un bruit de bottes, accord complet de la population locale. Chiche que l’on fasse pareil avec l’invasion migratoire en France!
L’embêtant avec l’idéologie partisane, c’est que son avenir est univoque : l’éclatement sur le mur de la vérité.

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Nicolas Lecaussin 18 février 2022 - 10:22

C’est ce qu’ont raconté les médias de Poutine. Environ 100 000 réfugiés ukrainiens, et des déplacements de populations comme au temps de Staline. Environ 200 000 Russes ont été emmenés sur place..Je ne compte pas les arrestations et autres..
Cordialement

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christian 18 février 2022 - 5:43

Comparaison n’est pas raison !
Et comme disait le général De Gaulle « les états n’ont pas d’amis ils n’ont que des intérêts »
C’est oublié un petit peu vite que la Crimée n’a jamais fait partie de l’Ukraine, ce fut un acte unilatéral de Monsieur Kroutchef, dans les années 50…
C’est oublier également que l’Ukraine n’a jamais été un État sinon l’embryon de l’État russe !
D’autre part le parallélisme avec l’Allemagne en 1938, est complètement douteux est absolument fallacieux comme toutes les comparaisons en histoire.
Quant à la bataille de chiffres et de populations déplacées on n’en sort jamais puisque aucun d’entre nous n’a la preuve certaine que ces chiffres sont vrais !
C’est aussi oublier un peu vite que la Russie est née en Ukraine, et que Kiev fut la première ville russe !…
On Comprend que cela soit un peu dur à avaler pour Monsieur Poutine que l’ OTAN veuille s’est installé dans ces contrées…
Comme Pour la Géorgie il y a quelques années, les Américains avait promis à l’État géorgien une aide militaire en cas d’invasion par les Russes… Les Géorgiens furent les dindons de la farce, mais en revanche les Américains ont pu juger des réactions russes ce qui était leur seul but.
Les politiciens ukrainien installé par l’Amérique et Monsieur Bernard Henri Lévy ne signifient rien, et ne sont pas représentatifs.
L’avenir de l’Ukraine, un état très composite, est sans doute dans un dans une division du pays… Seul un car Nord Ouest peut être rattaché linguistiquement à la Pologne.
L’avenir des états européens est davantage dans une collaboration avec la Russie et non pas avec les États-Unis,,,, la guerre de 40/ 45 est terminée , la guerre froide également malgré toutes les nostalgie ?!!!
On semble oublier les appels du pied, vis à vis de l’union européenne de Monsieur Poutine au début de son règne,…hélas …

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Nicolas Lecaussin 18 février 2022 - 6:01

Votre analyse géopolitique est tellement « personnelle » que je vous laisse l’assumer. Le fait qu’elle n’a pas de frontières « naturelles » ne veyt pas dire qu’elle n’existe pas cette Ukraine. Sachez néanmoins que le Rus Kiévain est bien ukrainien et il comprenait aussi la Biélorussie. C’est une langue différente, slave certes. Ce serait plutôt aux Ukrainiens de demander aux Russes de revenir dans le giron de la « mère patrie », la Rus kiévaine !
Cordialement,
NL

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