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Le féminisme, alibi de l’interventionnisme et de la captation des fonds publics

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Le féminisme est en apparence intouchable et il semble permettre toutes les dérives. Ainsi, le 5 février, dans le Journal du Dimanche, sept associations féministes ont réclamé un « plan d’urgence pour l’égalité femmes-hommes » (tribune, « Candidats, engagez-vous sur les 10 mesures de notre plan d’urgence pour l’égalité femmes-hommes »). Un plan qui entend en réalité accroître les défauts français de l’étatisme et de l’interventionnisme à leur profit.

Les propositions inadmissibles du « plan d’urgence pour l’égalité femmes-hommes »

Parmi les dix propositions, se trouve la création d’un organe chargé de l’étude, du suivi et de l’évaluation transparente des politiques publiques sous l’égide de la présidence de la République. Proposition étonnante puisqu’une association ou un ensemble d’associations pourrait s’en charger, si ce n’est déjà fait.

« La garantie de l’éducation de chaque enfant à l’égalité, à la sexualité et à la vie affective ». Proposition étonnante puisque certaines parties des programmes scolaires existent déjà en ce sens. Mais surtout, plutôt que d’imposer par le haut des programmes, on ferait mieux de développer l’autonomie des établissements.

« Garantir l’accès de chaque citoyenne à des services de santé de qualité et bienveillants à moins de 30 minutes de chez elles ». Proposition sirupeuse qui revient à créer des services de santé sur fonds publics lorsqu’ils n’existent pas. Centralisation et bureaucratisation garanties.

« Lancer un Grenelle de l’égalité salariale ». Il faut pourtant rappeler à certaines le désastre des Accords des Grenelles en mai 1968. Depuis lors, une multitude de propositions, parfois suivies d’effet tel le Grenelle contre les violences conjugales en 2019, sont survenues et les Grenelles ont été déclinés à toutes les sauces. Quant on entend « Grenelle », on peut se préparer à une déperdition de fonds publics.

« Allonger le congé obligatoire du second parent (congé paternité) ». Une proposition liberticide qui oblige le « second parent (sic) » à prendre des jours de vacances au mépris de l’autonomie de la volonté et qui traduit une intrusion inacceptable dans la vie privée des individus.

Financer des associations sur fonds publics ?

Mais la mesure la plus importante est la première : « Investir un milliard d’euros par an pour mettre fin aux violences conjugales », notamment « en augmentant le financement des associations ». Proposition qui a le mérite de la franchise mais qui n’en est pas moins scandaleuse. Proposition d’ailleurs renouvelée chaque année et qui vise à s’auto-attribuer des subventions.

Il semble nécessaire de rappeler à nos féministes que les associations sont des organismes de droit privé qui, comme tels, ne devraient pas percevoir un centime d’argent public et que les subventions viennent en définitive de la poche des contribuables. Si les associations féministes veulent se développer, qu’elles fassent le nécessaire pour trouver des financements privés !

Il est vrai que, dans notre pays de l’exception, les associations (sauf les associations libérales…) sont généralement gavées d’argent public et ce, au total à hauteur de plusieurs dizaines milliards d’euros chaque année de la part de l’Etat et des diverses collectivités locales.

Le programme d’un candidat à l’élection présidentielle digne de ce nom devrait donc être non pas d’accroître un défaut, mais de le supprimer. Ce qui suppose un autre « plan d’urgence », un plan pour abaisser la fiscalité, réduire les dépenses publiques et ainsi permettre aux citoyens et aux individus de contribuer plus activement au financement de véritables associations, féministes s’ils le souhaitent, aux lieu et place des associations lucratives sans but qui peuplent notre contrée.

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6 commentaires

HANLET 11 février 2022 - 9:23

Je ne sais plus qui a dit « quand l’état jette l’argent par les fenêtres, il suffit de se poster sous le balcon »…

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Rémi 11 février 2022 - 10:23

PREAMBULE :
Vive les société « matriarcales »…. Que les hommes laissent toutes leurs places aux femmes, partout et ailleurs, en tous lieux et circonstances…. Pour qu’elles leurs enseignent et apprennent à VIVRE hors dans sa nouvelle clandestinité conquise… !
Juste retournement de la société où LA FEMME prendra toute sa juste mesure qu’elle conquiert encore aujourd’hui, avec pugnacité…

FIN DE PREAMBULE :
Pour ma part, je ne résiste pas aux velléités et demandes des femmes…et je reste attentif à leurs conquêtes, sur « mon terrain de pétanque » que je partage avec mes amis soucieux de laisser leurs femmes se réaliser dans toutes leurs dimensions…
De fait :
Ne sommes-nous pas arrivés, ainsi à un retournement socio-culturel du type « pôle inversé » dangereux par ses excès de la part de toutes ces organisations féministes revanchardes, qui ne semblent pas comprendre que leurs prises de conquêtes territoriales nuisent plus à leurs causes qu’elles ne les défendent….
L’excès ne construit pas lorsqu’il s’impose…
Il devient alors un parcours contradictoire qui se construit sur ses contradictions pour ne devenir qu’un parcours sans suite…
Dommage, car l’équilibre reste la seule boussole pour vivre ensemble…
L’équilibre c’est : Cette Sagesse devenue la parente pauvre dans nos sociétés qui débordent dans leurs « inspirations »….

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HANLET 13 février 2022 - 3:45

Moi j’ai l’impression que les femmes sont déjà majoritaires dans l’administration, la justice, l’enseignement, et très bientôt dans la médecine… Il leur reste tant de domaines à conquérir ?

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Gilles Vedun 11 février 2022 - 1:28

Action publique rime aujourd’hui régulièrement déperdition d’argent public tel que vous l’exprimer une fois encore.

Vraisemblablement le conseil d’état à investi dans des formations à l’égalité hommes femmes ou femmes hommes nuance. Ils auraient dû faire des formations en biologie on aurait gagné 30 ans de dérives.

Les femmes au travail à été une autre variable qui tend à faire baisser les salaires (en général). Et c’est généralement ce principe vénal de prétendue différence de salaire qui revient comme fer de lance.

Si pour ma part je n’ai jamais constaté de divergence de salaires avec une femme exerçant le même emploi que moi, nous ne manquions pas nous les hommes de faire les tâches les plus dures physiquement à leur place ou j’ai remarqué qu’elles ont effectivement la priorité en matière de traitement administratif et que les hommes sont bien souvent discriminés.

« La garantie de l’éducation de chaque enfant à l’égalité, à la sexualité et à la vie affective « .

Sous couvert de motivations qui semblent honorables au premier abord, se cache (aussi comme vous le soulignez) une démarche qui semble être une nouvelle dérive sectaire dans laquelle les femmes (mères) y perdront plus qu’elles n’y gagneront comme toujours.

Certains postulaient que l’emploi des nouveaux langages (parent 1 ou 2) tendrait à leur faire perdre encore davantage l’instinct maternel ; sympa pour les enfants. (Une jeune femme célibataire, bien sous tous rapport, me disait il y a une dizaine d’années qu’elle n’envisageait pas d’avoir un seul conjoint dans sa vie et hors mariage évidemment).

Concrètement ont voit de plus en plus de prostituées au bord des routes et toujours autant de femmes dénudées sur les panneaux publicitaires ou à la télévision ; nombre d’entre elles semblent bien plus vulgaires qu’autrefois particulièrement dans les médias ; le comble c’est encore de les voir au bar face à une chope de bière !

Apparemment égalité rime aussi avec hypersexualité avec l’apparition la poitrine dévêtie dans les manifestations, les lieux publics jusqu’aux églises, des cougars revendiquées ou des mangeuses d’hommes et fières de l’être.

Et il faudrait donner aux associations plutôt qu’à la justice pour réduire les violences conjugales ; évidemment.

Une chose semble certaine depuis qu’on traite de cette égalité, la cellule familiale a éclaté et il se pourrait que le sentiment patriotique en ai pris un coup aussi, les violences sexuelles parfois extrême ont explosées; de là à ce que ce soit l’objectif ou encore le gonflement de la bulle immobilière à Monsieur Feldman . avec la division des foyers chère avec une chambre chez chacun des parents pour les enfants et l’impact sur l’environnement …

Si c’est ça l’égalité contemporaine, merci ; mais je n’ai jamais eu à entendre ma mère, ma grand-mère ou ma sœur revendiquer quoi que ce soit de ce type pour imposer leur point de vue dans leur couple avec efficacité ni même se plaindre de différences de salaire.

Je pense qu’admettre sa singularité et sa complémentarité avec les hommes serait au contraire un gage d’intelligence.

Faites un sondage diachronique sur lequel des deux parents un enfant préfère serait intéressant..

Bien à vous

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Pierre-Jean 13 février 2022 - 2:49

Les associations bien-pensantes et subventionnées : une vraie plaie. Subventionnées parce que bien-pensantes : les « politiques » ont la trouille d’aller là-contre.

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HANLET 13 février 2022 - 3:49

On oublie toujours les effectifs salariés de ces « assoces », dont beaucoup ne sont que des faux-nez de l’état, chiffre qui devrait s’ajouter à celui de notre fonction publique pléthorique

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