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JO 2024 : le wokisme en marche

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Alors que la Coupe du monde de football a multiplié les appels à ne pas politiser le sport, le comité olympique Paris 2024 prend un tout autre chemin…

La liste est longue, à l’inventaire du « progrès ». On se souvient des Phryges, nouvelles mascottes de Paris 2024 dévoilées en novembre par le comité d’organisation qui ont suscité les railleries sur les réseaux sociaux. Inventées par Joachim Roncin, directeur du design de Paris 2024, leur nom fait référence au bonnet phrygien porté par les sans-culottes pendant la Révolution. Un choix éminemment politique, donc, malgré les explications de Julie Matikhine, directrice de la marque Paris 2024 qui s’est tout de même posé la question : « Quel est le symbole le plus à même de nous représenter ? Ce symbole-là, ce sont les bonnets phrygiens et ces petites mascottes sont venues mener une révolution à nos côtés : la révolution par le sport […] en référence à l’esprit français ». Le comité insiste : ce symbole, c’est celui « qui nous a amenés en tant que collectivité d’humains à accomplir des choses fondamentales qui ont parfois changé le cours de l’histoire. C’était le cas pour la Révolution française et ça va devenir à nouveau le cas avec les Jeux 2024 ». Deux effigies évidemment non genrées pour ne pas contrarier la modernité.

Paris 2024 : une certaine vision de l’Histoire

Le spot de présentation des Jeux Olympiques de 2024, composé d’une succession de très courtes vidéos qui font référence tant au sport qu’à la culture et à l’Histoire, est lui aussi ponctué de références politiques dont on ne saisit pas très bien le lien avec les Jeux. Il n’est pas anodin, par exemple, que le premier drapeau à figurer dans le montage, à la 7e seconde, ne soit ni le drapeau français, ni le drapeau olympique, mais le drapeau multicolore LGBT. Le drapeau national, lui, n’apparaît qu’au plan suivant. A la seconde 36, on voit quelques images de la manifestation du 20 novembre 1971, dite « marche internationale des femmes pour une maternité libre, pour le droit à la contraception et à l’avortement ». Puis un plan de Simone Veil à l’Assemblée nationale défendant son projet de loi sur la dépénalisation de l’avortement. Quelques secondes plus tard, nous sommes en plein mai 68 : poings levés et pavés, les projectiles de prédilection des révoltes étudiantes. La vidéo s’achève sur le slogan « Ouvrons grand les Jeux », pour des JO plus inclusifs.

La question de la « transidentité » au cœur des JO

Le terme est à la mode et le Comité international olympique (CIO) lui fait la part belle dans ses statuts, en témoigne un protocole publié en novembre 2021 au titre évocateur : « Cadre pour l’équité, l’inclusion et la non-discrimination sur la base de l’identité sexuelle et de l’intersexuation ». Le CIO précise ici que « les athlètes devront être autorisés à concourir dans la catégorie qui correspond le mieux à l’identité sexuelle dans laquelle ils se reconnaissent ». « A travers ce cadre sur l’équité, l’inclusion et la non-discrimination sur la base de l’identité sexuelle et de l’intersexuation, le CIO entend promouvoir un environnement sûr et accueillant pour tous, conformément aux principes inscrits dans la Charte olympique ». Qu’est-ce, alors, que l’ « intersexuation », terme si cher au comité ? Aussi appelée « intersexualité », elle désigne les personnes dont les caractéristiques sexuelles ne se rattachent pas aux normes traditionnelles, c’est-à-dire ne se reconnaissant pas dans la dualité masculin / féminin.

Paris 2024, c’est aussi l’engagement de Tony Estanguet, président de Paris 2024 aux côtés de l’association l’Autre Cercle, « acteur français de référence qui œuvre pour l’inclusion des personnes LGBT+ dans le monde du travail », et sa signature de la «  Charte d’engagement LGBT+ ». « A travers cette signature, explique le comité d’organisation des prochains Jeux, Paris 2024 s’engage à adopter des pratiques exemplaires en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle ou de genre et à assurer un environnement de travail inclusif aux lesbiennes, gay, bisexuelles ou transgenres au sein de ses équipes, près de 4 000 personnes d’ici 2024 et 70 000 volontaires pour les Jeux Olympiques et Paralympiques ». Une nouvelle forme de discrimination positive, donc, basée cette fois sur les préférences sexuelles des candidats à l’emploi.

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10 commentaires

LEXXIS 23 décembre 2022 - 6:08

LE CIO PERD LA RAISON

Il va être très intéressant à partir de l’annonce du CIO selon, laquelle« les athlètes devront être autorisés à concourir dans la catégorie qui correspond le mieux à l’identité sexuelle dans laquelle ils se reconnaissent » de voir combien d’hommes vont se précipiter dans les (ex ?) catégories féminines dans tous les sports où, en terme de résultats, la morphologie masculine (qu’ils renieront juste le temps d’une compétition) l’emporte la morphologie féminine. En clair, l’or risque d’être masculin plus souvent qu’à son tour!

Quant au battage pour les LGBT, il est proprement indécent quand on le compare, n’est-ce pas Madame la Défenseure des Droits, à l’occultation permanente des 18 millions de retraités qui, merci le CSA et l’ARCOM, ne comptent toujours et depuis plus de 30 ans que pour 5% au plus dans le paysage audio-visuel français. On voit ainsi que le problème que nous avons dans les luttes contre toutes les discriminations, c’est que les autorités qui devraient les combattre et les sanctionner les encouragent selon leurs propres humeurs et préférences et le tout bien entendu aux frais du Contribuable.

Quant à la mise en avant à tout prix de notre Révolution, tous les spectateurs ne sont pas incultes et certains repenseront à la Terreur et à la guerre de Vendée….même si on ne les leur montre pas. On m’avait appris que le sport est fait pour rassembler, mais c’est vrai, c’était il y a longtemps , à une époque où réfléchir n’était pas une tare…Après tout, dans un monde LGBT, n’est-ce pas normal qu’on essaye de nous en faire voir de toutes les couleurs?

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noyon 23 décembre 2022 - 6:26

Boycott

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Marie-Thérèse Bouchet 24 décembre 2022 - 11:46

Oui, et dénonciation. Pierre de Coubertin doit se retourner dans sa tombe !!!

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Michel 23 décembre 2022 - 8:12

En somme, pour lutter contre les discriminations, on invente une culture qui provoque la discrimination.
En effet pour éviter les discriminations de races, sexe, et je ne sais quoi, on fait se confronter ceux qui sont pour une telle évolution, et ceux qui sont contre. Quoi-t-est-ce, si ce n’est pas une forme de discrimination ?
Décidément, l’homme (et je fais exprès de ne pas distinguer son sexe !) s’ennuie et propose n’importe quoi pour vaincre son ennui. Mais que ne s’occupe-t-il pas de la beauté de la nature (sexuée et racée), des arts, de la joie de vivre, etc… ?

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Razoski 23 décembre 2022 - 8:55

Éclairage d’une sombre destinée de nos sociétés perdues.
Le contraire du contraire pour un politiquement correct….
Nous marchons vraiment sur la tête !

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François Audouze 23 décembre 2022 - 9:06

Ce qui va être intéressant, c’est l’homologation de nouveaux records du monde établis par des athlètes qui se sentent si féminins.
Et la gestion des vestiaires et toilettes des athlètes sera intéressante.
Je pressens que ces J.O. seront un désastre d’organisation, ridiculisant la France par son impréparation.
J’attends avec impatience le discours d’ouverture par Anne Hidalgo. Ce sera un grand moment de rigolade ou de pleurs.

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Bruno 23 décembre 2022 - 2:17

Anne Idalgo ? J’espère bien que les Parisiens auront fait leur révolution avant 2024

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Nicolas Carras 23 décembre 2022 - 4:02

Tout ce wokisme est en train de sombrer, mais persiste dans l’échec. Il est sa propre caricature. Il est né caricature et raté. Toute personne censée sur cette terre ne peut qu’en rigoler tellement il est grotesque. Quel parent aimant ses enfants les laissera entre les mains de cette bouffonnerie, se faire manipuler par elle ? Cela va engendrer quelques débiles de plus sur terre. La logique élémentaire, le bon sens, ne disparaîtront pas.

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JR 25 décembre 2022 - 10:48

Bonjour, le titre pourrait être parodié  » Le Woksime en Marche, puis en Renaissance, suivez mon regard. Et tout cela sous une néo-religion carbo-climatique. Merci. Bien à vous

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Photini 26 décembre 2022 - 9:24

« Puis un plan de Simone Veil à l’Assemblée nationale défendant son projet de loi sur la dépénalisation de l’avortement. » Est-ce à dire que les JO vont célébrer madame Veil? Trop, c’est trop. J’aimais, autrefois cette femme, aujourd’hui je ne la supporte plus. Cette femme, on lui a tout donné alors qu’elle n’avait rien demandé et ne mérite pas d’être traitée d’usurpatrice. Elle s’est retrouvé en politique parce que la droite avait besoin de femmes pour masquer sa phallocratie. Elle était là, en fait c’était son mari qui était là, au bon moment, au bon endroit. C’est Méhaignerie qui devait défendre la loi Giscard d’Estaing. Ayant refusé, on l’a refilée à Veil qui lui a donné son nom. Si Giscard lui avait demandé de défendre une loi contre l’avortement, elle l’aurait fait avec le même talent. Elle n’était pas sotte. Elle a quand même fait des études. Puis, le Parlement européen. Simone était un bon choix pour la France, pour marquer son importance. L’Allemagne ne pouvait pas aller contre elle! Etc, etc… puis l’Académie Française alors qu’elle n’a aucune oeuvre littéraire à part un livre de commande de son éditeur: Ma Vie. Avec des fautes de syntaxe. La Cérémonie de son entrée à l’Académie filmée en directe et en totalité à la télé. Une première. Le Panthéon oui mais là il y avait un hic. Le petits-enfants n’étaient pas d’accord: papi et mamie n’auraient pas aimé être séparés. Pas de problème. On va les panthéonisé tous les deux. Madame Pasteur avait refusé la panthéonisation de son mari. Des expositions, des films, des pièces de théâtre, des noms de rue dans la France entière, de métro, de lycées et collèges et maintenant… les JO! Je n’en peux plus. Ce qui me rassure, c’est que beaucoup d’amis juifs (de gauche, of course), n’en peuvent pas non plus et trouvent qu’on en fait des tonnes avec elle.

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