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Libéral ou libertaire

mercredi 25 août 2021, par Philippe Nemo

Ces dernières années, l’expression « libéral-libertaire » est venue de plus en plus souvent sous la plume ou dans la bouche des commentateurs politiques, surtout quand ils appartiennent à la droite classique, particulièrement la droite catholique. La thèse sous-entendue par l’expression est qu’on ne peut être libéral sans être libertaire et réciproquement. Pour ces commentateurs, il est donc légitime de ranger dans la même catégorie les partisans du libéralisme classique et ceux de l’avortement, du mariage pour tous, de la PMA et de la GPA, des familles monoparentales et recomposées, de la théorie du genre ou de l’abolition complète des frontières. Ils oublient curieusement que ni Mme Taubira ni Mme Najat Vallaud-Belkacem, grandes libertaires puisque violemment hostiles aux valeurs traditionnelles qu’elles qualifient de « stéréotypes », n’étaient partisanes, que l’on sache, de la baisse des impôts, de la liberté du travail et de l’entreprise, et encore moins de la liberté de l’enseignement, et sont donc rien moins que libérales. Elles se sont d’ailleurs montrées favorables à toutes sortes de lois restreignant les libertés, par exemple celles qui punissent d’amendes et de prison l’expression du moindre doute au sujet de l’excellence psychologique ou sociale de l’homosexualité, ou de l’immigration de masse. Alors que cette contradiction devrait sauter aux yeux des commentateurs, ils persistent dans leur aveuglement. Étant donné que de nombreux Français votant à droite détestent, tout à la fois, le libéralisme (Dieu sait pourquoi !) et les thèses libertaires destructrices des mœurs, ils trouvent tout naturel de réunir leurs deux types d’adversaires dans un même Satan.

C’est là un grave contresens philosophique, et aussi une marque de l’abyssale ignorance des Français au sujet des doctrines libérales. Il importe d’autant plus d’y remédier que de jeunes étourdis – je songe à Génération Libre – qui se disent libéraux se laissent prendre au piège de ce faux concept. Pour dédouaner le libéralisme de tout reproche de conservatisme, ils croient devoir en rajouter dans l’approbation bruyante des réformes sociétales portées par l’extrême-gauche. Mais ils commettent là une bévue symétrique de celle de la vieille droite. Qu’on associe libéralisme et libertarisme pour les condamner en bloc ou, au contraire, pour les approuver en bloc, on fait le même contresens.

I – Libéralisme et valeurs

Pour comprendre en quoi celui-ci consiste, rappelons d’abord ce que sont les fondements du libéralisme.

1. Il ne peut exister de société libre sans normes et valeurs

Les libéraux défendent une société d’hommes libres, à la fois parce qu’ils pensent que la liberté fait partie de la nature humaine et qu’il ne peut y avoir de société humaniste sans liberté, et parce qu’ils estiment que le polycentrisme social que la liberté permet favorise l’intérêt général sur les plans intellectuel, politique et économique. Mais une société pluraliste pourrait être anarchique. Il ne peut donc y avoir de société libre que si les relations sociales sont protégées des blocages et des conflits. Les auteurs des doctrines du libéralisme classique ont donc posé en thèse qu’une société libre ne peut fonctionner que si ses membres, dans toutes leurs interactions sociales, observent certaines « règles de juste conduite » permettant que personne n’empiète sur les prérogatives d’autrui. Ces règles sont soit morales (et sanctionnées par le crédit ou le discrédit de ceux qui les observent ou les violent), soit juridiques (pour celles d’entre elles qui sont si cruciales pour la sauvegarde de l’ordre public qu’elles doivent être érigées en lois). Si les citoyens les observent, les relations interindividuelles seront pacifiques et efficientes, une société de liberté pourra exister. Sinon, non.

Les mêmes auteurs ont pensé que lesdites règles avaient pour base la morale et le droit naturels, complétés et précisés, en ce qui concerne la morale, par les apports judéo-chrétiens, et, en ce qui concerne le droit, par la patiente élaboration de droits positifs complexes, tels le droit romain (antique et médiéval), la Common law anglaise ou les Code civils des pays occidentaux modernes. Mais, quelles que soient les parts respectives qu’ils ont attribuées à la nature et à la culture dans leur genèse, ils sont tombés d’accord sur le fait que morale et droit ne peuvent être modifiés à volonté. Dans les deux cas, en effet, il y a une limite épistémologique qui consiste en ce que le modus operandi des règles est largement inconnaissable. On ne peut connaître et gérer une société comme un ingénieur connaît et peut modifier à son gré une machine dont il possède des plans. Étant donné la complexité des grandes sociétés peuplées de millions d’individus, on ne peut mettre au jour toute la chaîne de causes et d’effets qui lie tel ensemble de règles à tel ordre social concret, donc assurer que, si l’on édicte certaines règles, un certain ordre social précis en résultera, et tel autre si l’on en édicte d’autres. En effet, les règles sont extrêmement nombreuses et, en outre, en grande partie implicites. De sorte que ceux qui les changent agissent largement à l’aveugle. Ne pouvant embrasser du regard toutes les conséquences des changements qu’ils envisagent, ils ont de bonnes chances de provoquer des « effets pervers » de nature à empirer la situation sociale au lieu de l’améliorer.

Le seul guide sûr en matière de règles est l’expérience acquise par les siècles qui a sélectionné, par essais et erreurs, les types de comportements les plus propices à une cohabitation harmonieuse et éliminé les autres. On ne sait pas précisément pourquoi les uns sont bénéfiques et les autres néfastes, puisqu’on ne discerne pas dans le détail leur manière d’opérer et leurs articulations mutuelles ; mais l’expérience montre qu’ils sont tels. On doit donc accepter tels quels ces enseignements de l’expérience. On peut sans doute, et parfois il faut, modifier certaines règles qui provoquent des litiges. Mais on doit alors procéder avec la plus grande prudence, de façon toujours partielle et limitée (Karl Popper a parlé de piecemeal social engineering) et en laissant à la société le temps de valider ou non les innovations qu’on a faites avant d’en mettre d’autres en chantier. Pour le reste, les règles doivent être respectées même si on ne peut les justifier par a + b. On les respectera simplement parce qu’ « on a toujours fait ainsi », parce qu’il « faut » le faire. Même si, pour la société prise dans son ensemble, les règles sont, pour parler comme Kant, des « impératifs hypothétiques », puisqu’elles servent la vie et sont donc certainement, à long terme, évolutives et amendables selon les effets sociaux favorables ou néfastes qu’elles provoquent, elles sont en revanche, pour une génération donnée, des « impératifs catégoriques » qu’on doit observer quoi qu’il arrive. C’est ce qu’on appelle les « normes » ou les « valeurs ».

Nier leur validité du seul fait qu’elles ne sont pas intégralement transparentes à la raison cartésienne est dommageable pour la raison précise que cela revient à effacer, de façon imprudente, les informations que des siècles d’essais et erreurs y avaient lentement incorporées. L’élimination systématique des règles (des « stéréotypes », des « tabous ») doit être analysée comme étant essentiellement un appauvrissement cognitif. Loin de faire progresser les sociétés, elle risque de les faire retomber en enfance. Elle est de nature à provoquer des effets pervers ou même des catastrophes sociales de grande ampleur, comme le montre l’histoire de tant de révolutions où l’on a voulu faire « table rase du passé » et qui se sont terminées en chaos social. On sait que ce problème a été discerné et exposé par Edmund Burke dès la fin du XVIIIe siècle dans ses Réflexions sur la Révolution française, où il polémiquait contre les Jacobins. Mais il sera reformulé par Friedrich August Hayek dans le langage des sciences sociales modernes, avec une clarté exemplaire.

Nous comprenons déjà, à ce stade de notre réflexion, que, si l’on veut être libéral, il est plus que problématique de vouloir être aussi libertaire, puisque la démarche du libertaire consistant à remettre en cause systématiquement les valeurs et institutions sociales héritées du passé, à « transgresser tous les tabous », risque d’aboutir à la destruction des conditions mêmes de possibilité de tout libéralisme.

2. Libéralisme et valeurs vs socialisme et nihilisme

La vision selon laquelle il serait souhaitable d’éradiquer toutes les normes est fondée sur une incompréhension du rôle social de celles-ci. Les libertaires les jugent contraires aux libertés individuelles par le seul fait que ce sont en général des prohibitions. Il est vrai que la plupart sont négatives ; elles disent non ce qu’il faut faire, mais ce qu’il ne faut pas faire si l’on ne veut pas compromettre la paix sociale (l’exemple-type en étant les Dix Commandements : tu ne tueras pas, tu ne voleras pas…). Il est donc exact qu’une règle de juste conduite limite notre liberté. Mais ceci n’a rien d’oppressif si, précisément, le fait que tout le monde tienne compte des mêmes prohibitions permet que les libertés individuelles deviennent mutuellement compatibles et que s’instaure un ordre social stable permettant à chacun de poursuivre librement ses buts. En ce sens, loin de restreindre le champ des libertés, les prohibitions impliquées par les règles de juste conduite l’élargissent. D’autre part, dans la mesure où, grâce au respect général des règles, la coopération avec autrui permet une interaction « horizontale » harmonieuse entre les citoyens, il n’est plus besoin d’une autorité « verticale » pour maintenir l’ordre social. Dès lors que la société s’auto-organise, elle n’a pas besoin d’être hétéro-organisée de l’extérieur par quelque Léviathan. Donc les règles de juste conduite ont pour vertu essentielle de tenir à distance cet oppresseur virtuel qu’est l’État. Derechef, en ce second sens, tout au contraire d’opprimer, elles libèrent.

En résumé, loin d’être incompatibles avec le libéralisme, les normes et valeurs sont intrinsèquement liées à son concept. Un libéralisme sans normes ni valeurs est strictement impensable. Inversement, la « déconstruction » libertaire des règles risque d’altérer les mécanismes sociaux permettant l’auto-organisation de la société et de déboucher sur une anarchie qui elle-même justifiera, par réaction, une reprise de contrôle de la société par l’État. En d’autres termes, le résultat inévitable de la critique des règles par les libertaires au nom de la liberté individuelle est d’instaurer le contraire d’une société de liberté, c’est-à-dire le socialisme.

Hayek nous en avait avertis. Dans la Route de la servitude, il montre le lien qui existe entre, d’une part, société libérale et valeurs, et, d’autre part, socialisme et nihilisme. Né en 1899, il avait été contemporain de la montée et de l’arrivée au pouvoir des deux totalitarismes communiste et fasciste-nazi. Dans les deux régimes, observe-t-il, l’idéologie a considéré que les règles morales et juridiques étaient non seulement des « superstructures » (comme dit Marx) sans valeur intrinsèque, mais de véritables obstacles à l’action des partis révolutionnaires. La mise en œuvre par ces partis des prétendues « lois de l’Histoire » ou « de la Nature » implique en effet violence et arbitraire à l’encontre des individus et catégories sociales présentés comme des ennemis. Or les règles normales de la morale ou du droit prohibent ces comportements. Les partis révolutionnaires ont donc besoin que les gens ne se comportent pas les uns vis-à-vis des autres selon ces règles. Moyennant quoi ils cherchent à les éradiquer par tous les moyens, ils les violent ouvertement, les couvrent de mépris et de dérision dans le discours public en les qualifiant de « réactionnaires » et « bourgeoises », déconsidèrent et persécutent les religions qui les prônent, interdisent qu’on les transmette par l’éducation. En ce sens, communisme et nazisme ont été les régimes les plus « libertaires » qu’ait connus l’Histoire. Ceci n’est pas sans lien avec le fait que ce furent aussi les plus despotiques et les plus inhumains.

II – Libéralisme et famille

Illustrons ces thèses par l’exemple de la famille, où la ligne de partage entre libéralisme et libertarisme se donne aisément à lire.

1. « Déconstruire » la famille, un cas d’école

Depuis plus d’un siècle, la famille est la cible de tous les genres de révolutionnaires, de Fourier ou Marx à la franc-maçonnerie de gauche (mais on peut remonter aux utopies des XVIe – XVIIIe siècles et à leurs prémices médiévales et antiques). Elle est désormais la cible des libertaires qui attaquent ce qu’ils appellent le « patriarcalisme », le « genre » et tous les rôles familiaux classiques (époux, épouse, père, mère, fils, fille…), censés n’être que des « stéréotypes » aliénants. Ils veulent donc généraliser a contrario l’union libre hétéro ou homosexuelle rapidement nouée et dénouée et rendre inutile ou dérisoire le mariage auquel récemment, sous l’influence de ces idéologies, on a tenté de substituer le PACS (on l’a d’ailleurs d’ores et déjà aligné sur ce dernier, puisqu’il peut désormais être dissous par la seule décision unilatérale d’un des époux ; on a voulu, en outre, avec une grande agressivité, le dénaturer en instituant un « mariage homosexuel » contraire à la nature des choses). Les mêmes adversaires de la famille veulent maintenant autoriser la PMA pour tous ainsi que la GPA, donc la naissance erratique d’enfants dont ils se soucient pas qu’ils n’aient pas de filiation déterminée et connue, dont ils ne se demandent pas quel effet aura sur leur personnalité le fait que, alors qu’ils seront garçons ou filles (n’en déplaise aux enragées du « genre »), ils seront privés des pôles d’identification de deux parents de sexe opposé, et dont, enfin, il ne leur importe pas qu’ils ne puissent probablement pas bénéficier d’un environnement humain stable tout au long de leur enfance et de leur adolescence. Tout ceci au nom du « désir d’enfant », donc, pensent les libertaires et certains libéraux influencés par ces derniers, de la liberté individuelle.

C’est pourtant un cas d’école illustrant les problèmes épistémologiques évoqués plus haut. Car envisager de « déconstruire » une des institutions sociales les plus anciennes, la famille, ayant existé (sous mille formes, certes) dans toutes les sociétés connues, au profit de modes d’union entre personnes et de prise en charge des enfants ne pouvant se réclamer d’aucun précédent historique (sauf quelques très rares exceptions qui confirment la règle, et qui sont restées sans lendemain) relève d’une étonnante imprudence et d’une grande naïveté philosophique. Les libéraux ne peuvent avoir, sur ce sujet, la même légèreté d’esprit que les libertaires. En toute hypothèse, ils ne sauraient adhérer à une conception de la liberté aussi individualiste au très mauvais sens de ce terme, c’est-à-dire s’affranchissant de toute responsabilité sociale.

2. Que doit penser de la famille un libéral classique ?

Il est vrai que les libéraux classiques ont promu les libertés individuelles, donc critiqué certaines structures sociales traditionnelles paralysantes dont la famille-souche ou la famille-clan. Ils n’ont guère non plus été partisans de ces « communautés naturelles » régionales ou professionnelles vantées par les auteurs de la droite contre-révolutionnaire, les Maistre, Bonald ou La Tour du Pin. Dès le XVIIIe siècle, ils ont critiqué tant les communautés féodales que les corporations et ils ont approuvé les mesures juridiques visant à libérer les individus des liens coutumiers et juridiques les attachant à ces types de communautés. Ils ont accepté la suppression de l’autorité paternelle sur les enfants majeurs et celle du droit d’aînesse. Ils ont fait ou approuvé ces réformes parce qu’ils pensaient que cela servirait l’intérêt général. Les réflexions des économistes montraient en effet que la liberté du travail et la liberté d’entreprendre, la liberté du commerce, celle de changer de métier sans tenir compte des traditions familiales, celle d’acheter et de vendre des biens immobiliers sans les restrictions que comportait le vieux droit féodal, etc., permettaient le développement d’une économie d’innovation beaucoup plus efficiente que les économies traditionnelles. La révolution industrielle et l’augmentation continue du niveau de vie depuis deux cent cinquante ans leur ont donné raison.

Cependant, il est notable que cette critique des anciennes institutions par les libéraux se soit toujours arrêtée chez eux à une limite. Ils ont certes voulu détricoter les liens enfermant les individus dans les familles patriarcales d’Ancien Régime. Mais ils n’ont jamais, que je sache, remis en cause la famille dite nucléaire, composée d’un époux, d’une épouse et des enfants mineurs. Ils n’ont pas éprouvé le besoin de s’expliquer en détail à ce sujet parce qu’à leur époque ce modèle n’était pas encore sérieusement attaqué. Mais nous pouvons tenter, nous, de reconstituer la logique du conservatisme relatif dont ils ont fait preuve en la matière.

Ils ont sans doute pensé que, pour faire exister et vivre une société libre, il faut des hommes libres. Qu’il ne sert à rien qu’il y ait un État de droit, des lois justes, des libertés intellectuelles, politiques et économiques juridiquement garanties, s’il n’y a pas de citoyens capables d’utiliser ces outils à bon escient, c’est-à-dire des hommes rationnels et moralement responsables. Qu’il faut en outre et surtout que ces hommes aiment et respectent la liberté, ce qui n’est possible que s’ils sont persuadés de la valeur incomparable de chaque personne humaine. On accordera que ce type d’homme ne sort pas tout constitué des mains de la nature. Il doit être produit par une certaine éducation, qui est donnée pour l’essentiel dans les familles. Certes, l’école joue également un rôle-clef puisque c’est là qu’on délivre l’instruction en général et l’instruction civique en particulier. Mais l’essentiel de la formation morale est donné dans le cadre familial. C’est là surtout qu’est instillé dans l’âme de chaque enfant le sens de la valeur incomparable de la personne et donc de l’importance cruciale qu’elle soit libre.

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Vos commentaires

  • Le 26 août à 09:56, par Philippe Pagès En réponse à : Libéral ou libertaire

    Et bien... Quelle gymnastique intellectuelle pour expliquer la différence entre un libéral et un libertaire tout en promouvant la cellule familiale "classique" !
    Je suis très loin d’être convaincu par votre démonstration, chaque exemple donné dans votre longue diatribe appelant chez moi le contre exemple parfait...
    Vous auriez pu être nettement plus synthétique en expliquant simplement d’un libertaire est un collectiviste, opposé à la propriété privée, anticapitaliste et que la seule liberté qu’il défend est la liberté politique ! Il apparaît clairement qu’un libertaire n’a rien de comparable avec un libéral, qu’il soit "classique" ou "libertarien".
    Totalement inutile, de mon point de vue, de chercher à imposer votre vision de la famille, parfaitement respectable mais qui ne regarde que vous, pour expliquer la différence entre libéraux et libertaires.
    Je crains que derrière cet écran de fumée vous ne cherchiez en fait à amalgamer libertaires et libertariens ce qui serait d’une grande malhonnêteté intellectuelle.
    Libéraux classiques et libertariens ont en commun l’acceptation des droits naturels comme socle juridique et seule l’emprise de l’état dans la vie de la société les différencie. La morale est une notion d’ordre privé qui ne concerne que l’individu, qu’il ait choisi de vivre dans une structure familiale "classique" ou seul dans son coin ou dans la communauté de son choix.
    Dès lors qu’il accepte le pacte libéral de non agression et de droits naturels, il n’y a aucune raison que lui ou sa progéniture ne dérive vers un collectivisme quelconque. Ce qui, d’ailleurs, ne serait pas interdit des lors que ce choix ne puisse être imposé à personne...
    Vous ne me semble pas être un grand fan de la liberté individuelle !

  • Le 26 août à 11:23, par Alex En réponse à : Libéral ou libertaire

    Dommage que le développement sur la famille soit carrément réac plutôt que Libéral... Même s’il est vrai que la destruction de la structure familiale (quelle qu’elle soit) conduit inévitablement au collectivisme

  • Le 26 août à 18:20, par BJ En réponse à : Libéral ou libertaire

    En effet, difficile de garder durablement une société libérale si la famille traditionnelle n’en est pas le socle. La diatribe est bien longue pour marquer une evidence : famille décomposée = couts supplémentaires systématiquement assumé par du collectivisme car peu sont ceux qui peuvent se permettre de détruire leur famille et payer pour que d’autres s’occupent de leur progéniture quand ils vont gagner de quoi vivre. En promouvant la dissolution des familles, on encourage le collectivisme de facto.
    Je suis curieux de savoir combien de libéraux de ce site ayant une famille décomposée est capable d’en assumer les frais sans aucune structure ou aide publique.
    En faisant assumer les coûts aux personnes concernées, on aurait bien moins de mères célibataires, d’avortement et de divorces. Je ne pense pas que nos grands-parents, n’ayant pas eu la joie de bénéficier de toutes les largesses de l’argent public pour ne pas assumer leur choix, aient été plus malheureux que ne le sont les familles explosées et subventionnées pour l’être.

  • Le 27 août à 20:48, par Jérôme En réponse à : Libéral ou libertaire

    Merci au professeur Nemo pour la profondeur de ses analyses, toujours très pertinente, à mon humble avis.

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