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Cotisations retraites dans les pays anglo-saxons : plus élevées qu’en France ?

Thomas Picketty, économiste très écouté du Parti Socialiste, veut réformer le système des retraites en France. C’est un effort courageux : il reconnaît par là même que le système actuel par répartition ne peut plus fonctionner – il s’écarte ainsi de la pensée unique. Il propose un système par capitalisation de points, ce qui n’a d’ailleurs rien à voir avec la capitalisation classique. Mais pour valider son système il soutient que le niveau des pensions dans les pays anglo-saxons est très bas, en décalage avec les taux de cotisation qui, eux, seraient élevés. Or, la réalité est différente.

Les taux de cotisation dans les pays anglo-saxons sont, ou largement en-dessous des taux français, ou bien il s’agit simplement de cotisations privées ne rentrant pas dans le domaine des cotisations obligatoires. Par exemple, dans des pays comme l’Irlande, l’Australie et la Nouvelle Zélande, il n’y a que des cotisations individuelles privées. Aux Etats-Unis, le taux de cotisation obligatoire (salarié et employeur) est de 12,4 % (il est inchangé depuis 1994) tandis qu’en Grande-Bretagne les taux varient suivant que l’employeur propose un régime privé ou non. Mais ce taux ne peut pas dépasser, au maximum, 12,8 % pour le salarié et 11 % pour l’employeur. Nous sommes bien en dessous du taux français à plus de 26 %.

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