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Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

jeudi 12 août 2021, par Nicolas Lecaussin

Steve Koonin, scientifique et ancien conseiller climat d’Obama, auteur d’un essai présenté récemment par l’IREF, vient de publier un article dans le Wall Street Journal dans lequel il fait un résumé du dernier rapport du GIEC qui est beaucoup moins catastrophique que ne l’ont fait croire la plupart des médias et des politiques. C’est important car ce rapport devrait retenir toute notre attention. Il sera un élément crucial lors de la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Glasgow et où les dirigeants de 196 pays se réuniront en novembre. Voici les principales conclusions tirées par Koonin.

Etats-Unis : les vagues de chaleur ne sont pas plus fréquentes aujourd’hui qu’en 1900

Il existe de grandes différences entre les conclusions du rapport (et des rapports du GIEC en général) et le contenu. Par exemple, on indique que les vagues de chaleur à travers les États-Unis sont devenues plus fréquentes depuis 1960, mais on omet de mentionner qu’elles ne sont pas plus nombreuses aujourd’hui qu’elles ne l’étaient en 1900.

Plus important encore, la confusion des modèles continue. On nous dit à plusieurs reprises « les modèles disent ». Mais les modèles informatiques compliqués utilisés pour projeter la température future, les précipitations, etc. restent déficients. Certains modèles sont beaucoup plus sensibles aux gaz à effet de serre que d’autres. Beaucoup sont également en désaccord sur la température de référence sur la surface de la Terre. Les modèles ne parviennent pas à expliquer pourquoi un réchauffement climatique rapide s’est produit de 1910 à 1940, lorsque l’impact humain sur le climat était beaucoup moins important.

Les inondations en Europe et en Chine et les températures record dans les régions des États-Unis sont des phénomènes météorologiques et non climatiques

Le rapport met l’accent sur le changement climatique au cours des dernières décennies, mais minimise, ou omet de mentionner, les précédents historiques qui relativisent l’influence de l’homme sur le climat. La section Résumé pour les décideurs indique que le taux d’élévation du niveau de la mer à l’échelle mondiale a augmenté au cours des 50 dernières années. Il ne mentionne pas qu’il a augmenté presque aussi rapidement il y a 90 ans avant de diminuer fortement pendant 40 ans.

Les événements météorologiques extrêmes sont invoqués comme preuve d’une catastrophe imminente. Mais les inondations en Europe et en Chine et les températures record dans les régions des États-Unis sont des phénomènes météorologiques et non climatiques, des événements singuliers et non des tendances sur plusieurs décennies. L’Europe et la Chine ont connu des inondations tout aussi dévastatrices au cours des siècles passés, mais elles sont oubliées ou délibérément ignorées. La sécheresse et les incendies de forêt dans l’ouest des États-Unis font partie d’une tendance qui remonte à quelques décennies, mais la gestion des forêts et l’expansion de la présence humaine dans les forêts sont peut-être plus importantes que le changement climatique pour provoquer ces événements.

Concernant les éléments météorologiques extrêmes, nous n’avons aucune preuve scientifique que l’activité humaine a aggravé la force des ouragans ou leur nombre.

Le rapport juge improbable les scénarios d’émissions de CO2 les plus élevées à l’avenir, même si ce sont ceux dont on entend parler le plus dans les reportages des médias. Les scénarios les plus plausibles mentionnent une température mondiale moyenne en 2100 d’environ 2,5 degrés Celsius de plus qu’à la fin des années 1800. Le globe s’est déjà réchauffé de 1 degré depuis ce temps, et les parties de l’Accord de Paris ont arbitrairement convenu de limiter le réchauffement à un autre degré. Mais puisque le bien-être de l’humanité s’est amélioré de façon spectaculaire, alors même que le globe s’est réchauffé au cours du 20e siècle, il est absurde de suggérer qu’un degré supplémentaire de réchauffement au cours du siècle prochain sera catastrophique.
En conclusion, écrit Koonin, une vraie science se caractérise par des détails, des données, des modèles fiables et un débat raisonné. Cela prend du temps. En attendant, il faut se méfier du torrent d’hyperboles qui balaie le globe.

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Rapport-du-GIEC-contrairement-a-ce-qu-on-dit-la-situation-est-loin-d-etre-catastrophique

Vos commentaires

  • Le 13 août à 01:41, par Zertuo En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Très intéressant à plusieurs titres car cet article illustre les principes à appliquer face aux "nouvelles" :
    1 - Ce que l’on ne dit pas est souvent aussi important que ce que l’on dit
    2 - Quand la presse parle d’un évènement il faut attendre entre un mois et cinq ans avant de comprendre ce qui se passe et savoir la vérité (quand c’est possible)
    3 - Les "modèles" ne disent que ce qu’on leur fait dire
    4 - Employer un mot pour un autre (climatique au lieu de météorologique) permet d’entretenir la confusion.
    5 - Une hypothèse scientifique n’est pas un fait démontré (comme la presse semble le croire ) mais une idée qui reste à démontrer
    6 - Il ne faut pas confondre corrélation ou coïncidence et relation de cause à effet (plus difficile à établir

    Merci donc à Steve Koonin pour son article et à Nicolas Lecaussin de nous le présenter

  • Le 13 août à 02:16, par Edouard En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Après le matérialisme historique, le matérialisme climatique ?

  • Le 13 août à 05:02, par Joe En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Quoi qu’il en soit nous devons tout faire pour changer notre mode de vie et dépenses énergétiques classiques, qui épuise la planète.
    Sans cela notre civilisation va s’autodétruire.
    Que Koonin ait raison ou pas n’est pas important !!!

  • Le 13 août à 05:25, par François En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Joe, nous n’aurons pas besoin de changer de vie, c’est la vie humaine qui va progressivement disparaître.
    J’entends l’influence de la baisse démographique qui se profile.
    Partout les taux de fécondation sont en chute libre, même en Afrique. Comment peut-on croire que les femmes noires continueraient à faire 15 gosses aujourd’hui.
    Comme pour le climat, d’ailleurs, les prévisions de l’ONU ne sont pas crédibles.
    Lire "La planète vide" ouvrage prémonitoire d’un avenir assez sombre pour l’espèce humaine.
    Il faut raisonner à terme d’un siècle, ou même d’un demi-siècle.
    Les problèmes environnementaux, dûs tout simplement à la surpopulation du globe, seront vite oubliés.
    La diminution de la virilité chez les hommes, la féminisation du monde, les peurs de toutes sortes, l’aversion au risque, entraineront une chute démographique rapide.

  • Le 13 août à 05:50, par jeanj En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    << des phenomenes meteorologiques dit-il >>
    ....pas d’inquietude.....

    Dans les annes 90, etant en stage a Houston(TX),j’ai pu observer :
    >> 28 C (82 f) le matin, et 30 centimetres de neige le soir...
    Ce qui s’est reproduit souvent depuis...

    Pendant une vingtaine d’annees, j’ai pu observer le Kilimanjaro perdre
    sa "chevelure blanche"..il ne reste plus que quelques "poils" au sommet
    .
    Dans le annes70.on descendait encore a skis La Vallee Blance, jusqu’a
    la station du petit train,pendant une longue saison.

    En route vers Los-Angeles (trajectoire grand cercle), j’ai vu au fil des annees
    depui s35000 pieds, se multiplier les petits lacs "bleus lagon" de fonte sur le plateau du Groenland .

    Il n’est que de voir l’inquietude des habitants des Maldives ,le niveau de la
    mer devient inquietant, malgre les precautions amorcees.
    Les Maldiviens sont en quete d’un territoire "sec" dans quelqes annees.

    Combien de spectaculaires effondrements des falises de glace (le bonheur
    des croisieristes ),le dernier detachement d’un immense pan de la banquise
    apte a couler 50 Titanic.( heureusement le radar veille...) No probleme.

    Les faits exposes sont des obsevations, pas des supputations

    Desole de contredire les techniciens du "contre-buzz"
    Il faut voyager, pour connaitre l’etat des lieux. , en voie de degradation
    serieuse.

    Nul ne peut nier l’augmentation de la frequence et de l’amplitude des
    differents meteors. (ce qui fait le bonheur des medias)

    .

  • Le 13 août à 06:38, par Vecile En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Les marionnettistes de la finance et leurs subordonnés de la presse utilisent toutes les ficelles pour faire commerce de la peur.
    Que les plus vieux se souviennent, il y a une cinquantaine d’années on nous rebattait les oreilles avec le dérèglement du climat en mettant en cause les "bombes atomiques". Plus tard, ce furent les flatulences et les pets des bovidés dont la justification fut impossible. Pour parfaire l’ensemble le trou dans la couche d’ozone entra dans la panoplie du parfait écolo. Comme personne ne put démontrer la présence de ce "trou", il fallut trouver quelque motivation plus terre à terre et ce fut le véhicule à moteur thermique grand ennemi des spécialistes de l’écologie particulièrement de ceux qui font leurs études sur ce sujet avec des hélicoptères consommant 300 ou 400 litres de kérosène à l’heure.
    Merci à Steve Koonin de dénoncer cette grande mascarade financière.

  • Le 13 août à 06:56, par Benoit En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Je demande si c’est pas les mêmes, et pour les mêmes motifs, qui pourvoient les messages sur ’la crise climatique’ et ’crise sanitaire’ ?
    Ayez peur....

  • Le 13 août à 06:57, par alain En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Examen pragmatique et plein de sagesse et de bon sens qui donne à reflechir.
    Ensuite qu’on économise la planète pourquoi pas.
    De la admire qui a raison n’a pas d’importance est faux. c’est même l’essentiel. la recherche de la vérité et déterminante au vivre ensemble et à la liberté.

  • Le 13 août à 07:40, par François MARTIN En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    J’ai fait toute ma carrière professionnelle dans les étude statistiques, économiques etc.
    Quand on fait une prévision, il est courant de fabriquer un modèle (en l’occurence économétrique). Il s’agit d’une formule complexe qui contient des hypothèses d’évolution sur chacun des éléments dont on pense qu’ils ont une influence sur le phénomène que l’on essaie de prévoir.

    S’agissant du GIEC et du climat le principe est le même.

    Ces gens là ne sont pas capables d’expliquer de manière satisfaisante les variations climatiques du passé. On ne voit pas comment ils pourraient prédire correctement les variations climatiques du futur.

    Alors pourquoi font-ils tout ce ramdam ?

    L’argent, la gloire, le pouvoir ? La folie ambiante ?

  • Le 13 août à 07:55, par dominique En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    La masse des médias mainstream serait honnête de ne pas relater uniquement que les études alarmistes climatiques diffusées par les rapports GIEC. Depuis sa création le GIEC publie tous les sept ans environ un épais rapport de plusieurs centaines de pages, que seuls quelques spécialistes sont à même de consulter, ainsi qu’un « résumé pour les décideurs » (SPM en anglais) de 20 à 40 pages servant de base aux négociations climatiques internationales.
    Le GIEC ne fait pas de recherche propre. Il ne fait que s’appuyer sur les travaux scientifiques publiés… mais qu’il sélectionne lui-même, en fonction de ses objectifs et des conclusions auxquelles il veut aboutir…
    Ce qui constitue un autre biais majeur : le GIEC tend naturellement à écarter les travaux réfutant la cause anthropique, donc susceptibles de mettre en cause sa propre mission, et sa propre raison d’être.
    Les conclusions sont édictées par un cercle restreint de scientifiques et les (résumé pour les décideurs) sont revus et approuvés, ligne par ligne, par les représentants des gouvernements.
    Le jour où on s’arrêtera de voir le changement climatique sous autre forme que par le prisme CO2 anthropique, et des bilans « carbone », on pourra peut-être « espérer »une stabilisation des températures. Tous ceux s’intéressent aux problèmes climatiques et qui comme moi doutent de cette théorie, recherchent sur d’autres pistes comme causes du réchauffement. En voici une toute dernière.
    Une récente étude de la NASA sur le trou de la couche d’ozone,
    « https://reporterre.net/Les-gaz-HFC-bons-pour-l-ozone-terribles-pour-l-effet-de-serre »
    Cette même étude Nasa révèle que les gaz CFC qui ont été imposés sur les systèmes de réfrigération par le protocole de Montréal en 1989, ont un pouvoir 2500 fois supérieur à celui du CO2 en matière d’effet de serre. Etonnant de constater sur les relevés de températures mondiales que c’est au début des années 90 que la courbe des températures atmosphériques s’est élevée plus rapidement de 0.6 degrés par rapport à la moyenne du début du 20 siècle.
    https://www.les-crises.fr/climat-8-analyse-rechauffement/
    Pour l’instant le Giec n’a pas rapporté cette observation, elle est trop récente ; le Giec s’en tient au CO2 anthropique, qui, faut-il le rappeler, ne compose que 3 a à 5 % des 0.041 % de volume de CO2 de l’atmosphère terrestre.
    Le CO2 représente 3.6 % des gaz à effet de serre, contre 95 % pour la vapeur d’eau, qui bien qu’étant le GES le plus important en volume, est un peu laissé de côté, et pourtant… ;Si on admet la thèse effet de serre radiatif, de tous les constituants atmosphériques susceptibles d’absorber le rayonnement thermique de la Terre, la vapeur d’eau est le plus important à la fois par sa concentration plus élevée et par son pouvoir d’absorption plus important. Sa contribution à cette absorption varie entre 65 et 95 % selon les conditions locales.

    On ne maitrise que très partiellement les valeurs réelles des échanges entre les éléments rejets et réabsorption par les puits de CO2. Des tableaux existent sur certains sites et dans les rapports GIEC, mais les valeurs relevées ne sont que des valeurs extrapolées par calculs bruts. Très difficiles à vérifier dans la réalité.
    « Tant que l’on ne connaîtra pas mieux l’importance relative des différents mécanismes d’absorption du CO2 anthropique, il demeurera difficile de quantifier les incertitudes liées aux projections futures du CO2 atmosphérique" (voir le Rapport du GTI : chapitres 9 et 10 qui traitent des effets potentiels de ces processus sur le cycle du carbone).
    AR5 IPCC https://archive.ipcc.ch/pdf/technical-papers/paper-II-fr.pdf p27/28

  • Le 13 août à 08:09, par Christian Bourgeois En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Il serait intéressant de (re)consulter M. François Gervais sur la question.
    Les médias s’amuseraient-elles avec nos émotions ? Dérèglement climatique, Covid…
    À qui profite cette manière d’être ?
    Pour info, par rapport à ce titre : "L’apocalypse demain ? Peut-être que oui, peut-être que non…", apocalypse signifie : "révélation" et non chambardement…

  • Le 13 août à 09:06, par montesquieu En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Ce que dirait le GIEC serait parole d’évangile (pardonnez moi cette expression obsolète !). Donc, ce serait la Raison et la vérité vraie.
    Eh bien non.
    Après les mots culture, social, le mot climat et ses dérivés invitent à "sortir son revolver" !

  • Le 13 août à 09:15, par Mesnil En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Les causes du réchauffement climatique sont certes difficiles à disséquer mais celui-ci n’en demeure pas moins une dramatique réalité. Quels que soient les constituants le plus responsables du réchauffement (le CO2, les KFC, le liquide de climatisation des voitures et autres systèmes de climatisation, etc), l’heure n’est plus à la discussion oiseuse mais bien à l’action. Oui, il y a eu par le passé des périodes inhabituelles de chaleur ou de froid, des inondations importantes dont l’histoire a témoigné mais cette fois-ci, le phénomène est d’une ampleur inégalée et surtout s’étire déjà sur une période d’une cinquantaine d’années. Et c’est cela qui est grave car si par exemple, il fait chaud 2 ou 3 années de suite, les glaciers et autres régions gelées du globe ne fondront que très peu et ce manque pourra se reconstituer. Par contre, là hausse globale de température sur un nombre d’années consécutives ne permet pas cette reconstitution et les zones glacées fondent inexorablement ce qui ajoute encore au réchauffement global car les pôles, les banquises, les glaciers de montagne refroidissent (en temps normal) considérablement l’air pour maintenir une température vivable. Le dysfonctionnement de ces super congélateurs risque fort de laisser s’emballer le réchauffement lequel peut ne plus être du tout maîtrisable. Rappelons quand même qu’en Autriche, le corps d’un homme a été trouvé dans les montagnes par suite de la fonte des glaciers. Ce corps a 5000 ans ce qui signifie clairement qu’au cours d’une si longue période, la température n’avait jamais été constamment aussi chaude. Il y a une douzaine d’années, mon fils est allé au Groenland avec des spécialistes pour faire des expériences sur les courants marins. A l’arrivée, contrairement à toute attente, la banquise avait TOTALEMENT disparu. Cela faisait plus de 20 ans que ces spécialistes se rendaient très régulièrement au Groenland mais c’était la première fois qu’un tel phénomène se produisait avec une telle ampleur. Depuis, la banquise ne se reforme plus vraiment et disparaît dès les premières chaleurs. Les grands glaciers qui ont existé depuis des dizaines de milliers d’années sont presque tous moribonds. Et tout cela en l’espace de quelques années. NON, le réchauffement de la planète n’est pas naturel ni normal et ceux qui voudraient faire croire que les activités humaines n’y sont pour rien sont de bien tristes sires ! Mais, ce sont les mêmes qui prétendent que les insecticides, herbicides et autres produits "phytosanitaires" n’ont pas de conséquences néfastes sur l’environnement et la santé ni sur l’extinction des insectes et des animaux qui s’en nourrissaient (même si la destruction inconsidérée des haies y contribue également de façon non négligeable).
    OUI, les activités humaines mettent le monde en danger car au lieu d’être raisonnable, on laisse tout aller jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’on est au bord de la catastrophe. Alors seulement, on se dit qu’il faut faire quelque chose au lieu de s’y prendre en amont. Un bon exemple est le cas des voitures à essence. La première voiture électrique date du début du XXème siècle, les gazogènes étaient courants pendant la guerre. Que n’a-t-on cherché à favoriser et à approfondir de telles technologies ? Parce que le pétrole était plus facile, immédiat et rapportait à l’état...
    Cela dit, la construction aberrante de dizaines de milliers d’éoliennes n’est pas non plus une solution idéale, surtout quand on voit à quel point des paysages entiers peuvent en être littéralement pourris comme c’est le cas dans le bassin de la Ruhr mais, de nouveau, on se rabat sur une solution de facilité. Pauvre Monde !!!

  • Le 13 août à 10:27, par Michel le Rouméliote En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Désolé pour les commentateurs persuadés que l’être humain aune influence quelconque sur l’évolution des climats de la Terre, mais c’est faux ! Toutes les "observations" à sens unique sur une durée de quelques années, voire dizaines d’années ne disent strictement rien sur les origines des variations permanentes des climats. Les modèles du GIEC fondés sur une seule théorie qui s’avère fausse, ne fonctionnent pas. ici, c’est ce que dit un modélisateur honnête du MIT : https://belgotopia.com/2019/11/15/letat-desastreux-de-la-science-du-climat/
    Lien avec l’article original en anglais dans ce texte.

  • Le 13 août à 12:50, par Mesnil En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Les scientifiques financés grassement en sous-main par des firmes comme Bayer-Monsanto, les pétroliers, les laboratoires, etc, etc... sont tous d’accord pour écrire que ces sociétés ne font que du bien à la planète et que "l’emmerdeur" est le citoyen qui n’y connaît évidemment strictement rien. La surpêche : une désinformation, l’orpaillage et la pollution des sols au mercure : une information truquée, la pollution des eaux le long des côtes de l’océan indien par les démolisseurs de tankers : une vue de l’esprit, la pollution de l’air en Chine et donc dans le monde : une contre-vérité... Un livre entier ne suffirait pas à dresser la liste de ces avanies niées par beaucoup car cela les dérange sans doute. C’est comme en 1914 ; après l’assassinat de Franz Ferdinand (qui fut quand même un choc), les Français se sont plus intéressés à l’affaire Caillaux et, bien sûr, tout le monde avait relégué au troisième plan l’assassinat en question, prétendant que ce n’était qu’un épiphénomène. Les dirigeants des pays européens n’ont alors pris la mesure de la gravité de la chose que trop tard et en finassant un peu trop. Moralité : la première guerre mondiale. Certes, cet assassinat a été l’élément déclencheur d’une situation géopolitique et socio-économique complexe mais dans les catastrophes, il en va souvent ainsi.

  • Le 13 août à 16:22, par Ghislaine FEDYCKI En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    pas lu mais ’la terre tourne toujours même avec les rêves de certains et
    orgueil démesuré le monde ne nous appartiens pas !!! regardez
    l’île de Pâque vit toujours !!!!
    nous nous sommes dans la problématique du poids des mots et du choc des photos
    Où est le bon sens ??? Où est la réflexion ???
    humilité humilité sachons nous regarder et nous supporter
    même le problème de décroissance ne se règlera pas sans réflexions de la vie de nos anciens !!! l’’impôt tu l’impôt mais le confort tue l’homme !!!!

  • Le 14 août à 00:49, par Laurent En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Bonjour, est-ce qu’il a une explication par rapport à 90% des glaciers Français et Islandais qui ont disparu en 200 ans ? Eux qui avaient 100% de glace en 1820 et ont disparu ? Ces glaciers qui mettent des dizaines de milliers d’années à se former et des dizaines de milliers d’années à disparaitre.....Par exemple le glacier d’Arriel, le plus à l’ouest des Pyrénées, a disparu comme 50 % des glaciers pyrénéens ces dernières années. Le glacier d’Arriel avait plus de 8000 ans et encore 100% de sa glace en 1915 comme l’attestent les photos de l’époque......Est-ce que les 400 millions de camions qui ont traversé les pyrénées depuis 1960 y sont pour quelque chose ? (7millions de camions en 2014 ....)

  • Le 14 août à 08:33, par Christophe de Reyff En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    @ Mesnil et à Laurent
    Concernant les glaciers de "dizaines de milliers d’années", c’est une fiction ! Il faut être conscients que nous sommes sortis de la dernière ère glaciaire il y a tout juste 12 000 ans. En Suisse, par exemple, durant la dernière glaciation, nous avions 1 km d’épaisseur de glace sur le Plateau suisse et tous nos glaciers n’en formaient qu’un seul. Nous sommes très probablement à la fin prochaine de la période interglaciaire chaude durant laquelle le niveau des mers est remonté assez brusquement de 120 m et va encore gagner quelques mètres avant de redescendre lors de la glaciation suivante. Les dernières ères glaciaires étaient séparées par environ 10 000 ans. La fin de l’entracte va donc sonner prochainement... C’est à cela qu’il faudrait nous préparer.

  • Le 17 août à 13:43, par Mickaël Lalande En réponse à : Rapport du GIEC : contrairement à ce qu’on dit, la situation est loin d’être catastrophique

    Lien vers le résumé pour décideur du dernier rapport du GIEC sur les bases physiques du réchauffement climatique : https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/#SPM (incluant les Figures SPM que je parle dans le texte ci-dessous).

    Petite mise au point :

    1) “Par exemple, on indique que les vagues de chaleur à travers les États-Unis sont devenues plus fréquentes depuis 1960, mais on omet de mentionner qu’elles ne sont pas plus nombreuses aujourd’hui qu’elles ne l’étaient en 1900.”

    - > si tenté que cette phrase soit vraie, c’est complètement assumé dans le rapport : “SPM C.1 : Natural drivers and internal variability will modulate human-caused changes, especially at regional scales and in the near term, with little effect on centennial global warming. These modulations are important to consider in planning for the full range of possible changes.” Par contre les vagues de chaleurs qui arrivaient une fois tous les 10 ans à l’échelle globale sur les terres dans les années 1850-1900 sont aujourd’hui 2.8 (1.8 - 3.2) fois plus fréquentes et d’une intensité 1.2°C supérieures. Cela s’empire avec les futurs niveaux de réchauffement (voir Figure SPM.6).

    2) “On nous dit à plusieurs reprises « les modèles disent », mais les modèles informatiques compliqués utilisés pour projeter la température future, les précipitations, etc. restent déficients. Certains modèles sont beaucoup plus sensibles aux gaz à effet de serre que d’autres. Beaucoup sont également en désaccord sur la température de référence sur la surface de la Terre.”

    - > C’est vrai que les modèles ne sont pas parfaits, c’est bien pour cela qu’on les appelle des “modèles” et il y a encore beaucoup à faire. Cependant, beaucoup a déjà été fait et pour le moment, si en effet on ne peut pas tellement porter de crédit à un seul modèle isolé, le fait de combiner les différents modèles entre eux, permet de donner des résultats plus robustes. D’autant plus que malgré l’évolution en complexité de ces modèles depuis des décennies, ils mènent toujours à des résultats similaires, ce qui peut augmenter notre confiance dans les résultats qu’ils donnent. De plus : “Box SPM.1.4 : For the first time in an IPCC report, assessed future changes in global surface temperature, ocean warming and sea level are constructed by combining multi-model projections with observational constraints based on past simulated warming, as well as the AR6 assessment of climate sensitivity.” Cela permet de largement réduire les incertitudes sur les projections futures du en effet aux modèles qui ont une sensibilité climatique trop importante par exemple.

    3) “Les modèles ne parviennent pas à expliquer pourquoi un réchauffement climatique rapide s’est produit de 1910 à 1940, lorsque l’impact humain sur le climat était beaucoup moins important.”

    - > Il me semble qu’ils ne sont pas trop mauvais non ? (Figure SPM.1) On remarque par contre qu’à cette époque les simulations ne prenant en compte que les facteurs naturels par rapport aux simulations prenant en compte les facteurs naturels et humains, sont encore assez proches et qu’il n’était pas tellement possible de conclure vis-à-vis de l’implication de l’homme dans ces changements qui peuvent s’expliquer par de la variabilité interne du système climatique.

    4) “INONDATIONS EN EUROPE ET EN CHINE, TEMPÉRATURES RECORD DANS CERTAINES RÉGIONS DES ÉTATS-UNIS

    Ce sont des phénomènes météorologiques et non climatiques.”

    En effet, un phénomène météorologique indépendant ne pas peut directement être relié au réchauffement climatique, mais on peut donner une probabilité de son occurrence en fonction d’un monde sans réchauffement ou avec. Par contre l’accumulation de ces événements permettent de mettre en évidence une évolution des évènements extrêmes. Le réchauffement climatique n’est pas seulement l’augmentation d’une moyenne, mais le déplacement de toute une distribution incluant les événements extrêmes (voir : https://youtu.be/8nzRXxPnlPQ?t=115 ).

    5) “La section « Résumé pour les décideurs » indique que le taux d’élévation du niveau de la mer à l’échelle mondiale a augmenté au cours des 50 dernières années. Il ne mentionne pas qu’il a augmenté presque aussi rapidement il y a 90 ans avant de diminuer fortement pendant 40 ans.”

    - > Personnellement je ne vois pas la forte diminution pendant 40 ans... : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9vation_du_niveau_de_la_mer#/media/Fichier:Recent_Sea_Level_Rise-fr.svg , ni la forte augmentation d’il y a 90 ans... on était sur les 1 mm/an à peu près comme cela est assez bien connu (voir ma dernière vidéo sur le niveau des mers : https://youtu.be/ncV7ze-YqSU?t=422 ). Pour les variations à courtes échelles de temps je te renvoie vers cet article : https://bonpote.com/hausse-du-niveau-de-la-mer-et-changement-climatique/ . Par contre c’est vrai que le niveau des mers est monté plus vite pendant la sortie de la dernière période glaciaire, qui a pu atteindre une hausse de 15 mm/an, mais on n’est pas à l’abris d’atteindre ce niveau en voyant l’accélération actuelle : 1,3 [0,6 à 2,1] mm/an (1901-1971), 1,9 [0,8 à 2,9] mm/an (1971-2006) et 3,7 [3,2 à 4,2] mm/an (2006-2018). Sachant que cette augmentation est bien plus préoccupante pour nos sociétés aujourd’hui vu les grandes villes que l’on a construites aux bords des océans. Il était probablement plus aisé de se déplacer il y a 10 000 ans...

    6) “Mais les inondations en Europe et en Chine et les températures record dans les régions des États-Unis sont des phénomènes météorologiques et non climatiques, des événements singuliers et non des tendances sur plusieurs décennies. L’Europe et la Chine ont connu des inondations tout aussi dévastatrices au cours des siècles passés, mais elles sont oubliées ou délibérément ignorées.”

    - > En effet, même réponse qu’au point 4. Par contre on peut aujourd’hui dire s’il y a eu une augmentation significative de ces événements extrêmes régionalement et dans qu’elle mesure cela est relié aux activités humaines (Figure SPM.3)

    7) “Concernant les éléments météorologiques extrêmes, nous n’avons aucune preuve scientifique que l’activité humaine a aggravé la force des ouragans ou leur nombre.”

    - > “B.2.4 The proportion of intense tropical cyclones (categories 4-5) and peak wind speeds of the most intense tropical cyclones are projected to increase at the global scale with increasing global warming (high confidence).”

    8) “Le rapport juge improbable les scénarios d’émissions de CO2 les plus élevées à l’avenir, même si ce sont ceux dont on entend parler le plus dans les reportages des médias. Les scénarios les plus plausibles mentionnent une température mondiale moyenne en 2100 d’environ 2,5 degrés Celsius de plus qu’à la fin des années 1800. Le globe s’est déjà réchauffé de un degré depuis ce temps et les parties de l’Accord de Paris ont arbitrairement convenu de limiter le réchauffement à un autre degré.”

    - > Au moins un point sur lequel je rejoins cet auteur, c’est vrai que les médias (et même les scientifiques) ont eu tendance à un peu trop abusé du scénario RCP8.5 (SSP5-8.5) pour faire du sensationnel (ex : https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/17/jusqu-a-7-c-en-2100-les-experts-francais-du-climat-aggravent-leurs-projections-sur-le-rechauffement_5511336_3244.html ). Et en effet on ne serait plus aujourd’hui sur ces trajectoires “catastrophiques”, comme l’indique cet article dans Nature Communication : https://www.nature.com/articles/d41586-020-00177-3 . Mais c’est tout de même grâce à ces scénarios (qui représentaient un futur probable il y a une trentaine d’années, si on n’avait rien fait), que l’on a pu voir des réductions d’émissions de GES dans certains pays et l’apparition de politiques climatiques. Ce qui semblent donc commencer à faire effet, ce qui est très positif et encourageant pour l’avenir ! Néanmoins, même 2 °C de réchauffement reste un changement assez brutal avec 5 fois plus de canicules (2.6 °C plus intenses, voir à nouveau la Figure SPM.6), des événements de précipitations extrêmes 2 fois plus fréquents, etc. Donc en effet, je pense personnellement qu’on est sur la bonne voie et que l’on pourra limiter la casse pour le futur. La Terre a en effet déjà connu des périodes plus chaudes et plus froides mais ce sur des milliers d’années, par sur quelques décennies (à notre connaissance actuelle en tout cas). C’est une question d’adaptation qui est aujourd’hui en jeu et certains pays n’auront pas cette capacité-là ! Cette manière de pensé que ce n’est pas grave est à mon avis très mégalo centré...

    Bref je vais m’arrêter là ;)

    PS : il n‘y a aucune source de cet article

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