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Quand la Sécu refuse de faire des économies !

par Philbert Carbon

Qu’elle ne fut pas ma surprise de recevoir, il y a quelques jours, un message de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) m’annonçant que mes frais de dentiste n’avaient pas pu m’être remboursés car la facture du praticien avait été rejetée. Le courrier précisait que le technicien de la CPAM chargé de mon dossier allait contacter le dentiste afin qu’il vérifie les informations transmises et qu’il appartiendra à ce dernier de procéder à une nouvelle transmission de la facture.

Pensant que le dentiste pourrait avoir besoin de ma carte Vitale pour cette opération, je le contactais pour lui proposer de passer à son cabinet régulariser la situation. Lors de ma visite, il prit quelques minutes pour m’expliquer la raison de ce micmac.

Le dentiste a envoyé sa facture à la Sécu alors que le prix des prestations avait augmenté trois jours auparavant. Il n’avait pas pris le temps de mettre à jour le logiciel. Ainsi au lieu de me facturer son intervention 50 euros, il me l’a fait payer 46,50 euros.

Une bonne affaire pour moi et pour la Sécu, une moins bonne pour le dentiste, penserez-vous. Ce raisonnement n’est pas celui de la CPAM : le dentiste n’a pas appliqué le bon tarif, il faut donc pénaliser le patient en bloquant le remboursement. C’est logique !

Non seulement, la Sécu passe à côté d’une petite économie – mais multipliée par le nombre de dentistes et de patients concernés, la somme peut finalement être non négligeable – mais elle fait perdre du temps à tout le monde. A l’agent qui, après avoir identifié le problème, m’a envoyé un courrier ainsi qu’au dentiste. Au dentiste qui m’a reçu entre deux rendez-vous et a procédé deux fois à la télétransmission. A moi, le patient, qui me suis déplacé chez le dentiste. Au total, environ une heure de perdue pour l’ensemble des trois protagonistes.

D’une économie de 3,50 euros pour la Sécu, on est ainsi passé à un coût de 14 euros pour la société : 1h au coût du Smic brut (c’est vraiment pas cher payé, je vous l’accorde), soit 10,57 € + 3,50 €.

C’est sans doute ce que l’on appelle la « maîtrise des dépenses de santé » !

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8 commentaires

Serge 29 janvier 2022 - 7:27

Ces harcèlements techno-administratifs permettent de justifier les postes de fonctionnaires. Ils créent ainsi leur propre poste de travail.

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Accenteur 29 janvier 2022 - 9:59

Un fonctionnaire n’a qu’une seule préoccupation : respecter le protocole. Qu’importe le résultat final puisqu’il ne veut absolument pas être confronté à la réalité.

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Obeguyx 29 janvier 2022 - 11:02

Un Con restera toujours un Con et comme disait Audiard : « Les cons ça osent tout, c’est même à ça ,qu’on les reconnait! ». Ils pullulent dans l’administration publique et l’article ci-dessus en est un excellent exemple. Ils sont partout.

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ns 29 janvier 2022 - 6:33

Cet exemple apparemment anodin et sans conséquences illustre le véritable problème de la fonction publique administrative. Ce constat pourrait faire comprendre aux « hauts fonctionnaires »qui dirigent leur service pourquoi leur organisation du travail est inefficace et pourquoi il est urgent de passer de l’époque où le coût du travail d’un employé était minime à aujourd’hui où ce coût a été décuplé
Ces dirigeants du public n’ont aucune idée des progrès réalisés par tout le monde sauf eux grâce à la mise en oeuvre des outils de reconception des processus administratifs, à l’image de ce qui été introduit dans le monde industriel et qui est une source considérable d’optimisation des ressources et donc des dépenses payés par le contribuable.
Ils vous diront qu’ils ont » informatisé »le traitement des données et qu’il n’y a plus rien à faire alors que dans la majorité des cas ils ont effectivement développé des applications informatiques à grands coûts de millions lesquels ont repris les schémas anciens du travail à la plume.
Le résultat est que l’organisation actuelle coûte encore plus chère car elle n’a pas repenser et réinventer les processus qui font gagner en efficience.
La majorité des personnes qui n’ont pas été confrontés à ces questions d’organisation des services administratifs pensent que la remise en cause des processus administratifs n’apporte que peu de gain alors qu’elle est au moins aussi utile que dans l’organisation industrielle
D’expérience le gain est de l’ordre de 30% soit pour l’Etat français un possible gain de 40 à 50 milliards?
Bah c’est l’Etat qui paye ! on s’en fout ,et puis cela suppose de mobiliser des gens compétents pour le diagnostic et le choix de solutions intelligentes qui vont modifier les habitudes ! Pensez on a toujours fait comme cela !

Alors continuons donc dans la facilité la sottise et l’irresponsabilité . Ah la faillite de de l »Etat français ? une plaisanterie monsieur ! vous êtes un affreux pessimiste ! Non l’Etat français ne peut pas faire faillite et puis la France, c’est un pays riche
J.P. Essentielliste

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Philbert Carbon 9 février 2022 - 10:25

Merci de votre commentaire qui met le doigt sur un vrai problème.

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Astérix 30 janvier 2022 - 10:01

Comment voulez-vous que la France fonctionne ?? L’administration en général et bien sur la Sécurité sociale ne sont là que pour nous faire ch… et paralyser le plus possible le secteur privé dont le mérite est inqualifiable !!

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Jean-Patrice LEBLANC 30 janvier 2022 - 1:33

S’il est bien un Organisme que peu hésitent à honnir, c’est bien la Sécurité Sociale. Nul ne s’autorise à critiquer
ainsi l’administration fiscal (bravo les courageux contempteurs).
Sur le fond, que le sieur Philbert Carbon apprenne qu’un simple technicien aux prestations n’a pas qualité pour se rapprocher d’un professionnel de santé.
Que le sieur Carbon sache encore que les agents de la Sécurité Sociale ne sont pas « des fonctionnaires ».
Qu’en effet, cette Sécurité Sociale, que beaucoup trouveraient avantage à la défendre en un temps où elle donne à la terre entière, est un Organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public.
Il n’est pas niable que nombre d’erreurs se produisent partout où s’exerce une quelconque activité et, notamment, lorsqu’il est fait appel à l’informatique mais, le sieur Carbon renoncera-t-il pour autant à son micro-ordinateur ou à son téléphone portable ?
Je crains que non et ce, nonobstant la fréquence des « bug » et le fait qu’il ne regarde pas d’aussi près à donner son argent à fin de les acquérir alors que la Sécurité Sociale lui donne plus qu’il ne pourra jamais cotiser.
Je suis un inconditionnel de Michel Audiard mais attention à bien interpréter ses écrits, car les cons ne sont pas toujours et forcément du côté que l’on pense.

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Philbert Carbon 9 février 2022 - 10:23

Je n’ai jamais dit que les agents de la Sécu étaient des fonctionnaires. Néanmoins, ils se comportent bien comme des personnes cherchant à étendre leur pouvoir (de nuisance). S’ils étaient vraiment du secteur privé, ils seraient au service de leurs clients. Chacun sait que ce n’est pas le cas.

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