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Aides publiques à la relocalisation : 11 700 emplois créés ou maintenus sur un objectif de 60 000 pour un coût moyen de plus de 70 000 € par emploi

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Jeudi 23 novembre, la plus haute juridiction financière française a publié un rapport attendu sur l’impact des dispositifs de soutien à la relocalisation des industries sur le territoire national du plan de relance.

Dans un contexte post-crise sanitaire, le mot de souveraineté, industrielle, alimentaire ou sanitaire, jadis honni, semble bel et bien revenu à l’honneur, même si, pour l’atteindre, le Gouvernement a privilégié l’octroi de subsides publics à 531 projets industriels. Dans le cadre du volet « relocalisations sectorielles » du Plan de relance, 831 M€ ont été dépensés pour un résultat qui ne brille pas par son efficacité. En moyenne, la part publique du montant des investissements s’élève à 37,4 % et cinq secteurs ont été privilégiés : l’électronique, l’agroalimentaire, les technologies de santé, les intrants industriels et la 5G.

En réalité, peu de projets subventionnés sont de réelles relocalisations, seulement 10 sur 119 dans l’agroalimentaire et 2 sur 108 dans l’électronique, permettant aux magistrats de la rue Cambon de conclure, sans détours, que « la lecture des dossiers montre que certaines entreprises ont obtenu des subventions pour financer leurs investissements courants ».

Terrible aveu : la méthode de sélection des lauréats, par BPI France et la DGE (Direction générale des entreprises), n’a pas été conduite de manière efficace parce qu’elle « n’a pas obéi à une stratégie industrielle identifiable ».

Seuls 11 700 emplois ont été créés, (soit un coût moyen de plus de 70 000 € par personne embauchée) alors que la cible initiale était de 60 000 emplois, et aucun effet majeur sur le déficit de notre balance commerciale n’a pu être observé.

Il eut donc été préférable d’investir cette somme dans la baisse des impôts de production qui rongent les bénéfices des entreprises du secteur secondaire, d’accélérer la suppression de la CVAE et de mettre fin à la CFE plutôt que de construire un montage administratif complexe et manifestement inutile.

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1 commenter

Almaviva 5 décembre 2023 - 10:31

En résumé : vive le libéralisme à bas l’étatisme !

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