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Les écologistes trouvent que le réchauffement climatique ne fait pas assez peur

par Adélaïde Motte

Les températures montent, les fortes chaleurs arrivent de plus en plus tôt, ce qui a des conséquences sur la santé des populations, en particulier des personnes âgées, et sur les cultures. C’est ce que ne montrent pas assez les médias selon les écologistes. Vert, site internet spécialisé dans les questions environnementales, a constaté qu’ils montraient plus volontiers des vacanciers sur la plage, des parasols et des glaces trois boules pour illustrer les vagues de chaleur. L’un des experts du GIEC, Christophe Cassou, invitait sur Twitter les journalistes à faire cesser cette “dissonance cognitive” et à “affirmer le lien direct entre occurrence de vagues de chaleur et influence humaine et ne plus en faire une question”.

Les écologistes gagneraient à faire un tour dans les universités. Ils trouveraient des jeunes filles qui renoncent à avoir des enfants, des étudiants qui n’arrivent pas à faire des projets au-delà de 2030, lorsqu’ils auront une trentaine d’années, donc la possibilité d’avoir un bon travail, une famille, peut-être une maison. Selon une étude de The Lancet publiée fin 2021, plus de la moitié des 16-25 ans se disent tristes, anxieux, en colère, impuissants ou coupables face au réchauffement climatique. C’est ce qu’on appelle l’éco-anxiété, et elle risque de s’aggraver si les médias montrent régulièrement des photos de réfugiés climatiques, de vieillards décédés dans leur appartement et de cultures perdues. Les études supérieures s’en chargent déjà très bien.

Les demandes des écologistes feraient rire si elles n’étaient pas si écoutées. Certes, le changement climatique, qui peut être lié à la marche normale de la planète ou à l’action de l’homme, nous pose des défis majeurs. Les civilisations sont faites de ces défis, et nous avons jusque-là su les relever. Mieux vaudrait encourager les jeunes à entreprendre et innover, en leur demandant de relever des challenges dans le domaine de l’environnement, par exemple la préservation des océans ou la fusion nucléaire, au lieu de les enfermer dans un carcan d’angoisse avec une fin du monde qui, régulièrement, est annoncée pour dans trois ans.

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7 commentaires

Photini 21 juin 2022 - 4:49

Je comprends l’angoisse des jeunes et pour une fois je suis contente d’avoir mon âge car ce qui vient va être très dur pour les générations qui viennent. Mais pas seulement à cause de l’écologie!

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Christian 21 juin 2022 - 8:08

Bien sûr qu’il faut douter et se poser la question de l’origine du réchauffement. Si l’on veut le freiner, il faut le comprendre, en analyser les causes. La science doit douter, par principe. Élever le réchauffement en dogme est la meilleure manière de subir d’autres épisodes de chaleur.
L’objectif des écologistes est de promouvoir l’anxiété. Cela leur permet d’avoir un pouvoir sur les populations et de les racketter.
Notons que les certitudes des écologistes volent en éclat ces jours-ci. Il y a six mois lors de la COP 26, ils voulaient imposer de force l’arrêt de l’extraction du charbon à l’ensemble des états. Aujourd’hui la Chine, l’Inde, le Royaume-Uni qui présidait la COP 26, l’Allemagne, dirigée par des verts, l’Autriche décident d’augmenter leurs extractions du charbon et de les subventionner ! Même les « verts » allemands, défenseurs du gaz russe ces dix dernières années, changent d’avis et préconisent le retour du charbon !
Même plus peur. L’ogre russe a supplanté les peurs écologistes, et ébranlé leurs certitudes.
Comme des enfants, les écologistes jouent à se faire peur. Au fait, de combien le charbon en substitut des importations de gaz russe va-t-il augmenter la température de la planète ? 0,000 02 °C

Enseignons la science à nos jeunes. Ils seront un peu moins anxieux. Apprenons-leur le doute, et en particulier à douter des écologistes, des verts pas mûrs ,et de leurs certitudes.

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PAJO 21 juin 2022 - 8:44

Merci de ce point de vue qui donne un grand bol d’oxygène. Secouons nous, secouez vous, et avec un peu d’intelligence et de précautions, on passera au XXII° siècle….

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OSHO 21 juin 2022 - 8:51

Ah, The Lancet, revue tellement aux ordres et pourvoyeuse de fausses nouvelles pendant Covid19 « pandémie ». Les voilà maintenant sur l’éco-anxiété de ces pauvres jeunes…. Bientôt un vaxxin peut-être pour combattre cette « tare » occidentale. Qu’ils aillent enquêter en Afrique profonde ils ne trouveront que des jeunes soucieux de leur repas du lendemain et pas de « d’jeuns » comptabilisant les degrés Celsius qui les empêchent de « bien vivre »….!

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yves GAUTRON 21 juin 2022 - 5:48

Nous avons un parc nucléaire que nous avons laissé tomber en jachère pour faire comme certains donneurs de leçons qui vont être obligés de repasser par la case charbon ! Mettons le paquet sur le nucléaire .Stoppons la fermeture de Fessenheim et arrêtons de faire payer aux clients d’EDF la folie éolienne !

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PAL 21 juin 2022 - 7:47

Comment mesurer la chaleur moyenne de la planète? Comment mesurer l’augmentation ou la diminution de cette moyenne?
Déjà, à mon tout tout petit niveau, si j’ai les pieds dans le four à 150° et la tête dans le congélateur à -80°, profité-je d’une chaleur, un peu caniculaire, de 35°???

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Dbo 62 25 juin 2022 - 2:34

Bonjour, ne pas oublier la période de réchauffement médiéval (MWP, de l’an 1000 à l’an 1300 ) qui est clairement plus chaude que le petit âge glaciaire (LIA, 1400-1850) qui a suivi. Le GIEC « oublie » très souvent ces deux périodes, au cours desquelles l’humanité n’a pas eu une grande influence, c’est le moins qu’on puisse dire. Le Groenland (Green Land, la terre verte…) a permis, semble-t’il, à des navigateurs du nord de l’Europe de poser le pied sur l’est du continent américain vers 984, donc 500 ans avant Christophe Colomb…

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